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Les trois mousquetaires…
Parmi les nombreux chercheurs de Rennes rencontrés au cours d’une bonne quinzaine d’années de recherches, j’ai conservé quelques solides et durables amitiés…
A contrario, il y en a quelques autres dont je me suis éloigné en courant…
Parmi tous ces passionnés, j’ai vraiment rencontré de tout… du plus raisonnable au plus fou, du mécréant le plus athée au mystico dingo le plus exalté, de l’historien le plus pontifiant jusqu’au mythomane le plus escroc, des prêtres, des instituteurs, des témoins, des maires, des gendarmes, des archivistes, des alchimistes, des faussaires, des tricheurs, des néo-templiers, des sorciers, des sectes, des possédés et même de la graine de saints (bien que l’on ne trouve ici bas que des pécheurs)…
Donc parmi tout ce petit monde, j’ai quelques bons copains avec lesquels je garde contact depuis longtemps, d’abord parce je les aime bien et ensuite parce qu’il existe entre nous quelques affinités et une convergence certaine dans nos recherches respectives, enfin parce qu’il ont tordu le cou à l’ésotérisme de tout-venant qui pollue l’air ambiant et le bon sens paysan qui devrait prévaloir dans cette zone rurale des environs de la Haute Vallée de l’Aude…
Cette affaire est avant tout une histoire de « ritous », une histoire de curés, un secret d’église, et le seul ésotérisme que l’on peut découvrir sur place est un ésotérisme chrétien dont le seul but est de conduire au salut des âmes... Pour ceux qui désirent travailler le sujet, ils pourront toujours courir visiter St Sulpice ou encore les lieux et les écrits du Hiéron du Val d’Or, à l’époque du baron Alexis de Sarachaga, fondateur avec le Père jésuite Drevon des ordres du Sacré Cœur à Paray-le-Monial, qui prophétisa la réapparition du saint Graal aux environs de l’an 2000…
En fait, tout cette démarche est bien inutile car il y a eu de nombreuses dérives gravissimes depuis les connaissances ésotèrico -alchimiques de l’entourage des amis du Baron de Sarrachaga, jusqu’aux égarements des scribouillards de la revue Atlantis… Il existe bien d’autres ouvrages chrétiens plus accessibles, comme par exemple la Bible ou les Petits Bollandistes… Dans cette collection, dont quelques pages sont reproduites sur la dernière plaquette de Patrick Mensior (p. 49), vous apprendrez par exemple que d’après une légende chère aux anglais du moyen âge, Joseph d’Arimathie, aurait hérité de la coupe employée par Jésus-Christ le jour de la Cène… Ailleurs, dans d’autres lectures, nous apprenons qu’il est venu dans le Languedoc avant de rejoindre l’Angleterre où sa fille épousa le Roi Lear… Ceci donnant un début d’explication à la tradition de quête du Graal, par le Roi Arthur et ses Chevaliers de la Table Ronde, ou encore à la tradition concernant l’existence du Graal dans les Pyrénées…
Vous comprendrez pourquoi j’ai une affection évidente et grande sympathie pour ceux qui parmi les chercheurs, tentent de percer le secret de nos braves et énigmatiques curés du Razès : je pense plus particulièrement à Pierre Jarnac Vallet, à Patrick Mensior et à Franck Daffos… Il existe entre nous de très nombreuses divergences d’analyse mais les découvertes des uns complètent celles des autres et le voile continu de se soulever doucement mais très régulièrement…
Alors que Pierre Jarnac, le documentaliste et historien de service, commençait à s’essouffler après une trentaine d’années de recherches, pensant qu’il n’y avait plus aucun témoin crédible et plus de documents à arracher aux archives poussiéreuses, il a eut la bonne surprise de voir un jour débarquer Franck Daffos à son domicile… Ce dernier, avec un excellent esprit d’analyse, nous propose un nouveau scénario qui manque encore de preuves tangibles, mais qui a l’avantage de tenir la route et de recadrer l’affaire pour l’époque de Mgr Pavillon… Dans son analyse, Franck Daffos donne un indice qui colle tout à fait à mon propre scénario… Là dessus, Patrick Mensior, qui a décidé une fois pour toutes qu’il n’y avait pas de trésor dans le Razès, nous apporte de nouveaux indices complémentaires avec une assiduité et une précision de bénédictin…
A la bonne heure…
Pour cette nouvelle année, je me permets d’adresser mes bons vœux à tous ces bons amis, afin qu’ils puisse travailler et progresser, en bonne intelligence et dans un respect mutuel, loin des gauloiseries et chicaneries passées… Nous tendons tous vers le même but et il est certain qu’à la fin, forts des découvertes des uns et des autres, nous finirons tous d’accord après avoir accepté en toute humilité les corrections nécessaires à chacun de nos scénarios respectifs…
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