Ma petite libellule,
J'ai tellement effacé de mes messages que j'ai aussi du effacer celui de l'arche de Noé ; je vous le redonne en suivant :
Voila plusieurs années qu'en cherchant sur Google et Copernic, j'avais découvert l'existance des Monts Cardou dans l'Ararat...
Le 9 décembre 2004, j'ai enregistré cet article sur ma bécane...
Après en avoir extrait la substantifique moëlle...
Je l'ai livré aux chercheurs... Pour le bien de tous...
Et pour qu'à la fin, tu te convertisses...
""" Qu’est-il advenu de l’Arche de Noé ?
Nous avons signalé, dans un récent numéro de Kountrass, que l’on aurait découvert des vestiges de l’Arche de Noé sur le mont Ararat en Turquie. Il n’est pas dépourvu d’intérêt pour nous d’examiner cette nouvelle à la lumière de nos textes afin de savoir s’il est possible d’accorder un quelconque crédit à une telle information. C’est là, en tout cas, une bonne occasion pour nous d’approfondir ce sujet.
Ce qui réapparaît en fait, au-delà de ce problème particulier, et comme par rémanence, c’est la fameuse hypothèse d’un " peuple originel indo-européen ". Il est en effet curieux de constater aujourd’hui, en effet, l’attrait que cette hypothèse exerce sur les mouvements de pensée d’extrême-droite, persuadés de représenter la lignée de cette peuplade originelle.
Les Juifs fidèles à la Tora ont pourtant, de leur côté, tant de choses à dire à ce sujet... Ils acceptent en effet totalement l’idée d’un peuple originel, divisé par décision divine en communautés linguistiques divergentes, phénomène miraculeux ayant pour conséquence la dispersion planétaire que l’on connaît aujourd’hui (cf. un tout récent article dans " La Recherche " d’avril 1998, du à la plume de Jean-Paul Demoule, qui réfute l’hypothèse d’une souche linguistique commune à l’humanité).
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Le texte de la Tora apporte l’indication suivante : " L’Arche s’est posée le septième mois, le dix-septième jour du mois, sur les montagnes d’Ararat " (Beréchith/Genèse 8,4).
Relevons de suite le pluriel : il ne s’agit pas d’une montagne, mais de plusieurs. On peut donc émettre une première hypothèse : l’Arche s’est posée sur une montagne comprenant un ensemble d’au moins deux sommets.
Le verset 5 du même chapitre apporte la précision suivante : " Les eaux allaient en diminuant jusqu’au dixième mois, où sont apparus les sommets des montagnes. "
Le Ramban (Na‘hmanide), sur ce verset, décrit les faits de la manière suivante : " On pourrait comprendre à tort que, selon les paroles de nos Maîtres et selon celles des commentateurs, les monts d’Ararat fassent partie des montagnes les plus hautes qui se trouveraient sous les cieux (7, 19) et que les eaux les dépassent de quinze coudées... Or, il se trouve, pour contredire cette hypothèse, que les montagnes grecques sont bien plus élevées, et que le pays d’Ararat se trouve dans la dépression du globe proche de Babel. Il est peut-être possible de dire que la diminution des eaux le 17 du septième mois était bien supérieure à quinze coudées et qu’avant cela pouvaient être aperçus les cimes des plus hautes montagnes, mais pas celles d’Ararat... L’Arche s’est posée sur celles de ces montagnes (qui n’étaient pas les plus hautes). "
Selon ces commentaires, donc, les montagnes d’Ararat ne sont en tout cas pas les plus hautes du monde ; elles se situent à proximité de Babel, l’actuel Irak. Rien ne s’oppose à ce que les monts parmi lesquels se trouvent les monts Ararat actuels soient ceux dont parle le Ramban, mais il convient cependant d’être plus précis.
Les montagnes grecques auxquelles fait allusion le Ramban sont des montagnes qui faisaient partie de l’empire grec, il y a quelques 2500 ans. Celles de la Grèce actuelle ou de l’époque post-romaine ne dépassent pas les 2000 m, alors que le mont Ararat actuel, si c’est de lui qu’il s’agit, culmine à 5185 m.
Le mont Elbrouz, qui faisait partie de cet empire, dépasse les 5600 mètres. Il s’agit d’une montagne située dans le Caucase, à ne pas confondre avec la chaîne nommée Elbrouz, culminant à une hauteur du même ordre, qui est située, elle, en Iran, au sud de Mer Caspienne (voir carte).
Il est important en tout cas de noter que le Ramban a compris qu’Ararat était le nom d’un pays où se trouve la célèbre montagne où l’Arche s’est posée, et non celui d’une montagne spécifique – ce qui n’empêche pas que cette haute montagne ait pu recevoir par la suite le nom du pays où elle est située.
Flavius Josèphe identifie ce site comme portant le nom de Baris. Il écrit (en page 13 des Antiquités, éditions Lidis) : " Les Arméniens ont nommé ce lieu "descente" ou "sortie", et les habitants y montrent encore aujourd’hui quelques restes de l’Arche. " Tous les historiens, même les barbares, parlent du déluge et de l’Arche, entre autres Bérose le Chaldéen. Voici ce qu’il en écrit : " On dit que l’on y voit encore des restes de l’Arche sur la montagne des Cordiens en Arménie ; certains ont rapporté de ce lieu des morceaux de bitume dont elle était enduite ". Hiérôme, un Egyptien qui a écrit Les antiquités des Phéniciens, Mozéas et plusieurs autres en parlent également. Nicolas de Damas, dans le LXXXXVIème Livre de son Histoire, écrit ce qui suit : " Il y a en Arménie dans la province de Miniade, une haute montagne nommée Baris, où l’on dit que plusieurs se sauvèrent pendant le Déluge, et qu’une Arche, dont les restes se seraient conservées pendant plusieurs années, et dans laquelle aurait vécu un homme, a échoué au sommet de cette montagne. "
Ces peuples qui résidaient en Arménie s’appelaient les Cordiens, nom qui n’est pas sans rappeler celui de Cardou – parenté qui prendra toute son importance dans la suite du présent article.
Il est intéressant de constater que Baris en latin désigne une sorte de grand bateau, une toue très exactement, du type de celles qui étaient en usage sur le Nil. Comme l’Arche de Noé, ces bateaux étaient plats, c’est-à-dire dépourvus de quille comme le sont nos péniches actuelles. D’une manière générale, ils servaient de bac. Flavius Josèphe, qui vivait à l’époque romaine, peut avoir utilisé un terme latin, même si ses écrits sont en grec. Du reste, nombreux sont les termes qui ont une origine commune. Un port en Italie, d’origine antique, porte le nom de Bari, appellation dont il n’est pas interdit de penser qu’elle pourrait faire référence à ce qui a trait à la notion de navigation.
LE PAYS D'ARARAT
Le Ba‘al haTourim rapporte que dans les textes bibliques (Melakhim/Rois II,19, 37) il est question d’une fuite de San‘hériv " de Jérusalem jusqu’à la terre d’Ararat ". Le Targoum ad loc. identifie aussi ce lieu avec " les monts de Cardou ".
Ce roi aurait-il effectué des fouilles archéologiques dans ce site ? Le fait est, en tout cas, que les commentaires (Metsoudath David, sur Melakhim II,19, 37 ; Sanhédrin 95b) rapportent que le roi San‘hériv avait récupéré une planche de l’Arche de Noé à laquelle il livrait un culte idolâtre. C’est du reste au moment où il s’est prosterné devant elle que ses fils l’ont tué.
Peut-on localiser plus précisément la terre de Cardou ?
D’une manière générale, les dénominations grecques et latines rapportées par les commentaires permettent de retrouver les sites ou les gens qui sont de la sorte cités.
Selon le Targoum Yonathan ben Ouziel (Beréchith/Genèse 8,4), l’Arche s’est posée sur les monts Cadron, le nom de l’un de ces sommets étant Cardanya, et le nom de l’autre étant Armanya. Autre précision apportée par ce traducteur en araméen de la Tora : c’est dans cette région que sera construite par la suite la ville portant ce même nom, Armanya, en terre de Medinkha. Quelle précision de détails ! Mais de quel pays s’agit-il ? Nous pouvons supposer, d’après la consonance des mots et la situation géographique approximative de ces lieux, que Medinkha désigne la Médie, laquelle se situait au nord-ouest de l’Iran actuel. Les Mèdes y habitaient voici quelques trois millénaires. De la sorte, cette piste nous mènerait au positionnement actuel du mont Ararat que nous connaissons aujourd‘hui, qui se situe bien au nord-ouest de l’Iran. Cette hypothèqe est d’autant plus vraisemblable que le second repère fourni par le Targoum Yonathan ben Ouziel est justement l’Armanya, nom qui rappelle immanquablement l’Arménie, pays situé au nord du mont Ararat, entre la Turquie et le Kurdistan).
Le Targoum Onqelos, quant à lui, identifie ce lieu comme étant les " montagnes de Cardou " – à rapprocher de "Kurde", "Kurdistan", pays de hautes montagnes situé à l’est de la Turquie, non loin du mont Ararat. Ce pays est actuellement limitrophe à la Turquie. Le Netina leGuer (ouvrage rédigé par le neveu du rav Nathan Adler, maître du ‘Hatham Sofer), dans son commentaire du Targoum Onqelos, admet en tout cas que c’est bien à ce pays que pense Onqelos.
Le Tora Temima relie le terme " Cardou " au mot latin cedrus, et le nom de cette région serait à attribuer aux nombreux cèdres qui y poussaient avant le Déluge.
Par ailleurs, lorsque Noé a construit l’Arche, les arbres utilisés sont nommés par la Tora ‘atsei gofer (Beréchith/Genèse 6,14), ce que le Targoum rend par " des bois de Cardo ". Il pourrait donc s’agir de bois de cèdres.
Le Netina LeGuer relie le mot gofer à gofrit, le soufre, faisant allusion aux traces de ce corps contenues dans ce bois.
Flavius Josèphe apporte lui aussi une certaine indication allant dans le même sens. Il parle du roi Munbaz, roi des Adiabéniens : " Il envoya quérir Izac [son fils], lui donna une province nommée Céron, très fertile en plantes odoriférantes et où l’on voit encore aujourd’hui les restes de l’Arche qui sauva Noé du Déluge. " Vient ensuite le récit où Izac et sa mère, la reine Hélène, se convertirent au Judaïsme.
Autre élément de localisation nous amenant dans les mêmes parages : un midrach (Yalqout Chim‘oni sur Esther § 1056). Il y est question de la célèbre potence prévue pour Mordekhaï. " Haman s’acharnait à découvrir une poutre longue de cinquante coudées – 25 mètres – sans parvenir à la trouver, si ce n’est une poutre qui se trouvait dans son propre palais. Le fait est que son fils Parchandata était le gouverneur de la Cardonie et qu’il avait retiré une poutre de l’Arche de Noé qui mesurait ces cinquante coudées. "
Suze, où résidait Haman, était effectivement assez proche de l’Arménie.
En revanche, le Rachach (sur le Midrach Rabba parachath Noa‘h, 31,

rapporte l’enseignement de Rabbi Nathan qui explique les mots : ‘atsei gofer comme signifiant une Arche en bois de cadrinon. Le Rachach ad loc. explique qu’il s’agit d’un arbre dont le bois est creux tel un os dont on aurait retiré la moelle, d’où le nom attribué à la région, Cardou. Le mot latin cardo signifie du reste : " des poutres qui s’emboîtent l’une dans l’autre par tenon et mortaise ".
Le Netina leGer, dans son explication du mot Cardou, rapporte une Guemara dans Baba Bathra, selon laquelle Avraham Avinou est resté prisonnier durant sept ans à Cardou, Rabbénou Guerchon Meor haGola et Rachi précisant qu’il s’agit du nom d’un endroit.
LA LOCALISATION PAR RAPPORT AU GAN ‘EDEN
Pour tenter de préciser les choses, nous étendrons nos recherches dans une direction différente, celle du fameux Gan ‘Eden, le paradis terrestre dans lequel Adam et Eve ont vécu.
Dans Beréchith/Genèse (8,10), on peut lire que Noé a envoyé la colombe depuis l’Arche. Elle revint vers lui, le soir, avec une feuille d’olivier saisie dans son bec. Selon nos sages, cette feuille provenait d’un arbre du jardin d’Eden (cf. Wayiqra Rabba 31). Voici donc une indication supplémentaire : le temps d’un aller et retour d’une colombe dans la même journée depuis l’Arche posée sur le mont Ararat pouvait la mener jusqu’au Gan ‘Eden. En connaissant la vitesse de vol de cet oiseau, on pourrait tracer un cercle correspondant à une distance moyenne !
Mais où était donc situé le Gan ‘Eden ? Le jardin était irrigué par un fleuve qui se séparait en quatre branches (Beréchith/Genèse 2, 10 à 14) : " Un fleuve sortait du ‘Eden, pour irriguer le jardin, et, de là, il se divisait et devenait quatre branches. Le nom de l’une était Pichon, le nom du deuxième était Gui‘hon, le nom du troisième était ‘Hiddéqel, et le nom du quatrième était Perath. "
Le ‘Hiddéqel est identifié par le Targoum Onqelos comme étant le Diglath, et le Netina LeGuer explique à sa suite qu’il s’agit en fait du Tigre, identification à laquelle adhère également Ibn Ezra, et à sa suite le Tora Temima.
Le fleuve nommé Perath semble faire également l’unanimité : il s’agit de l’actuel Euphrate.
Evidemment, cette identification ne nous simplifie pas l’existence : somme toute, l’actuel Euphrate prend sa source dans les monts Taurus, au sud de la Turquie et à quelque quatre cents kilomètres du mont Ararat... Quant au Tigre, il prend source dans le même pays, mais plus à l’est.
Si l’on ne tient compte que de ces deux fleuves, on pourrait cependant être porté assez facilement à localiser l’antique Gan ‘Eden quelque part au milieu de la Turquie, en ne négligeant pas le fait que les fleuves connus ne sont que des branches d’un antique fleuve qui, lui, irriguait le Gan...
Nous avons la certitude que le cours de l’Euphrate n’a pas été modifié depuis la Création (traité Berakhoth 59b et Choul‘han ‘Aroukh 224,3) jusqu’à hauteur du site de l’antique Babylonie. Il s’agit là de la région située au sud-est de Bagdad, sur laquelle il y a lieu, lorsque l’on voit ses ruines, de prononcer la berakha : " … qui a détruit Babylone l’impie ".
Rappelons encore que les fils de Noé se sont développés après le Déluge, jusqu’à reconstituer l’humanité. Ils sont cependant à nouveau adonnés rapidement à une démarche pécheresse, et ils ont construit la tour de Babel, dans une plaine qui leur a paru adéquate. L’histoire est connue de tous, mais la question est de savoir quelle était la localisation de ce lieu où les descendants de Noé se sont mis à l’œuvre, puisque là nous sommes informés du lieu précis où la tour en question a été construite.
Le Targoum Yerouchalmi identifie ce site avec la contrée nommée Pontus dans l’antiquité. Cette région est celle d’Erévan, la capitale de l’actuelle Arménie, et elle jouxte la Mer Caspienne. Elle ne correspond donc pas au site de l’actuelle Babel, qui est bien plus au sud.
A défaut de vraie preuve complémentaire, cette localisation s’inscrit dans la logique voulant que le mont Ararat soit celui décrit plus haut, et portant même aujourd’hui ce nom : on pourrait en effet admettre que l’humanité n’a pas quitté aussitôt après le Déluge le pied du mont Ararat, et qu’elle a récidivé dans sa nouvelle faute en construisant cette tour toujours dans la même région.
En conclusion, il n’est pas exclu que la localisation que l’on tente actuellement de proposer soit juste : les commentaires les plus anciens semblent eux aussi indiquer un site proche de ces contrées.
Il est vrai, du reste, que cette région a été le carrefour d’une multitude de civilisations : les Assyriens, les Hittites, les Ioniens, les Perses, les Grecs, les Romains, les Byzantins, etc. Ces successions répétées, phénomène insolite, pourraient être attribuées à la reconstitution dans ces mêmes parages de l’humanité reconstruite, à partir de la descendance noa‘hide et de son débarquement en haute montagne.
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Le texte de David Garson nous a amené à effectuer quelques recherches plus approfondies dans ce domaine. Nous renvoyons le lecteur à plusieurs sites internet qui lui permettront d’en savoir plus :
http://noahsarksearch.com (duquel nous avons tiré les quelques illustrations accompagnant cet article),
http://www.prismanet.com/arca.noe/indexe.htm et
http://users.aol.com/mkneisler/noah.
En gros, déjà en 1949 des photos prises par la CIA avaient attiré l’attention : on a parlé d’une " anomalie " relevée sur le mont Ararat, sur un pan du glacier recouvrant la montagne. Elles n’ont été rendues publiques qu’en 1995 ! Et c’est de ces photos que s’était fait l’écho notre revue.
Mais depuis longtemps, plusieurs chercheurs se sont penchés sur ce phénomène, dont le Pr. Tailor, de l’université de Richmond. Il est resté fort sceptique.
Un industriel et explorateur français, Fernand Navarra, s’est rendu sur le mont Ararat, mais dans sa partie ouest, dès 1955, et semble y avoir trouvé des restes – découverts dans un piètre état. Depuis lors, d’autres personnes ont tenté d’accéder à ce même lieu, dont l’italien Angelo Palego, mais les résultats ne sont pas très probants.
D’autres, dont l’américain B. J. Corbin, tentent de découvrir ce que représente cette " anomalie " du glacier "Abich II", mais il est difficile de dire que celui-ci est arrivé à une conclusion vraiment définitive.
Le problème est que cette région du monde est fort agitée, et que des rebelles empêchent en fait l’accès à ces montagnes. En 1991, une équipe d’archéologues a été retenue prisonnière par des Kurdes. De surcroît, ce site se trouve à un jet de pierre de l’ex-U.R.S.S., de sorte que toute information à son propos a été longtemps inaccessible pour des raisons de sécurité.
D'autres sites ont été proposés, dont un Mont Judi, situé à une trentaine de km du Mont Ararath, où une excavation fort intéressante a été découverte (cf. ci-contre – The Observer, Londres, 16 janvier 1994). """
C'est le gars Ludmilien qui va être content ...!
Je viens de découvrir qui est l'auteur du "Serpent Rouge", et je suis entièrement d'accord avec Ludmilien pour affirmer que Franck délire en voulant imputer ce texte ésotérique à un prêtre...
Meilleures pensées
Hercule