gunetis a écrit:
Reste à savoir si l'un d'entre eux (Mgr Dillon) suivait ceci de près depuis Pieusse.
Son régiment est aux origines de cette maçonnerie...catholique bien sûr.
Le tableau suivant fait connaître pour l'année 1785 la composition du clergé métropolitain, qui n'a jamais beaucoup varié depuis le XVII° siècle jusqu'à la Révolution.
Année 1785
Archevêque de Narbonne: Arthur-Richard Dillon.
Vicaires généraux ; MM. Rooth (Irlandais), de Saint-Simon, de Jons, de Lubersac, de Tilly, Postie, Montferré, d'Auderic de Lastours, de Saint-Sauveur, Dillon (neveu de l'archevêque).
Secrétaire de l'archevêché : Dacaret.
Officiai primatial : d'Auderic de Lastours.
Officiai métropolitain: Martin.
Officiai diocésain : d'Augier.
Promoteur: Hodier,
Vice-gérants: Cabanes, Caffort,
Greffier : Guilhaumat.
Chapitre de le Cathédrale
Grand archidiacre : d'Auderic de Lastours (Noël-François-.Marie)
Archidiacre des Corbières : Postic Yves-Louis
Archidiacre du Razès : Boncert Claude-Joseph
Précenteur : de Mongin
Succenteur : Hilaire Pierre-Charles
Chanoines : MM. Langlois L de Léonard, J de Léonard, Donadieu, Angles,Martin, Blancard, de Verclos, de Mareschal,Martin, Théologal, Viard, Chopy, Guiraud, Ronanet, de Vernon, Rouanet, Labadie
8 hebdomadiers
11 conduchers
20 vicaires
un corps de musique
Une bonne partie de l'organigramme des Philadelphes narbonnais est cité plus haut ...
Dillon se rend à Coblenz, chez le roi de Prusse fin 91 (Coblenz, où, outre le Cte de Virieu en exil également, se trouvait son oncle le Cte de Virieu-Beauvoir qui commandait le régiment des Grenadiers à cheval qui ne comptaient faire qu'une bouchée « d'Arlequin » (oui, je sais, il fallait oser ... private joke en direction des érudits) avant de terminer à Londres pour prendre la tête des exilés français et devenir par la suite le porte parole du mouvement anti-concordaire.
Selon la loi du 2 septembre 92 le mobilier de Dillon fut mis en vente le 25 octobre 92 (à ce propos un « citoyen » Chefdebien y acheta des sièges ... ) pour un montant de 21314 livres et 17 sols....
L'archevêque était grévé de dettes ( papetier, drapier, hommes de lois,notaires, pharmaciens,tailleurs, tapissier, chapelier, vitriers (800L) charron (1160L) architecte(1200L) et surtout au fisc (85000L) ....... ) où étaient donc passés ses revenus et sa richesse, lui l'une ds premières fortunes de France ? Rappelons que les revenus de Dillon lui rapportaient en moyenne 350 000 livres / an. En un mot pour faire cours, les créances se montaient en 1790 à la somme de 162 000 Livres pour 37 créanciers. (réunion du 1er nivose à Narbonne sur ordre du préfet Barante)
Qu'était donc ce fameux trésor de Pieusse qu'on lui attribue ? Le prix des patentes de la SOT de la III° province planquées lors du départ en exil de l'Archevêque ? Où est donc passée sa fortune ? Payer une contre-révolution avec Londres comme point de départ ? Quel aura été le but de son voyage à Coblenz avant son exil à Londres ? Qui était ce Charles Dillon, député GM près la grande Loge d'Angleterre en 1768 ? un frère ? Un cousin ?
Manque plus que la bio du trésorier de la RL ... comment se fait-il que la juridiction de St Just comprenne une justice en paréage avec le roi pour un quart, un quart et demi avec St- Just et l'autre quart et demi avec le trésorier de la RL (j'insiste, oui je sais !!)
En dernier lieu, qu'est devenu le corps de musique cité plus haut ? ... ? n'est-ce point ce dernier qui a formé l'ossature d'un prestigieux corps militaire de musique ?
Beaucoup de questions, peut-on, sur ce forum, y espérer des réponses ?
Amicalement à tous
Thy