Et c'est de là que vient l'expression :voir 36 chandelles ?!
Pourquoi dire qu'une Théophanie est douloureuse ? Rien ne vient étayer cette supposition .On prend trop l'habitude d'associer Théophanie et douleur, je ne pense pas que les mystiques soient des masochistes convaincus qu'il faille souffrir pour "apercevoir" Dieu. C'est une vue de l'esprit qui choque le plus commun des mortels.
Si supporter la douleur entre dans le cadre d'une "élection",je dirais que l'on a tout faux.
Il y aurait toujours des "élus" qui voudront se démarqué de la "norme"mais est ce vraiment dû à des pouvoirs dits "spirituels" ? J'en doute aussi.C'est toujours le "on dit" qui déclare qu'un tel a vécu une Théophanie.
On me dira que c'est une question de conscience. Conscience de qui ? de quoi ?
de la Mission ? Quelle Mission ?
<<Le plus souvent, la conscience d'être un "élu" ou una "Messie" surgie dans le cadre d'une Téophanie
individuelle. Le fait même qu'une révélation divine ait eu lieu justifie les prétentions "électives" ou "messianiques" à l'activité de "l'élu" ou du "Messie".
Or
l'anxiété spirituelle qui précède la cristallisation finale de l'expérience théophanique est
rarement dévoilée..>>
Quelle sont les sources qui peuvent servir à une étude du caractère mystique des expériences constitutives de la conscience "élitiste" ou "messianique" ?
D'une manière générale, il s'agit de
fragments hétéroclites au contenu le plus souvent flou et abscons.
On en trouve dans les autobiographiques des
Messies eux-même(et oui il y en a plusieurs à l'échelle mondiale).
Et quand les textes sont écrits à la troisième personne, l'analyse est encore plus délicate.
De plus les "auteurs" y ajoutent des faits extraordinaires, des mythes au point que l'on puisse douter de la véracité du récit.
Et l'argument de choc contre toute velléité est : il faut Croire d'abord et comprendre ensuite, ce qui va à l'inverse de toute logique rationnelle.
Le piège pour résoudre la question sur ce genre "d'état", il faudrait se pencher sur
la signification de cet "état" en tant que tel.
Car même pour JC par exemple(et surtout lui en particulier) il sera toujours question des évènement historiques, et là les
historiens n'évitent pas de tomber dans l'anachronisme
On pourrait argumenter sur les motivations idéologiques de chacun,ce qui met des écueils supplémentaires car les idées préconçues, ou les méprises individuelles ou les intentions originelles des protagonistes risquent encore d'être mal interpréter voire ignorés.
Bref l'interprétation en contexte et la réinterprétation d'aujourd'hui différent profondément bien que l'on ai tendance à rester dans la "catégorie traditionnelle".
Ce qui ferait du bien , c'est un grand coup de balai et un peu de fresh pour y voir plus clair.