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Chez les mésopotamiens, Inanna-Istar est la dinivité qui figure la planète Vénus. "C'est moi la reine du ciel, la déesse du crépuscule. C'est moi la reine du ciel, la déesse de l'aube". Les prières qui lui sont adressées témoignent de son assimilation à la planète Vénus en tant qu'étoile guerrière, l'étoile flamboyante qui rappelle sans doute dans l'inconscient collectif l'époque où elle faisait des va-et-vient dans le ciel, au point d'effrayer les dieux Annuna eux-mêmes. Ses descriptions rappellent en tout point celle d'Agni. L'astronomie et les mythes babyloniens expliquent que Vénus (Istar) était une déesse colérique.
Les tablettes mésopotamiennes indiquent que Neberu (ou Nibiru) est un astre errant qui bouleversa périodiquement les affaires des dieux et des humains. Son origine est "le lieu de la bataille céleste"... L'explosion de la planète Mulge-tab dont Vénus était un satellite?
Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que dans l'astronomie babylonienne, il est constamment question de toutes les planètes sauf de Vénus! Un calendrier antique, retrouvé à Boghaz-Keui, en Asie mineure, mentionne un catalogue d'étoiles et de planètes sauf Vénus. Ce n'est qu'à partir de 3000 à 2500 av. J.C. qu'Istar apparait régulièrement sur les tables et tablettes en tant que planète. Elle devient alors, selon les babyloniens "la grande Etoile qui se joignit aux grandes étoiles". Selon de nombreuses sources (tables astronomiques hindoues dites de "Tirvalour" notamment), Vénus n'était pas dans notre système solaire (Tiamate en sumérien) avant 3000 av. J.C.
Chez les romains, l'Etoile du Matin se nomme IUBAR. C'esr rigolo de décomposer ce nom romain à l'aide du lexique sumérien! Voici ce que l'on obtient: I = pousser, émerger ; UB (régions, partie de l'univers) ; AR (chanter les louanges, gloire, renom). Ainsi, cela donne "qui émerge d'une partie de l'univers et dont on chante les louanges" ...
Pour résumer le tout, Vénus, bien avant qu'elle ne prenne sa place qu'on lui connait aujourd'hui, fut regardée comme un astre étranger venu du fond de l'univers. Par ses va-et-viens et ses trajectoires, elle bouleversa et troubla l'humanité et les "dieux".
"Il y a un désordre dans le ciel: "Nous voyons quelque chose de nouveau" proclament les anciens dieux. Ô, toi, Heru (Horus) est dans la lumière du Soleil. Il procure le malheur, il détruit le malheur" (Textes des pyramides, 304).
Les anciens ont tout fait pour l'apaiser, y compris du sacrifice humain! Ainsi, l'humanité terrorisée, pour apaiser Quetzalcoatl-Vénus, lui offre des sacrifices. On retrouve cette pratique dans de nombreuses régions du monde. Ainsi, il n'y a pas si longtemps encore, en Polynésie, on faisait des sacrifices humains en l'honneur de l'Etoile du Matin. En Arabie, jusqu'aux temps modernes, des garçons et des filles étaient sacrifiés à l'Etoile du Matin Al Uzza.
Les chrétiens comme les dénommés I S A A C d'Antioche et Saint Nil ont accusé "les arabes sauvages" d'immoler des enfants à l"Etoile" et de pratiquer des sacrifices humains à l"Etoile du Matin" accompagnés de repas de communion composé d'un chameau à demi cru.
Chez les Thonga d'Afrique, Vénus est aussi associée au sacrifice, précisément au sacrifice de circoncision. Les rites d'excision débutent au moment où l'Etoile du Matin se lève.