Bonjour,
Chose promise... chose due !
Dans ce texte Mr Mensior tente, on se demande pourquoi d'ailleurs (les parchemins sont censés avoir été fait par Philippe de Cherisey donc pourquoi prouver encore ?), de montrer que, je cite :" les manuscrits et leurs messages ont été élaborés peu avant l’époque où ils apparaissent littérairement."
Alors mon but n'est pas de reprendre la démonstration qui amène à l'idée que, pour des raisons techniques de codage, le Grand Parchemin a sans doute été réalisé (pensé ?) en même temps que la stèle de Blanchefort, elle, garantie pur jus de 1905, mais de montrer la manière peu honnête, et pour tout dire carrément malhonnête de présenter les choses par MM les Débunkers !
On peut lire ce texte ici :
http://www.renneslechateau.com/francais/pmensior2.htm
And here (for the rosbifs, ils sont pas trop occupés par l'Euro...) :
http://www.renneslechateau.com/anglais/pmensior2.htm
A noter que ce texte est baptisé "/pmensior2", celui baptisé "/pmensior1" est estampillé "New" (Nouveau)… on peut donc penser que cet article ne date pas des premiers errements de la recherche.
Donc Mr Mensior (je résume) va tenter de montrer que "les manuscrits et leurs messages sont contemporains de leur sortie littéraire…" en étudiant deux choses : Le prétendu voyage de l'abbé Saunière à Paris (hautement improbable, au moins dans les conditions racontées par de Sède) et la mise en place des fameux vitraux qui provoquent le phénomène dit des "pommes bleues" (elle, la pose, parfaitement historique et documentée).
D'abord une précision, Mr Mensior affirme : "Le premier décodage du plus grand des deux parchemins est livré en 1978 par Franck Marie dans son "Etude Critique", or Henry de Lens avait donné en 1977 le premier décodage (« Cent Trésors, une énigme », (Ed Albatros). Le chapitre VII avait pour titre : « Le trésor et les manuscrits de Rennes-le-Château » - Merci Morgan Roussel)
Pour l'anecdote, l'auteur nous dit comment il a appris le décodage : "Dans mon rêve incroyable, je tentais longtemps mais en vain de déchiffrer cette épitaphe et j'allais y renoncer lorsqu'un vieillard excellent, mais cardiaque vint à mon secours, rompu à ce genre d'exercice, il allait me prêter main. Je lui laissai donc ce que je savais et nous prîmes rendez-vous.
Lorsque je revins le trouver, j'appris sa mort. Sa veuve me donna ce qui suit; l'ouvrage est inachevé, mais qui puis-je ? Je ne pouvais saisir qu'une partie du processus qu'avait employé le cryptographe. Il est cependant assez instructif…" (Merci André).
Pourquoi cet oubli, sans doute parce que Henry de Lens avoue avoir eu les informations d'un tiers… un vieillard cardiaque, alors que Franck Marie décode le parchemin par déduction et analyse… démonstration peu convaincante d'ailleurs ! Mais pour les débunkers, donner crédit aux scientifiques (comme la méthode employée par FM) fait partie du nuage de fumée qu'ils mettent devant la Vérité...
Mais ce n'est pas le thème de ce post, il y a d'ailleurs d'autres petites erreurs sur le décodage, revenons au texte de Mr Mensior.
Résumé :
- Saunière est allé en telle année (91, 92 ou 93) à Paris sur les conseils de Mgr Billard pour faire décoder les parchemins qu'il avait trouvés dans son église.
- En telle année (87), l'abbé Saunière fait changer deux vitraux de son église.
- L'un des vitraux provoque le phénomène des "Pommes Bleues", lui-même décrit (!) dans le Grand Parchemin.
- Question : Comment l'abbé Saunière a-t-il pu "savoir" lors de la commande des vitraux (87) qu'il allait trouver mention de ce phénomène "pommes bleues" qu'il n'apprend qu'en 91, 92 ou 93 ?
- Réponse :"Les manuscrits et leurs messages ont été élaborés peu avant l’époque où ils apparaissent littérairement."
Il faut avouer que Mr Mensior termine son texte par un : Le débat est ouvert !
Reprenons les éléments (les phrases entre guillemets sont tirées de l'article de PM) :
Le voyage de l'abbé :
"Dès les premiers écrits rapportant l'histoire de Bérenger Saunière, la majorité des auteurs prétend que le curé de Rennes-le-Château s'est rendu à Paris sur les conseils de son évêque Mgr Billard pour confier le décryptage des manuscrits à des spécialistes religieux."
Les premiers écrits se basent TOUS sur le livre de de Sède et les apocryphes, parler d'un consensus sur cette question n'est pas juste.
"Claire Corbu et Antoine Captier présentent un texte racontant les aventures de l'ancien curé. Cette histoire, enregistrée sur une bande magnétique, est diffusée dans les années 1955/56 par le narrateur Noël Corbu aux visiteurs de son restaurant "La Tour". C'est dans ce texte qu'est évoqué pour la première fois le déplacement du prêtre dans la capitale. Dans son récit, le restaurateur situe ce voyage dès le lendemain de la découverte de manuscrits faite par Bérenger Saunière dans son église au cours du changement de l'autel en février 1892 (1). Noël Corbu précise toutefois qu'il n'existe aucune confirmation de ce voyage."
Cette histoire du voyage est en fait lancée par Noel Corbu (en 55), le fait que l'hôtelier "précise qu'il n'existe aucune confirmation de ce voyage" est significatif… Mr Corbu ne manquait pas d'imagination et certaines de ses affirmations "vérifiées" tellement sujettes à caution, que sa précision sur la "confirmation du voyage" veut dire : "invention".
Monsieur Mensior donne encore quelques références au sujet de ce voyage (salut Taillefer) et termine son explication par un définitif (?) : "Il est donc clair que cet hypothétique évènement de la vie de l'abbé Saunière (il n'en existe aucune preuve), est entouré du plus grand flou historique."
Ou comment dire en termes choisis : Ce sont des conneries ! Bref, Mr Mensior ne croit pas une minute que l'abbé Saunière se soit rendu à Paris, au moins pour décoder des parchemins, plus personne d'ailleurs !
Les vitraux :
Personne ne conteste ce fait :
"A la page 73 de leur ouvrage commun, Claire Corbu et Antoine Captier indiquent : « En 1887, il (l'abbé Saunière) commande des vitraux à la maison Henri Feur (2) de Bordeaux,… ». René Descadeillas dans sa "Mythologie du Trésor de Rennes, page 17" dit aussi : « En même temps (en 1887), l’abbé s’était occupé de remplacer les vitraux. ». Pierre Jarnac écrit à la page 143 de son "Histoire du Trésor de Rennes-le-Château" : « Le 30 septembre 1887, la maison Henri Feur lui délivre une facture de 1.350 francs pour des vitraux qu’elle a placés dans le chœur et la nef. ». Dans "Le Fabuleux Trésor de Rennes-le-Château page 77", Jacques Rivière apporte quelques précisions supplémentaires : « Les magnifiques vitraux qui décorent, aujourd’hui, l’église ont été posés par la maison Henri Feur de Bordeaux, le peintre-verrier met son travail en place, en septembre 1887 et délivre une facture de 1350 frs. ».
A grand renfort de références "sérieuses" ( Claire Corbu, Antoine Captier, Michel Vallet, Descadeillas, Jacques Rivière… il n'y a plus Taillefer !), Mr Mensior tente de conforter la première partie de son texte. Il parle d'un fait (le voyage) auquel il ne croit pas, donne des références, puis d'un autre fait totalement connu, accepté et jamais remis en cause, redonne des références pour amalgamer le tout. C'est une habitude des mystagogues mêler le vrai et le faux pour confirmer leurs délires interprétatifs (Cf Roswel) !
Les Pommes Bleues :
"Dans l'église Sainte Marie-Madeleine, au cours de jours ensoleillés de janvier, à midi vrai, un phénomène lumineux apparaît. Les rayons du soleil, alors bas sur l'horizon, transpercent un vitrail du mur sud de l'église et projettent sur le pan opposé un arbre se déplaçant de gauche à droite et d'où, parmi ses fruits, se détachent "trois pommes bleues". Arrivé à son extrémité droite, l'effet finissant son mouvement disparaît soudainement."
Selon le texte de Mr Mensior, cet effet "pommes bleues" aurait donc un rapport avec la fameuse phrase "Bergère", composée par un illustre inconnu (avant Saunière) et qui aurait indiqué par là une piste… toujours selon Mr Mensior, comme c'est Bérenger qui a fait poser les vitraux après… ce n'est pas possible !
De quand date ce phénomène ?
Lors d'un débat sur ce même site français, P. Jarnac concluait : "… un interview que m'avait accordé Henri Buthion vers 1974. Il évoque trois jeux de lumière, mais jamais il n'a été question de l'effet "Pommes Bleues". Pour ma part, fréquentant le site depuis 1969, je n'avais jamais entendu parler de ces "pommes bleues" dans l'église avant les années 1990. On y signalait des effets de lumière ( dixit ceux que signale Henri Buthion) , mais en aucun cas ceux-là (les pommes bleues)."
C'est donc très tardif : un, que les "pommes bleues" soient observées, deux que ce phénomène ait été identifié comme faisant partie de l'explication de la phrase Bergère !
Il s'agit simplement d'une coïncidence : la lumière jouant certains jours de l'année avec les vitraux, donne cette impression de pommes bleues... (d'ailleurs toute relative !).
Bref, quels que soient les concepteurs de l'énigme, a quelque époque qu'elle fut "inventée", ces pommes bleues de l'église ne constituent pas une réponse à la phrase Bergère !
Elles sont, encore une fois, accidentelles.
Et on ne peut absolument rien conclure à leur sujet, surtout pas dire que les documents sont contemporains de quoi ou de qui que ce soit !
Voilà comment en prenant trois faits :
- Un voyage de l'abbé, totalement improbable.
- La mise en place de vitraux, indiscutable.
- L'apparition d'un phénomène, purement aléatoire.
On tente de prouver que les documents et leurs messages sont contemporains de leur sortie littéraire (sous entendu, De Sède, Cherisey…)
On ne peut même pas dire que de Sède se soit planté dans la chronologie de sa fiction...
Mais, Dédé le Dédébunker veillait ! Et grâce à lui, le débat est maintenant ouvert, sur des bases saines !
Compliments,
Philemon.
Rennes-le-Château.barre

: - T'as vu avec Mensior pour les droits d'auteur ?

:
- Je publierai tout et en une fois !