robertrowell a écrit:
Merci, Beecham, pour votre réponse. Mais est-ce que Boudet aurait écrit un livre de 310 pages juste pour nous faire comprendre que c'est en passant dans les ténèbres, et en quittant notre corps matériel nourri par le blé et le pain, qu'on peut VOIR enfin? (si j'ai bien compris votre message).
Où trouver, demandait Boudet, "le flambeau qui dissipera ces ténèbres?" En tout cas, lui, on dirait qu'il l'a trouvé, "son premier rayon est tombé sur le nom des Tectosages, et ce rayon nous a ébloui". Je ne peux pas m'empêcher d'imaginer une sorte de mort spirituelle, (d'où, peut-être, la resurrection qui suit), mais quel est "le nom des Tectosages" en question?
Boudet dit aussi que la langue vivante "à laquelle nous faisons allusion, nous a puissamment aidé à découvrir le magnifique monument celtique existant à Rennes-les-Bains, et, de son côté, l'étude de ce monument nous a conduit avec sûreté à des déductions étymologiques qui nous semblent difficiles à réfuter. Là je vois plutôt quelque chose de réel, matériel. Laissant travailller un peu (trop!) mon imagination, je vois une pierre tombale/funéraire (un ménir), où en tout cas une pierre levée d'une signification religieuse. Je pense toujours à Stublein, malgré les affirmations de Brunelin, mais plus encore, j'imagine dans quelle situation particulière Boudet aurait écrit des choses pareilles. "La langue vivante", n'est elle pas un jeu de mots, ne parle-t-il pas plutôt de la langue d'eau qui est la partie de la rivière Sals qui passe devant le cimetière de RLB? Ne parle-t-il pas, peut-être, d'un moment de fortes pluies, d'inondations même (comme celles de 1992), ne s'agit-il pas du "révéil inattendu" de la rivière Sals, devenue rivière bien boueuse, comme un énorme serpent rougâtre, qui l'a "puissamment aidé à découvrir" toutes sortes d'objets, y compris le monument celtique en question? (le nom de Rennes, le sens étymologique duquel il n'explique jamais, ne viendrait-il pas, dans son jeu, de "rains" - pluies en anglais). A tort, probablement, je voyais le curé dans son église inondée, attendant ce premier rayon de soleil (le flambeau) qui serait signe enfin de la fin des hostilités de la reine (rain) du ciel, et le début du retour de ses brebis.
Et puis il y a cette référence à la résurrection, mais quel genre de résurrection? Là j'ai en tête la rivière salée enfin au repos, qui a laissé un dépôt blanc partout, ressemblant au linceul du Christ, qui était bien "intimement lié" à la résurrection. Mais bon, j'arrête avec mon "lateral thinking".
Retirez-moi de la boue!
Robert R.
robertrowell
Je pense que vous avez compris ou du moins vous êtes sur le même chemin, là ou jai commencé à voir.
Beecham