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Les Albatros et « ces gens là »
« Notre monde est un monde de mots. »
Al Aaraaf
Ils ont beau jeu, les préposés stipendiés par Bigbrother de dénoncer le caractère vénal ( !) de l’œuvre immense de Philippe de Cherisey et de Pierre Plantard, ils ont beau jeu, ceux là qui financent leur blafarde oisiveté, grâce au travail des chauffeurs de la RATP et des heures supplémentaires des caissières de supermarchés !
Toi, qui vis honnêtement, saches que les outrages dont te couvrent ces gens-là ne sont possibles que parce que toi, tu travailles ! C’est la facture (démocratique) de ton droit à vivre à peu près libre : payer pour te faire agonir.
Ils ont beau jeu ceux-là qui se réjouissent de savoir qu’Edgar Allan Poe est mort seul, à quarante ans, dépouillé de tout dans un hôpital de Baltimore après avoir agonisé sur un trottoir encombré de tracts électoraux et de vomissures bien pensantes, ils se rassurent en racontant à qui veut l’entendre que Nerval s’est pendu, au sortir d’une nuit « noire et blanche » et « (qu’) il fallut quêter pour enterrer Bella Bartók » !
Ils excusent leur inaction en se disant que ce même Poe en vingt ans de production littéraire n’a « gagné » que 300 dollars !
Pour les rassurer plus encore : Ferré serait-il moins pur parce qu’il n’est pas mort pauvre ?
Et, à contrario, devrions nous considérer Joey Star et Vanessa Paradis comme des poëtes, parce que le Nouvel Obs nous le conseille, entre autres mensonges ?
Que l’œuvre de Philippe de Cherisey et de Pierre Plantard ne soit pas encore éclose (« venue du fermé »), est-ce étonnant quand les âmes lourdes de ces Géants errent encore sur les régions (géographiques, temporelles, artistiques et spirituelles) qu’ils ont sorties de l’oubli ou réinventées ?
Faut-il pour cela les couvrir de boue et d’opprobre ?
Les Albatros sont condamnés (pour longtemps ?) à voir qualifier leur œuvre de supercherie ou de canular, tout simplement parce que leur œuvre est pionnière et vaginale/fondatrice. Et même, quand ils plongent ouvertement dans le tragique (le Prieuré de Sion) ils sont rattrapés par leur art, ils sont dépassés par la Muse qui les transcende, en retrouvant des accents de sincérité et de romantisme. C'est le prix que payent ces vastes oiseaux des mers : la sollitude !
"Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher."
« Nous n’avons pas chez nous de poète de la connaissance » a écrit Paul Valéry, c’est vrai qu’il a quitté le siècle avant que les Albatros ne prennent leur envol et donnent leur pleine mesure en nous proposant leur œuvre multimédia ! Dans « œuvre multimédia » ne voyons pas les impostures techniques actuelles mais bien l’utilisation totale de l’espace disponible (le monde comme scène et support, le monde comme fin et moyens, le monde acteur et spectateur) à des fins (dé)monstratives et artistiques.
Et là se situe d’abord le génie des Albatros : redécouvrir la toile seule digne de valoriser leur création ! Et quand ils eurent choisi leur toile, ce fut l’univers qu’ils prirent pour chevalet !
S’il y a des poëtes de la connaissance, ce sont bien de Cherisey et Plantard !
Regarder l’œuvre de ces Géants, c’est d’abord prendre de la hauteur et discerner, tranquillement (« Allons doucement, nous sommes pressés » disait Lyautey), les lieux où ils posèrent, telles nos grands-mères qui à Pâques cachaient dans notre jardin, terrain d’Aventure, des trésors multicolores, leurs bijoux (les « émaux et camées » du fidèle Théophile). Après l’émoi de leur découverte, il faut se ressaisir pour retirer le parfum étrange et pervers laissé par ces "infirmes qui volaient".
L’œuvre rêvolutionnaire de Philippe de Cherisey et de Pierre Plantard est de celles que l’esprit humain ne comprend pas de suite (la revendication, bien évidemment « mensongère » de Philippe de Cherisey fait partie du « tout », fait partie de l’œuvre et JLC est plus dans l'esprit du Marquis un "accessoiriste" sur la scène du spectacle qu'un acteur), non parce que l’œuvre serait inaccessible par trop d’hermétisme dérisoire (« l’hermétisme, cette luzerne pour intellectuels » W.G Rangier), mais parce que la hardiesse féconde imposée par le(s) créateur(s) déconcerte (pour un temps seulement) l’esprit humain, habitué qu’il est des décorticages scientifiques proposés/imposés par des juges « litéromanes ».
Si le bulletin de vote permet de choisir qui s’occupera d’évacuer nos poubelles, il rabote, par le pouvoir abandonné, le libre arbitre et la pensée « plurielle » !
Edgar Poe l’a dit : le Poëte est un homme qui déchiffre !
Alors, compagnons, déchiffrons, déchiffrons pour qu’enfin justice soit rendue aux Albatros !
Je parle, bien sûr, pour dans mille ans ! Et, encore une fois bien sûr, je prends date !
Laissons les pleutres et les matérialistes corrodés jouer avec leurs brûle-gueules ! Laissons leur Gérard de Sède « surréaliste trotskiste », qui n’en doutons pas fait aussi partie de l’immense scène métaphorique installée par les Albatros !
Laissons leur les comptes de Saunière !
Il fallait bien un leurre… il fallait bien de la luzerne !
Salutations,
Philemon
Rêve-le-chateau.barre
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