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Ce ne sont pas "de vieilles haines" au pluriel, Yragaelle, car de mon côté je ne perdrais pas mon temps ni mon énergie à haïr Jasmina (et ses autres pseudos). Je n'ai fait que lui retourner "son" énergie haineuse comme je retourne une énergie d'amour (plus rare dans ce monde, bizarrement). Comme ça, je reste "moi": je n'éponge rien de ce qui n'est pas à moi. D'autres spiritualistes ont d'autres façons de faire: la plus commode et la plus lâche est de s'isoler, de vivre en ermite, limite autiste. Moi je préfère rester dans le monde, à me coltiner tout le monde car, alors, je peux aussi rencontrer des gens biens...
C'est autre chose de plus profond qui existe chez certain(e)s qui les pousse compulsivement à essayer de détruire ceux et celles qui sont lumineux. Pourquoi les premiers de classe sont-ils toujours autant agressés par les cancres, à l'école ? Pourquoi sont-ils sans cesse harcelés comme je l'ai été ici - pas uniquement par Jasmina, on l'a vu encore récemment - au point que certains se sont suicidés ? Scott Peck a amené une réponse à ça, magnifique. Je la reposte ici et ce sera mon ultime contribution car, comme dit Saguardia, il faut toujours rebondir vers autre chose et cet autre chose m'emmène déjà loin d'ici (avec joie). Tout ceci est déjà obsolète pour moi, dévitalisé.
Merci de clôre votre dialogue ou de le continuer sur un autre topic. En tous les cas, vous deux précisément Saguardia et Yragaelle, je ne vous oublierai pas et je vous remercie sincèrement de nos échanges. Cela dit, si vous voulez méditer un peu, vous pouvez le faire sur cette phrase: "Notre engagement personnel dans la lutte contre le Mal dans le monde est une manière d'évoluer" et vous demander ce que "vous" avez fait pour éviter tout ceci. Moi je garde le souvenir d'avoir été infiniment seule, face à tout ça, n'ayant d'autre recours que le webmaster.
Magdalene
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"Premièrement, le mal est réel. Ce n'est pas une invention de l'imagination d'un esprit religieux primitif essayant d'expliquer l'inconnu. Il existe vraiment des gens et des institutions qui répondent par la haine à la bonté et qui, dans la mesure de leurs possibilités, détruisent le bien. Et cela, aveuglément, sans se rendre compte de leur malveillance - dont ils évitent surtout de prendre conscience. Comme il a été dit dans la littérature religieuse, ils n'aiment pas la lumière et font tout pour l'éviter, y compris en essayant de l'éteindre.
Les êtres mauvais détestent la lumière parce qu'elle les révèle à eux-mêmes. Ils détestent le bien parce qu'il met leur Mal en évidence; ils détestent l'amour parce qu'il révèle leur paresse. Ils détruisent la lumière, le bien, l'amour, afin d'éviter la douleur de la prise de conscience. Ma deuxième conclusion est donc que le mal est la paresse poussée à l'extrême. Tel que je l'ai décrit, l'amour est l'antithèse de la paresse. La paresse ordinaire est une incapacité passive à aimer: les gens qui en sont atteints ne lèveront pas le petit doigt pour se dépasser, à moins d'y être contraints. Ils manifestent ainsi du non-amour, mais ils ne sont pas mauvais.
Par contre, les êtres véritablement mauvais refusent activement de se dépasser. Ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour protéger leur paresse, pour préserver l'intégrité de leur moi malade. Plutôt que d'aider les autres à évoluer, ils les détruiront. Puisque l'intégrité de leur moi malade est menacée par la santé spirituelle de ceux qui les entourent, ils chercheront par tous les moyens à l'écraser et à la démolir. La paresse ordinaire est le non-amour; le Mal est l'anti-amour.
Ma troisième conclusion est que l'existence du Mal est inévitable, du moins au stade actuel de l'évolution humaine. Etant donné la force d'entropie et la liberté des hommes, il est inévitable que la paresse soit bien maîtrisée par certains, et nullement par d'autres. Puisque l'entropie, d'un côté, et le mouvement évolutif de l'amour, de l'autre, sont en conflit, opposés, il est naturel que ces forces soient en relatif équilibre chez la plupart des humains, alors que quelques-uns, à un extrême, pourront manifester un amour presque pur, et que d'autres, à l'autre extrême, ne seront que pure entropie ou Mal. Il est également inévitable qu'elles se combattent en permanence, et qu'elles se détestent mutuellement.
Enfin, j'en suis venu à la conclusion que, bien que, dans sa forme extrême du Mal humain, l'entropie soit une grande force, elle est étonnamment inefficace sur le plan social. J'ai personnellement été le témoin du Mal en action, attaquant et détruisant l'esprit et la pensée de dizaines d'enfants. Mais le Mal est un échec dans le bilan de l'évolution des hommes. Parce que chaque âme qu'il détruit - et il y en a beaucoup - sert à en sauver d'autres, pour lesquelles il constitue malgré lui une sorte de signal de danger les avertissant de la fausse route. En effet, nous sommes presque tous dotés d'un sens instinctif de l'horreur et de la monstruosité du Mal, et nous sommes alarmés par sa présence et la réalité de son existence, lesquelles constituent un signal pour nous purifier.
Notre engagement personnel dans la lutte contre le Mal dans le monde est une manière d'évoluer."
"Le chemin le moins fréquenté"
Scott Peck
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