gunetis a écrit:
Merci.
Sait-on quelles ont pu être les exigences de l'abbé Saunière ?
Avaient-elles un caractère particulier ou font-elles partie des demandes
courantes ?
Peut-on avoir une idée précise du chemin de croix tel qu'il était de son
vivant ? ...et savoir quelles retouches éventuelles ont été faites par
d'autres, par la suite ?
De mémoire (mais vous êtes parmi ceux qui sont les plus à même de le
savoir), les premiers écrits de de Séde nous demandaient d'accorder une
importance toute particulière à ce chemin de croix.
Avions-nous encore, au début des années 70, ce que Saunière avait
vraiment voulu ?
Je pense que vous avez dû, déjà, apporter ces réponses et des références
à vos écrits, ou à ceux d'autres chercheurs, devraient nous permettre de
mieux comprendre ce qui s'est passé.
Vos questions touchent au coeur du problème. Tout ce que je peux dire, c'est que le choix de Giscard n'a pas été un hasard (mais pas pour les raisons qu'on évoque habituellement, genre "Giscard Franc-Maçon", etc.), cela tient davantage aux choix qu'il proposait.
Aussi loin que l'on puisse remonter, à part les cartes postales éditées par l'abbé Saunière, où sur 2 d'entre elles ont aperçoit le Chemin de croix, on ne peut être catégorique; mais, à mon avis, il était conforme jusqu'aux années 1960, puis il y a eu quelques dégradations, dont le bras du soldat romain sur la Station X, dommage début 80. Je ne saurai dire, en revanche, de quand date la tête brisée du Christ sur la Station VII, mais c'est un peu plus ancien.
L'attribution à Henri Buthion de divers retouches sur certaines Stations, est une calomnie. Milieu des années 70, André Varache, que Buthion a hébergé pendant quelques mois, qui avait des talents de peintre, a rafraîchi, certaines peintures murales, mais en aucun cas n'a touché au Chemin de Croix. D'ailleurs, pendant son mandat de Maire, M. Lhuillier, qui ne portait pas les chercheurs dans son coeur, a fait faire, par une chimiste, des prélèvements ponctuels de peinture sur certaines Stations, et le résultat a été que les substances analysées étaient toutes identiques et conformes quant à leur antérorité.
En réponse à DAR, c'est justement la mise à plat des Chemins de Croix de la gamme Giscard, qui devrait permettre, désormais, de faire abstraction de ces sottises que certains chercheurs, embarrassés par cette décoration, colportent pour mieux la discréditer.