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L’AFFAIRE DU BAULOU, OU UNE AFFAIRE ALTERNATIVE A CELLE DE RENNES

Extraits de l’article publié dans la Gazette Fortéenne 3

http://www.atelier-empreinte.com/ODS.htm

On entend souvent dire, dans les milieux saunièrisants, que, parmi les milliers de villages français, et au sein de la population de leurs curés, une telle « affaire » ne s’est produite qu’à Rennes-le-Château et qu’avec le seul Bérenger Saunière. Ce qui est totalement faux. Une étude fouillée reste à faire sur le sujet, mais nous voudrions donner l’exemple d’une affaire alternative à celle de Rennes.

Le lieu : la commune du Baulou près de Pamiers, dans l’Ariège. Une région proche de celle du Razès, toute aussi riche en histoire ; nous sommes toujours en terres cathares, à proximité du pog de Montségur….

L’époque : la seconde partie du XIXe siècle et le tout début du XXe, comme dans notre affaire.

Le « héros » : un prêtre, le Révérend Père Louis de Coma (1822 - 1911).

Les faits : un enrichissement important, sur fond de dons (on y retrouve la Comtesse de Chambord) et de trafic de messes…… ; de somptueuses constructions, et notamment le grandiose monastère du Carol qui voulait rivaliser avec les projets concernant Lourdes ; un culte discret rendu à Marie-Madeleine dans une crypte « intimiste » ; de sérieux démêlés avec les autorités religieuses….. A noter du reste que ce monastère sera détruit en 1956…. à la demande de l’Évêché……

Étonnant ? Ce qui est surtout étonnant est que cette affaire est aujourd’hui totalement oubliée alors qu’elle aurait pu se prêter à la construction d’un autre Mythe, parallèle à celui qui nous retient aujourd’hui.

Extrait de la Bibliothèque de Bérenger

L’affaire dite de RLC est elle unique en son genre ? Assurément pas, mais Gérard de Sède ne pouvait être partout pour raconter de Belles Histoires chaque fois qu’un curé se laissait aller à quelques bizarreries ! Dommage, car il y a de la matière. Restons dans la même région (Baulou en Ariège), à la même époque, et découvrons le RP de Coma avec Le Monastère dynamité, éditions de la Truelle, Pouech, 09200 Moulis (1995)

De mystérieuses sources de financement, des dons de la Comtesse de Chambord, un culte fervent rendu à Marie-Madeleine dans des grottes creusées à cet effet, des constructions pharaoniques, et notamment le Monastère du Carol…… Et puis un conflit avec l’Eglise, une mort misérable et, last but not least, la destruction à l’explosif sous les ordres de l’évêché de l’œuvre du Père (1956)…… Cela ne vous rappelle rien ? Et si je rajoute que l’on suspecte Alfred Saunière d’avoir entretenu des relations avec de Coma ! Il ne manque que de mystérieux manuscrits, mais en cherchant un peu……

Bref, une affaire qui attend son « romancier ».

Citations © :

« Le P. de Coma avait profité du trésor de l'abbé Saunière pour construire son monastère...

... Lorsque le P. de Coma partait à Perpignan visiter sa famille, il passait par Rennes-le-château où il participait à décrypter les parchemins de l'abbé Saunière...

Nous sommes là, en présence de la légende la plus répandue dans l'esprit des gens et même des ecclésiastiques. Le but de notre ouvrage n'étant pas de faire un 251 ème livre sur le sujet inépuisable qu'est Rennes-le-château, notre étude révélera aux passionnés, des inexactitudes reprises de façon systématique et des similitudes troublantes.

1852- le 11 avril, naît Bérenger Saunière, à Montazels (Aude). A cette époque, le P. de Coma est un père Jésuite de 30 ans, professeur de Français à Nantes...

1855- le 17 février naît Alfred Saunière, le frère de Bérenger.

1879- Alors que le P de Coma quitte la Compagnie de Jésus pour se consacrer entièrement à son oeuvre - les constructions du Carol sont en voie d'achèvement -, Bérenger Saunière est ordonné prêtre. Son frère Alfred, ordonné un an plus tôt, entre chez les pères jésuites en qualité de professeur mais ne fait pas partie de la Compagnie de Jésus (les registres sont formels), puis professeur au Petit Séminaire de Narbonne, excommunié en 1904. Décédé le 9 septembre 1905.

1885- Le Carol est achevé, les pères du Saint-Esprit sont les nouveaux propriétaires de l'œuvre de Gethsémani, Saunière est nommé curé de Rennes-le-Château.

1886- Départ des pères du Saint-Esprit.

1887- L'abbé Saunière découvre les parchemins et un magot dans son église.

1890- Louis de Coma est nommé curé de Baulou, il a 68 ans.

1898- Saunière entreprend les grands travaux dans sa propriété.

1903- Le P Lambert est propriétaire du Carol et pour acquitter les travaux de la maison au-dessus de la ferme, il contracte un emprunt à la Séquanaise.

Il paraît bien peu vraisemblable que Saunière ait financé le monastère du Père de Coma, achevé depuis 15 ans. En revanche, il ne serait pas impossible que les frères Saunière se soient inspirés de l'œuvre du père de Coma, à des fins peut-être moins catholiques.

Il est à noter d'étranges similitudes :

- Les églises de Baulou et de Rennes-le-château sont dédiées à Sainte Madeleine.

- Tous deux prêtres ont la passion de la construction et des grottes artificielles.

- Ils recevront des dons de la comtesse de Chambord : 4000 fr. en ce qui concerne de Coma et 3000 pour Saunière.

- Le Père de Coma, à certaines occasions, embrasait le chemin de Croix à l'aide de feux de Bengale ; idée reprise par son cadet Saunière.

- Que penser de la similitude de Gethsémani (Mont des Oliviers) du Père de Coma et de Béthanie (village près du Mont des Oliviers) de l’abbé Saunière ?

- Saunière s'absentait régulièrement de sa paroisse... - Le Père de Coma partait, parfois jusqu'en Espagne, pendant plusieurs mois, puis revenait et le chantier reprenait...

Pour le premier, ses déplacements restent mystérieux.

Quant au Père de Coma, il s'absentait pour prêcher "La Bonne Mort", et recueillir des dons. Ses voyages en Espagne s'expliquent : rencontrer le Père Blanchard, son Provincial jésuite en exil, auquel il demandait conseil. Le grand-père de Coma s'était retiré à Gérone, pour fuir la République, Louis visitait sa famille. Plus tard, il se rendait à Port-Bou pour embrasser sa nièce Thérèse, soeur Bénédictine, qu'il aimait beaucoup.

- Labouche et Lafranchise avaient édité des cartes postales du Carol que le Père Louis envoyait en quête de dons ; Saunière reprit la même idée à compte d'auteur.

- Les messes ! Évidemment, les ressources principales d'une Oeuvre. Le Père de Coma dût s'efforcer de dire les messes promises. Il fera le reproche aux pères du Saint-Esprit de ne pas avoir de prêtres en nombre suffisant pour dire les messes. Il sera dans l'obligation de déléguer ces missions sacerdotales, ce qui entraînera des dépenses supplémentaires. Si le Père de Coma avait été suspecté de simonie, M. Larue vicaire général en contentieux avec le Père Lambert, n'aurait pas manqué d'en faire état.

Bérenger Saunière n'avait pas les mêmes scrupules à tel point que Mgr de Beauséjour traduisit l'abbé en cour de Rome et le 5 décembre 1910, il fut déclaré "suspens à divinis" (interdit de célébrer la Messe).

Ces coïncidences sont pour le moins surprenantes ! Il ne serait pas impossible qu'Alfred Saunière, alors qu'il se trouvait enseignant chez les Jésuites ou au Petit Séminaire de Narbonne, ait pu rencontrer le Père de Coma à l'occasion, par exemple, d'une retraite de première Communion qu'il serait venu prêcher. Par la suite, Saunière aurait pu venir au Carol visiter le monastère. Ou plus simplement lire l'une des multiples brochures que le Père de Coma faisait circuler sur l'œuvre de Gethsémani. Une chose est certaine, la comtesse de Chambord ayant adressé aux deux prêtres des fonds pour leurs œuvres respectives, ils ne pouvaient s'ignorer l'un, l'autre.

La présence de Joan-Salvador de Habsbourg, archiduc d'Autriche, se faisant appeler dans l'Aude "Monsieur Guillaume", et connu sous le nom de Joan Orth après son abdication, s'explique par les dons de sa famille pour les œuvres.

Cet étrange personnage, appréhendé par les gendarmes de Couiza pour un contrôle d'identité, n'était pas venu par hasard à Rennes. Très certainement, il venait constater que les fonds versés aux oeuvres avaient été bien employés et son voyage dût le conduire à Baulou.

Un élément commun pouvait réunir les frères Saunière et le Père de Coma : leurs opinions légitimistes. Dans ce cas, il serait plus vraisemblable d'envisager une rencontre du Père de Coma et de l'abbé Boudet. Mais pour quelles raisons ?

Nous avons la fâcheuse habitude d'interpréter les faits et coutumes des siècles précédents et la tendance à les comparer aux moeurs de notre presque XXIe siècle. Nos villages de France sont fleuris d'églises, basiliques et monastères érigés au XIXe siècle et réalisés grâce aux dons de notables ou de bourgeois industriels. Ceux-ci, pour apaiser leur conscience, n'ont pas hésité à investir dans ces édifices. Avec satisfaction, ils voyaient leurs noms gravés dans le marbre et assistaient à l'office sur les prie-Dieu de velours, au premier rang des fidèles.

A cette époque-là, investir dans la pierre, en édifices religieux, valorisait davantage que de soulager dans la discrétion la misère des pauvres gens. Contre toute attente, la séparation de l'Église et de l'État en 1905 poussa les fidèles à délier leur bourse, dans un élan inattendu de générosité. Louis de Coma et Bérenger Saunière n'avaient aucune raison d'entretenir des relations, bien au contraire. Connaissant son tempérament fougueux, on imagine facilement que le Père Louis devait voir d'un oeil soupçonneux ce rival indélicat ».

Le mystère du « Monastère Dynamité » continue de susciter la curiosité des chercheurs, et c’est certainement une bonne chose pour un sujet à peine défriché. Remercions Marie-Christine Lignon de nous avoir traduit quelques extraits de l’ouvrage de Roberto Volterri Alessandro Piana : Rennes-le-Château et le mystère de l'abbaye de Carol. Bérenger Saunière et Louis de Coma : deux « énigmes parallèles », (Sugarco Editions, 2005). Reprenons les « coïncidences » pointées par les deux auteurs sur nos deux affaires ©.

« En réalité, en étudiant de plus près ces affaires advenus à quelques années près – mais à quelques 50 km de distance – nous ne pouvons faire moins que de noter des coïncidences, des anomalies similaires, des éléments faisant penser à une matrice commune même si la finalité n’est pas réellement la même.

Première coïncidence

La comtesse de Chambord fait un don de 4000 francs or à l’original curé Louis de Coma et, plus tard, 3000 à l’encore plus étrange curé Bérenger Saunière qui leur permettront de commencer leurs premiers travaux.

Seconde coïncidence

L’étrange église de Rennes. tout comme l’abbaye de Carol sont dédiées à Sainte Marie Madeleine.

Troisième coïncidence

Les deux originaux – mais oui, appelons-les ainsi – prêtres montrent un intérêt particulier pour la construction de grottes artificielles : Louis de Coma et ses stupéfiantes grottes ornées de stalactites, dans lesquelles il laisse méditer Madeleine et le Christ. Bérenger Saunière et sa plus modeste Grotte de Lourdes.

Quatrième coïncidence

Saunière et de Coma, très souvent, “illuminent” le Chemin de Croix, qu’ils ont fait édifier, à l’aide de feux d’artifice.

Cinquième coïncidence

Tous deux donnent une importance particulière au Mont des Oliviers, à Gethsémanie. Plus directement Louis de Coma, qui crée l’Oeuvre de Gethsémanie et réalise la grotte que nous avons explorée, dans laquelle le Christ médite, suant le sang, sur sa très prochaine et inévitable crucifixion.

Plus indirectement, le plus énigmatique Saunière dédie au village de Béthanie – très proche du Mont des Oliviers – l’imposante villa qu’il décide d’édifier durant les “années fastes”...

Sixième coïncidence

De Coma et Saunière s’éloignent assez souvent du milieu dans lequel ils devraient quotidiennement s’occuper des âmes de leur troupeau.

Saunière, en particulier, écrit dans de très nombreuses régions de France et, au moins dans un cas avéré, en Italie, comme nous l’avons vu dans notre précédent livre. Dans l’Appendice 2 de cet ouvrage, nous émettons l’hypothèse de ses voyages réguliers en Corse. Ou bien était-ce son frère qui se déplaçait à sa place ?

Louis de Coma, à son tour, se rend souvent en Espagne. Pendant ce temps, les travaux s’arrêtent pour reprendre à son retour. Tout comme dans le cas de Bérenger Saunière...

Se rend-il seulement chez le père Blanchard, jésuite, en exil à Gérone ou chez sa nièce Thérèse, soeur dans un couvent bénédictin ? Ou bien y va-t-il rechercher des moyens financiers – auprès de qui ? – pour continuer son oeuvre ?

Septième coïncidence

Le curé de Coma et le curé Saunière passent commande de cartes postales les représentant devant leurs édifices religieux.

Huitième coïncidence

Tous deux ne se soucient pas le moins du monde de se voir accuser de simonie pour leur activité discutable de « demandes de messes ». Mais, au moins dans le cas de Saunière, comme nous l’avons démontré dans notre précédent livre, il lui aurait fallu au moins 165 années pour gagner, seulement de cette façon, les sommes énormes qu'on lui attribue. Donc, simples et seulement coïncidences ?

Nous ne nous souvenons pas quel en est l’auteur, mais quelqu’un a dit que trois coïncidences constituent une preuve...

C’est en 1956 que l’on reparle des deux événements importants.

En janvier quelques journaux locaux commencent à s’occuper du mystère de Rennes-le-Château, provoquant ainsi une véritable « chasse au trésor » et c’est à la fin de cette année-là que l’on fait exploser, à l’aide de charges de dynamite, la monumentale abbaye édifiée par Louis de Coma.

Sommes-nous face à l’habituel “hasard”, ou bien étant donné que l’on parlait trop de l’affaire de Rennes, l’évêque de Pamiers en profita t-il pour éviter, dans cette région aussi, les hordes de « chasseurs de trésor » ou de « quelque chose d’autre” »? ».

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