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Interview Franck Daffos (Avril 2005)

Rennes-le-Château, le Secret Dérobé - Franck Daffos

Bonjour Franck Daffos, et merci d’avoir bien voulu répondre à nos questions pour www.renneslechateau.com.

RLC.com : Tout d’abord, depuis combien de temps connaissez-vous ce que l’on appelle couramment  « l’affaire de Rennes » ?

FD : Au plus loin que l’on puisse remonter dans le temps, aussi bien du côté paternel que du côté maternel, ma famille a toujours été occitane. On la retrouve principalement des Pyrénées à la région toulousaine. Nous n’avons jamais été de grands voyageurs. C’est ce qui explique que certains de mes bisaïeux ont eu connaissance de cette histoire dès l’époque de Saunière. Je viens, quant à moi, très régulièrement dans la région de Rennes depuis plus de 35 ans.

RLC.com : Pourquoi ce titre à votre prochain ouvrage, « le secret dérobé » ? Qui a dérobé quoi à qui ?

FD : Curieusement, je n’ai pas vraiment choisi ce titre, il s’est imposé tout naturellement puisque au fur et à mesure de mes découvertes, j’ai compris que ce que beaucoup à présent appellent « l’affaire de Rennes » n’a été, du moins durant le XVIIème siècle (où se situe la genèse de mes recherches), que l’histoire de la spoliation successive d’un certain trésor à ses propriétaires successifs.

RLC.com : Votre hypothèse est donc, pour parler comme les spécialistes, de nature « thésauraire » ? A votre avis, quelle est l’origine du trésor dit de « Rennes-le-Château » et de quoi est-il composé ?

FD : La réalité d’un trésor en tant que tel ne fait à présent plus aucun doute, ne serait-ce que par l’utilisation qu’en ont fait tous ceux qui ont pu y avoir accès depuis le XVIIème siècle. Et la liste de ce qui en découle est impressionnante : je prouve par exemple dans mon livre le financement de 2 châteaux (dont un dans le Razès) et partie d’un autre, de quelques autres monuments civils, mais aussi surtout d’édifices religieux (églises, sanctuaires et monastère), puisque à partir du XIXème siècle, ce trésor ne fut connu et donc exploité exclusivement que par des gens d’église. Et là encore, je ne parle que de ce dont je suis sûr, puisque d’autres pistes plus récentes me laissent entrevoir le financement de congrégations religieuses et d’écoles... Je voudrais juste ajouter, si vous le permettez, que la désignation de « trésor de Rennes-le-Château » est pour moi totalement impropre, puisqu’il n’y a absolument rien sur le territoire de cette commune. Il se trouve que ce village fut au XVIIème siècle le siège de la baronnie dans laquelle fut retrouvé par le plus grand des hasards un très important trésor, mais cela n’implique pas pour autant que cette découverte ait eu lieu dans les limites administratives actuelles du village. Quant à l’origine de ce trésor, je serai bien en peine de vous répondre. La seule chose que je puisse affirmer c’est que le dépôt semble dater au moins du Moyen Age. Mais il semble que la connaissance en fut perdue, peut-être à cause des évènements douloureux de la Croisade contre les Albigeois au XIIIème siècle. En ce qui concerne sa composition, vous me permettrez je l’espère, de ne pas vous en dire plus pour le moment.

RLC.com : La couverture, dont nous venons de recevoir un spécimen, reproduit le portrait de Monseigneur Billard. Quel a été son rôle dans votre recherche ?

FD : Mgr Billard est l’exacte illustration de ce que je viens de dire. Il fait partie intégrante de ces très rares ecclésiastiques qui eurent accès à l’une des deux caches du trésor de Rennes au XIXème siècle. Son rôle, qui maintenant nous est bien connu, est édifiant à plus d’un titre. Je publie la preuve de l’implication de ce prélat dans l’exploitation de l’un de ces dépôts, sinon il y a fort à parier que personne ne m’aurait suivi sur ce chemin. Fort heureusement, cette preuve est incontestable.

RLC.com : D’après vos diverses déclarations sur les forums, le sanctuaire de Notre-Dame de Marceille semble jouer un rôle déterminant dans votre démonstration. Pouvez-vous nous en dire plus ?

FD : Pour comprendre le cheminement de ce trésor, il faut savoir qu’il fut d’abord retrouvé par hasard vers le milieu des années 1600. Et il devait sans nul doute être d’une très grande importance puisqu’il vit s’affronter pour sa possession le seigneur du cru, le baron Blaise d’Hautpoul et un dignitaire de l’Eglise, ce qui donna matière à un curieux procès puisqu’il ne pouvait, sur la place publique, avouer son véritable motif. Le résultat en fut le partage du trésor entre les deux plaignants. Une partie resta donc sur les terres du baron, dans la cache initiale, et le reste fut déplacée en 1666 vers une destination secrète, en fait sous un édifice religieux où une crypte avait été aménagée à cet effet dans la plus grande discrétion. Il s’agit bien sûr de Notre-Dame de Marceille.

RLC.com : Nous nous éloignons, semble-t-il, de Rennes-le-Château. Bérenger Saunière ne semble occuper qu’un rôle secondaire dans votre travail. Est-ce exact ?

FD : Effectivement, et c’est tout à fait logique, puisqu’il ne s’est retrouvé entraîné dans cette histoire, (courant 1891-1893), que grâce à un concours de circonstances qu’il serait trop long d’expliquer ici. Ce qui est avéré par contre, c’est qu’il ne fut qu’un comparse, chargé du convoyage des objets précieux remontés de la crypte de N-D de Marceille jusqu’à leur (lointaine) destination de vente. Il est à noter, et cela explique beaucoup de choses, que Saunière ne connut jamais la réelle provenance de ce qu’il transportait. Quoi qu’on en pense, il ne fut qu’un porteur de valises, royalement rémunéré quand même, du moins jusqu’à la mort de Mgr Billard et de son « associé ». Il tenta ensuite de palier tant bien que mal à l’arrêt brutal de ces rémunérations occultes à l’origine de sa soudaine fortune en se lançant dans toutes sortes de trafics, dont celui des messes. C’est ce qui explique les hauts et bas constatés dans sa situation financière.

RLC.com : L’homme « clef » de l’affaire aurait-il donc été l’abbé Boudet ?

FD : Henri Boudet fut remarqué pour sa très grande intelligence pratiquement dès sa sortie du séminaire et « téléguidé » ensuite jusqu’à la cure de Rennes-les-Bains pour y retrouver la cache oubliée du baron d’Hautpoul, ce qu’il parvint à faire, grâce à certains éléments découverts dans la crypte de N-D de Marceille, vers le milieu des années 1880. Il fut en fait co-opté pour garder le dépôt du sanctuaire limouxin et retrouver celui d’où tout était parti. C’est ce qui explique que 90 ans encore après sa disparition, l’abbé Boudet, de par sa connaissance exclusive des deux caches du trésor de Rennes, reste plus que jamais le pivot incontournable à toute compréhension de cette énigme.

RLC.com : Pensez-vous que son livre sur « la langue celtique » soit un livre codé ?

FD : Oui et je le prouve en révélant entre autres, une des clefs de codage qui le régissent. Il faut bien comprendre que dès sa découverte de la cache de Rennes dans sa paroisse, Boudet est confronté au problème récurrent de tous ceux qui l’ont précédé dans la connaissance de ce trésor : comment faire pour que ce secret ne se perde pas sans pour autant l’étaler en place publique ? Ceux qui l’ont co-opté et formé sont malheureusement morts. Il se retrouve donc seul dépositaire des deux caches du trésor de Rennes. Et pour lui se pose le problème de la succession. C’est alors qu’il a l’idée de confier son secret à un livre codé par ses soins. La linguistique étant une de ses marottes, il décide donc, muni de sa seule licence d’anglais, d’enrober ses révélations dans un ouvrage confus sur les racines du dialecte celtique, dues d’après lui à l’anglais moderne… C’est pour cette raison que « La vraie langue celtique » n’est rien de moins qu’un monument d’intelligence et de précision quant à la superposition et à la révélation de deux messages distincts (un pour chaque cache). Et ceci grâce à une rigueur dans l’élaboration et la présentation dont on ne peut se rendre compte qu’avec des mois d’étude, lorsqu’un détail anodin sur le terrain trouve sa place et son explication dans le livre. On comprend alors que le curé de Rennes-les-Bains a pesé chaque mot, ciselé chaque phrase jusqu’à une perfection qui, lorsque nous avons la chance de la comprendre, nous éblouit.

RLC.com : Les fameux parchemins retrouvent un nouvel intérêt de la part des chercheurs, notamment à la suite de la découverte de la source dite « Codex Bezae ». Avez-vous une opinion quant à leur authenticité ?

FD : Comme je viens de le dire, Boudet ne fut pas le seul à se trouver face au dilemme de la divulgation du secret. Ce fut aussi le cas, avant lui, pour son père spirituel, celui qui le « téléguida » jusqu’à la cure de Rennes-les-Bains. Muni de ce qu’il avait compris dans la crypte de N-D de Marceille, il décida de s’atteler (en 1861) à la confection de ces deux parchemins pour y indiquer tout ce qu’il avait découvert sur la cache de Rennes. C’est ce qui fait que ces parchemins sont authentiques. Il est à remarquer que ce digne ecclésiastique ne se contenta pas de ce seul message, puisque peintre à ses heures, il nous gratifia de la fameuse Piéta, maintenant dans l’église de Rennes-les-Bains, où nous retrouvons le même message. Mais ironie du sort, tout ceci fut bien inutile puisque peu de temps après, on devait lui présenter le jeune Henri Boudet. La suite nous est à présent connue.

RLC.com : Même question sur la dalle et la stèle de la tombe de la Dame de Blanchefort ?

FD : Je vais sûrement faire de la peine à beaucoup d’aficionados de l’histoire de Rennes, puisque la tombe de la marquise de Blanchefort telle qu’on nous la présente aujourd’hui n’a jamais existé ! La dalle vient d’ailleurs, et la fameuse stèle qu’on nous dit être l’œuvre de l’abbé Bigou avant la Révolution Française est tout simplement due au même prêtre dont je viens de parler qui, au XIXème siécle, l’imagina. Elle n’a donc jamais existé que sur le papier pour être le complément obligé des deux fameux parchemins. Il est donc illusoire de croire que Saunière passa ses nuits à la détruire après l’avoir comprise… L’anecdote d’un Saunière étudiant cette fameuse stèle dans son cimetière me fait beaucoup sourire…Lui qui n’a jamais rien compris à rien et qui n’a su que gâcher la confiance de Boudet ou de Billard par ses frasques irréfléchies, jusqu’à se faire ainsi exclure de toute révélation. Pensez donc que cet homme est mort dans la plus grande gêne financière sans jamais s’être douté que Boudet avait inscrit dans sa propre église l’accès au deux caches de l’un des plus grands trésors de tous les temps. L’emblématique curé de Rennes-le-Château, j’en suis désolé pour ceux qui en sont persuadé, était loin d’avoir l’extraordinaire intelligence que lui prêtent la plupart des commentateurs. Il n’est tout au plus qu’une erreur de casting dans cette histoire. Pour comprendre le rôle imparti à cette fameuse stèle, il suffit de savoir que celui qui est supposé en avoir fait le relevé en 1906, ne fit en fait que rendre service à un autre éminent membre de la SESA de Carcassonne, en endossant à sa place la paternité de cette communication. Il venait alors en fait et sans le savoir, de donner une existence réelle à une stèle fantôme.

RLC.com : Avez-vous une opinion sur les « Documents Secrets », et notamment le « Serpent Rouge ». Ces documents sont-ils des faux ?

FD : Extraordinaire question par laquelle nous aurions du commencer car c’est elle seule qui peut nous donner la clef de la compréhension de c’est qu’est devenu « l’affaire de Rennes » de nos jours. Mais pour cela, un retour en arrière s’impose…jusqu’au 30 mars 1915, à 7h du soir précisément. L’excellent abbé Henri Boudet remet son âme à Dieu en la seule présence de sa belle-sœur Céleste. Mais avant de quitter ce monde, il parle. Et il révèle des choses très probantes puisque à peine quelques jours plus tard, cette même Céleste force la porte de l’évêché de Carcassonne et oblige un Mgr de Beausèjour interloqué à user de tout son poids pour arracher aux autorités militaires le retour du front d’un sien neveu, le sauvant ainsi à coup sûr de la boucherie des tranchées. Mais l’évêque a de la mémoire, et une fois la Grande Guerre terminée, il se préoccupe de faire la lumière sur ces drôles de prêtres du Razés tels ce Saunière ou ce Boudet. Il a pour cela un atout dans sa manche, un tout jeune promu du séminaire dont il fait très vite son secrétaire particulier. C’est un enfant du pays : il a même été enfant de cœur de Boudet, c’est tout dire ! Ainsi, pense-t-il, il n’aura aucun mal à enquêter sur place et à glaner des éclaircissements sur ce qui n’est pour lui qu’une incompréhensible affaire. Et Monseigneur avait vu juste, puisque le jeune prêtre fit merveille, allant même jusqu’à se faire remettre tous les papiers du défunt Boudet. En fait il échoua uniquement à Rennes-le-Château, où en souvenir du procès de son cher Saunière, la fidèle Marie lui tint porte close. Et c’est tant mieux car sinon, « le fonds Saunière » aurait pris lui aussi le chemin de l’évêché. Mais nous étions en 1930, et l’évêque de Carcassonne changea. Son successeur n’étant que peu intéressé par ces affaires d’un autre temps, le dossier s’endormit paisiblement dans quelque armoire métallique du palais épiscopal. Prés de deux décennies plus tard, l’ancien secrétaire particulier de Mgr de Beauséjour, qui entre-temps avait pris du galon, décida de ressortir le dossier qu’il avait constitué. Il voulait comprendre. Ce fut alors une intense période de déplacement dans le Razès ou il se lia d’amitié avec le nouveau propriétaire du domaine construit par Saunière : Mr Noël Corbu. Voyant bientôt qu’il n’arriverait à rien, pressé par ses obligations sacerdotales et peu convaincu d’une histoire d’envergure, il décida un jour d’offrir ce dossier à celui qu’il tenait pour l’héritier logique du tumultueux curé de RLC et qui avait pris sa succession dans le domaine. Noêl Corbu, puisque c’est de lui qu’il s’agit, comprit vite qu’il avait là matière à lancer l’affaire d’hôtel-restaurant qu’il venait d’installer sur place. Il entreprit donc de faire circuler la rumeur d’un trésor trouvé par un ancien curé du lieu. Les curieux se mirent à affluer, et Corbu ne manquait pas de leur montrer les papiers de Saunière et le dossier récupéré depuis peu. On sait qu’il se fit alors dérober beaucoup de choses… Cet homme était brave mais pas fait pour les affaires : l’hôtel de la Tour vivotait, et toujours pressé par un manque d’argent chronique, il se laissa aller un beau jour à vendre le dossier provenant de l’évêché à un type curieux, un étranger au pays, qui rodait depuis peu dans la région, questionnant sans relâche, à la recherche du moindre renseignement concernant ce qui aurait pu se passer dans le coin avant la Grande Guerre. Ce personnage avait pour nom  Pierre Plantard. Et c’est ainsi que ce dernier prit possession, dans la deuxième partie des années 1950 du « fonds Boudet » puisque constitué essentiellement des papiers laissés par le prêtre dans sa belle-famille ou dans son ancienne cure après sa mort. Mais Pierre Plantard ne sut exploiter ce dossier, et après des années de recherches infructueuses, décida de le publier. Gérard de Sède en fit le best-seller que nous savons sous le nom de « l’Or de Rennes », ce qui lança l’affaire de Rennes. Il a fallu tout le talent de ce remarquable conteur pour arriver à boucher tous les trous béants du dossier Plantard et réussir à en faire une histoire cohérente. Mais la résultante (involontaire) en fut malheureusement de fourvoyer deux générations de chercheurs qui depuis s’épuisent vainement en s’entêtant à prendre Bérenger Saunière comme base obligée de toute quête. C’était en fait pour Plantard une bouteille à la mer. Il espérait que quelqu’un parmi les lecteurs lui amènerait un début de réponse. Et Bérenger Saunière lui a servi de Cheval de Troie : en lui faisant endosser la paternité de toutes ces trouvailles, il lui évitait de se démasquer, ce qui lui permettait de laisser libre cours à sa mythomanie puisqu’il n’avait à présent pour but que de réclamer rien de moins que le trône de France, qu’il disait tenir (sans rire) d’ancêtres mérovingiens miraculeusement retrouvés grâce aux enseignements cachés depuis des siècles à Rennes-le-Château par un mystérieux « Prieuré de Sion », qu’il avait en fait lui-même fondé en 1956 ! Le véritable génie de Plantard, car à ce niveau de d’affabulation il en faut, fut d’enrôler post-mortem sous la bannière de son « Ordre » comme autant de Grands-maîtres, un échantillonnage de personnages charismatiques grappillés sur presque un millénaire jusqu’à nos jours, et supposés investis de la (secrète) mission de restaurer sur le trône de France la dynastie de sa famille. Par contre ce fameux dossier comprenait les deux parchemins connus, associés à la stèle Blanchefort avec le décryptage du tout, plus quelques autres documents tout aussi intéressants mais incompréhensibles pour leurs détenteurs d’alors comme peut-être le cryptogramme « Sot pécheur.. », et sûrement « le Serpent Rouge » pour ne citer qu’eux… C’est assez dire qu’ils sont (dans leur version d’origine) parfaitement authentiques ! Le cryptogramme « Sot pêcheur.. » n’est autre qu’une suite de métaphores résumant l’historique et les vicissitudes du trésor de Rennes depuis sa résurgence au XVIIème siècle jusqu’à Mgr Billard. Son auteur en est Henri Boudet. Vous en trouverez un commentaire partiel en annexe de mon livre. « Le Serpent Rouge » commence à livrer ses secrets. C’est un texte étonnant et fondamental qui pose problème car je suis assuré que Boudet ne peut en être l’auteur. Il est par contre extrêmement précis quant à la localisation, l’historique et le contenu des deux caches, c’est pourquoi je ne publie rien sur lui. Par contre tous les autres opuscules connus sous la dénomination de « documents secrets » et dont Plantard et son épouse ont inondé la Bibliothèque Nationale à une certaine époque ne sont que des faux grossiers ayant pour but d’asseoir (maladroitement) les toutes nouvelles et invraisemblables prétentions dynastiques de leur auteur.

RLC.com : D’autres projets après ce premier ouvrage ?

FD : Ce que je publie dans le « Secret Dérobé » ne constitue en fait qu’une partie de mes découvertes. J’attends de voir la réaction du public face à ce livre. Mais ce que je découvre dans la plupart des forums auxquels je participe ne manque pas de m’étonner. J’y suis surpris du nombre d’intervenants qui ne semblent que se nourrir de toutes sortes de sornettes ayant trait à de pseudos sociétés secrètes, congrégations occultes ou autres fariboles qui ne leur demandent aucun effort d’analyse. Ils constituent en fait ni plus ni moins que la « Génération de Sède ». Mais cela ne me dérange pas, puisque je ne cherche à convaincre personne. Etant actuellement en possession de toutes les informations qui ont permis à Henri Boudet, en partant de la cache de Notre-Dame de Marceille, de retrouver dans les années 1880 la première cache du trésor de Rennes dans sa paroisse, je ne manque pas de mettre mes pas dans ceux de cet éminentissime abbé pour un fabuleux cheminement, ce qui pourrait donner matière à un second ouvrage. Mais la route est encore longue et difficile… Et puis, pour en terminer, il faut bien que je vous l’avoue : Rennes-le-Château n’est pas le centre de ma vie. J’ai d’autres passions…

RLC.com : Merci Franck Daffos

FD : C’est moi qui vous remercie.

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