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Droit de Réponse demandé par Franck Daffos (Janvier 2006)

RLC.com : Franck Daffos nous a demandé un droit de réponse suite à l’interview que nous avons publiée sur le site. Nous précisons :

  • que les propos tenus n’engagent que leur auteur

  • que discussion, s’il y a, aura lieu désormais sur les forums de www.renneslechateau.com, chapitre « La Bibliothèque de Bérenger ». Nous y ouvrons une rubrique « Mensior & Daffos »

Je viens de lire très attentivement l’interview de M. Patrick Mensior et plus spécialement bien sûr le passage qui m’est consacré. Comme je pouvais m’y attendre au vu de la rancœur inexplicable que nourrit cet auteur à mon encontre depuis la sortie de mon livre, je n’y rencontre que contrevérités et surtout attaques personnelles qui sont pour moi inacceptables.


Pour commencer, il annonce : « Je ne fais pas non plus allusion à la théorie de Franck Daffos sur la relation Billard/Saunière dans l’article « Le déplacement de Bérenger Saunière ! » qui la recadre cependant clairement ».


Vous parlez d’un recadrage ! Je suis étonné que M. Mensior n’arrive pas à comprendre la situation qui prévalait en cette fin du 19ème siècle à l’Evêché de Carcassonne du fait de la personnalité de Mgr Billard, et qui pourtant est très simple : nous avons d’un côté l’homme, Félix-Arsène Billard qui ne recule devant aucune manipulation pour s’enrichir : captation d’un héritage, achat de N-D de Marceille en son propre et privé nom au lieu de l’acheter au nom du diocèse grâce à ce que l’on nomme de nos jours une carambouille financière (j’en amène les preuves dans mon livre), pillage organisé de la caisse de retraite des prêtres du diocèse (cf pamphlet du curé Laborde publié par Pierre Jarnac) etc… Et de l’autre côte nous avons l’évêque de Carcassonne qui officiellement gère de façon très conventionnelle son diocèse, laissant même ses instances ou ses vicaires généraux porter l’opprobre contre l’un de prêtres : Bérenger Saunière.

Ainsi, Monseigneur, en laissant l’ire de l’Evêché se déverser à l’encontre de Saunière, sauve les apparences. Mais il en est tout autre chose dans la réalité : il le protège contre vents et marées. Pour preuve le manque incompréhensible de sanction à l’encontre du curé de Rennes-le-Château en 1895 suite aux plaintes de la population concernant ses scandaleuses fouilles nocturnes dans le cimetière ; mieux encore, en 1897, il va même jusqu’à noyauter l’enquête sur l’assassinat de Gélis (juge d’instruction et greffier de ses amis) pour éviter qu’elle ne compromettre les frères Alfred et Bérenger Saunière, qui avaient tout pourtant pour être suspecté d’y avoir joué les premiers rôles…

Je m’étonne que Mr Mensior n’arrive pas à comprendre la maxime « fais ce que je dis, ne fais pas ce que je fais.

Venons-en enfin au fameux tableau de N-D de Marceille. Là, M. Mensior, aveuglé par sa rancœur, commet l’inacceptable en insinuant que j’aurais voulu induire sciemment mes lecteurs en erreur:

« J’ai d’ailleurs été surpris que Franck Daffos, connaissant l’existence du tableau de Saint-Antoine, ne le mentionne pas dans son livre et qu’ainsi son hypothèse fasse abstraction de cet élément majeur ».

Le procédé est d’autant plus déloyal et révélateur du manque de probité intellectuelle de son auteur que M. Mensior concédait encore il y a peu au téléphone à une relation commune qu’il n’était pas persuadé qu’il y ait eu en fait 2 tableaux de St-Antoine. Pour tenter quand même de nous persuader, il ment à qui mieux mieux : la réfutation systématique de ses allégations fantaisistes serait trop fastidieuse ici, mais je vais me permettre d’intervenir sur quelques points :

  • « Celle-ci est basée sur une partie de ces témoignages, notamment la notice de 1859, fruit collectif des religieux qui avaient en charge l’administration de Notre-Dame de Marceille. »

Faux ! Puisque bien entendu il n’y avait qu’un seul aumônier en charge du sanctuaire en 1859 : le chanoine Gasc. Il est d’ailleurs bien évidemment le véritable auteur de cette brochure qu’il ne signe pas dans un souci louable d’humilité, mais il se dévoile pourtant en racontant avoir été le témoin d’un miracle, chose confirmée par l’abbé Joseph-Théodore Lasserre dans sa monographie sur le sanctuaire datant de 1891 en sa page 78.

Mais Patrick Mensior, habitant la région parisienne et qui n’est venu qu’à quelques très rares reprises à N-D de Marceille a peut-être l’ambition de mieux connaître le sanctuaire que l’abbé Lasserre, lui dont la famille en a été propriétaire pendant 100 ans, où que le RP Gabriel Migault supérieur des Lazaristes de ce même sanctuaire pendant 6 ans dans les années 1960, et auteur d’une monographie historique en 1962 qui fait autorité. Pourtant, quand on lit attentivement les brochures de ces deux auteurs qui nous décrivent les fastes passés et la décoration du lieu, il n’est en aucune façon question de 2 tableaux de St-Antoine. Il y a pour cela une raison bien simple : il n’y a toujours eu qu’un seul tableau*, à la base une Tentation de St-Antoine de David Teniers le jeune, acheté par Mgr François Fouquet qui fut, à sa demande, transformé dans les années 1670 en St-Augustin par le frère Ambroise Frédeau (version dont nous avons copie sur la gravure de 1850) de façon à coder l’entrée de la cache au trésor. Ce tableau, dangereusement trop facile à décrypter, fut ensuite retransformé en simple St-Antoine par Gasc (qui était peintre) dans les années 1860 (version que nous pouvons admirer de nos jours). Je conçois que tout cela soit un peu compliqué, et je reconnais que M. Mensior ait quelque mal à l’appréhender. Il en est donc excusable puisque malheureusement pour lui et dans sa quête pathologique du détail, l’arbre a toujours caché la forêt…

Car question détail, M. Mensior aime : «A ce propos, il me semble que la description qui y est faite, à savoir : « l’ermite Saint-Antoine dans une grotte éclairée par une lampe » ne concerne pas forcément le tableau d’Ambroise Frédeau. »

Aie ! Aie ! Aie ! Quelle erreur M. Mensior, et qui prouve définitivement que votre rancœur à mon égard vous aveugle puisque vous vous permettez de parler d’un tableau que visiblement vous n’avez pas bien pris la peine de regarder ! En effet, cette lampe (à l’huile) existe bel et bien: elle se trouve au dessus du livre et de la main droite du Saint. En 2003 lors de l’écriture de mon livre elle n’était pratiquement pas visible, et je reconnais bien volontiers mon erreur. Mais il semblerait qu’un léger nettoyage du tableau ait eu lieu depuis la parution de mon livre… Cette lampe prouve en tout cas de façon incontestable qu’il s’agit bien du même tableau et donc qu’il n’y a jamais eu qu’un seul tableau.

Vous êtes donc prié, M. Mensior de revoir votre copie, et je laisse le soin aux lecteurs de se faire une idée quant à vos affirmations me concernant. Je peux juste vous dire, que suite à un message d’une autre relation (basque) commune sur les forums de ce site nous enjoignant de nous réconcilier, j’avais décidé de vous tendre la main, mais croyez bien que dès à présent, elle ne sortira plus de ma poche…

Pour en terminer M. Mensior, je vous rappelle que suite à mon interprétation de ce tableau, il a été découvert cet été, et ce dès la parution de mon livre, une cache dans le sanctuaire de Marceille, très exactement là où je l’indiquais, à savoir sous la chaire. J’ai bien pris garde, eu égard aux esprits chagrins comme vous qui ne manqueraient pas de se manifester, de ne pas réaliser moi-même cette découverte. Je remercie donc M. Michel Roux, auteur d’ailleurs d’un très pertinent Guide du chercheur de trésor de Rennes-le-Château, paru aux éditions Lacour en novembre dernier, d’avoir par sa découverte validé l’ensemble de mes travaux.

Bien à tous,

Franck Daffos.

* Attention à ne pas vous emballer trop vite sur ce tableau, M. Mensior, puisqu’il semblerait que les choses bougent de la part de certaines autorités…

 

Consulter l'interview de Patrick Mensior sur http://www.renneslechateau.com/francais/mensior.htm

 (c) www.renneslechateau.com

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