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Interview Franck Daffos (Mai 2006)

WM : Bonjour Franck Daffos. Votre conférence à Paris, le 8 avril dernier, a été aux dires des participants (dont nous étions), un véritable succès. Vous avez plus particulièrement, en compagnie de Pierre Jarnac, complété vos recherches ouvertes par Le Secret Dérobé et apporté de nombreuses précisions sur la nature et le devenir du « trésor de Rennes-le-Château ». Pourquoi toute cette polémique ensuite sur les forums qui vous ont amené à interdire la diffusion de la bande audio de la conférence ?


 

Bonjour et tout d’abord merci de m’ouvrir encore une fois vos colonnes. En ce qui concerne la conférence de Paris, je ne la juge pas en terme de succès ou non. Peu m’importe d’ailleurs puisque ce qui est important pour moi c’est de me retrouver au milieu de passionnés. Les passions, quelles qu’elles soient, ont toujours rythmé ma vie, et je les ai successivement ou conjointement toujours pratiquées dans la recherche de l’excellence. A ce titre je m’aperçois que je suis en complet décalage avec les pseudos valeurs de la société qui nous entoure où seuls sont posés comme préceptes le nivellement par la base et l’extinction des élites dans le seul but de rassurer et donc de brosser dans le sens du poil l’immense majorité du troupeau des imbéciles.

Au su de ce constat, il est totalement aisé de comprendre qu’anesthésiés par des décennies de ce régime, beaucoup actuellement ont perdu le sens de la réalité de leur propre valeur et donc de leur véritable place: ils se retrouvent bien entendu « logiquement », avec des prétentions surréalistes mais qu’on leur a fait croire légitimes, à se mêler de choses qui les dépassent et auxquelles bien entendu ils ne comprennent rien.

Pour expliciter ma pensée, sachez qu’une de mes principales passions, puisque c’était un rêve d’enfant, fut pour moi la course automobile. Pilote moyen mais intuitif, je me situais (et mes classements le prouvent) à la fin du premier tiers du tableau, ce qui m’a quand même permis par exemple, et sans aucune assistance, d’amener un Range-Rover totalement de série à la première place privée de ma catégorie sur le plus long Paris-Dakar jamais organisé puisque jusqu’au Cap en Afrique du Sud.


J’aurais pu me contenter de ces quelques déjà extraordinaires satisfactions de pilotage, mais par goût, et pour tenter de tutoyer l’excellence, j’ai aussi choisi de co-piloter de très grands pilotes dans de grands teams professionnels où nous nous battions pour le classement scratch. J’ai pu ainsi accrocher à mon palmarès une victoire au classement général d’une manche de la coupe du monde des rallyes-raids.


Et s’il y a un chose que j’ai retirée de mon expérience de compétiteur (amateur) automobile, c’est le sens des valeurs et de ma vraie place: moi, pauvre pilote de deuxième ordre, il ne me serait jamais venu à l’idée d’oser critiquer ou même de commenter le pilotage d’un des « grands » qui m’ont fait l’honneur de me laisser m’asseoir dans le baquet de droite de leur voiture. Avec eux j’ai toujours eu conscience que j’avais tout à apprendre et surtout rien à leur expliquer…


C’est cet état d’esprit que je déplore de ne pas retrouver sur les forums d’Internet. Quand j’ai commencé à m’intéresser aux mystères de Rennes, je ne connaissais personne, et j’ai donc du faire mon apprentissage tout seul. Plus de trois décennies plus tard, après des dizaines et des dizaines de venues et de séjour dans cette région que j’ai parcourue dans tous les sens, après avoir questionné des dizaines de personnes, après l’achat, la lecture, puis la nième relecture de plus de 500 ouvrages touchant de près ou de loin à cette affaire, après avoir écrit un livre qui de l’avis de tous restera (en bien ou en mal) dans les annales de cette énigme, je décide fort béatement (puisque sans rien attendre en retour) de venir bénévolement mettre mon expérience et la compréhension que je pouvais avoir de cette énigme au service de tous sur ce fabuleux outil qu’est Internet, et je tombe sur qui ???

… Sur des crétins sans noms, on peut le dire puisqu’ils sévissent bien à l’abri d’un pseudonyme qui semble parfaitement habiller leur manque de courage, tel l’un qui conteste (avec l’aide d’un GPS !) l’interprétation que je donne d’un alignement de mégalithes en partant du livre de Boudet pour une erreur de quelques millimètres sur une carte d’état-major moderne, oubliant que l’ouvrage incriminé fut publié il y a juste 120 ans, ou l’autre polarisant sur l’existence ou non d’un berger Paris ce qui ne peut, est-il assuré, que ruiner toutes mes découvertes, qui ne comprend même pas que les lettres de Jean Loret datant de 1661 que je publie prouvent de façon historique, définitive et incontestable (sauf si l’on est le dernier des sots) la découverte d’un trésor dans le Razés au 17ème siècle.


Mais tout cela ne serait qu’enfantillage sans l’arrivée sur ce site de l’empereur des culottés qui ne doutent de rien, je veux parler de « Ludmila ». Tous ceux qui se passionnent pour l’énigme de Rennes, et ils sont nombreux, seront d’accord avec moi pour reconnaître que devant la complexité de cette affaire, il faut au minimum un an, et encore en étant assidu, pour pouvoir affirmer en connaître les rouages principaux et s’y reconnaître un peu. Et bien en à peine quelques jours, tout au plus 2 ou 3 semaines, Ludmila, venant quasiment du néant puisque émettant à partir d’un fournisseur d’accès russe, bien caché sous un pseudo féminin alors qu’il avoue quand même en privé être un homme (c’est dire si sa démarche est franche et honnête !) se permet de donner des leçons à tout le monde et, sous couvert d’une neutralité qui n’est que de façade, d’imposer ses (courtes) vues à tout le monde. Peu importe s’il n’est jamais venu dans la région (sait-il seulement où se situe le département de l’Aude ?), peu importe s’il ne connaît pas les éléments basiques de cette affaire (quand on lui parle de Christ au lièvre, il ignore que l’on parle du tableau de la Piéta de RLB, quand on lui présente des photos du carrelage de l’église de RLC, il les analyse en 3D, croyant que quelques pavements remis dans l’urgence à l’envers par les premiers chercheurs dans les années 60 sont des pistes laissées par ce pauvre Saunière qui doit bien se marrer, et enfin, cerise sur le gâteau, quand un intervenant parle de la fameuse maquette, il (elle) croit que Saunière était maquettiste . Ce serait à se taper le cul par terre de rire si ce n’était pas aussi pathétique de la part de quelqu’un qui veut se poser en grand prêtre du dogme de Rennes-le-Château)... C’est comme si le conservateur du musée du Louvre en entendant parler de Poussin pensait uniquement à la basse-cour de ses voisins à la campagne.


Et comme Ludmila, avec l’honnêteté qui le (la) caractérise, a pris pour habitude de rectifier ou tout simplement d’annuler à posteriori les messages dans lesquels il (elle) est pris en défaut, j’informe l’ensemble des lecteurs que j’ai bien pris soin de copier-coller ces moments d’anthologie de la bêtise que je tiens bien évidement à la disposition de tous.

Mais peu lui importe en fait les fondements de l’énigme de Rennes puisque tout cela n’est prétexte pour lui (elle) qu’à faire tourner une batterie d’ordinateurs en parallèle, et ainsi à assouvir sa passion monomaniaque de l’informatique, lui permettant ainsi d’occuper l’espace sur les forums en répondant à quiconque poste un message : les moteurs de recherche d’Internet lui fournissent en temps réel les réponses à tout et c’est tant mieux puisqu’il (elle) ne peut supporter de ne pas mettre son grain de sel sur tous les topics. Dans un premier temps, au sujet de Ludmila, je croyais que le Web Master du site avait engagé une concierge pour dépoussiérer certains topics, Ludmila passait donc logiquement sa vie dans l’escalier du forum à guetter tous les locataires du site pour leur inculquer, à grands coups de démonstrations informatiques aussi alambiquées que stériles, ses avis sur tout. Mais hélas, ce devait être une concierge génétiquement modifiée puisque tout laisse à penser qu’elle se soit bien rapidement mutée en « shérif »… Le résultat est en effet édifiant: on ne peut plus poster un mot sans que le (la) shérif Ludmila n’intervienne pour nous indiquer ce qu’il faut penser et surtout ce qui est juste ou pas…en clamant bien entendu sa plus sincère neutralité !!! Vous pouvez vérifier, aucun sujet ne lui échappe.

Car la Loi maintenant sur ce site, c’est Ludmila ! Il (elle) organise même des référendums sur le berger Paris ou sur l’assassinat de l’abbé Gélis dont elle commente les résultats en prenant bien garde de ne pas nous les communiquer (comment pourrait-elle d’ailleurs les avoir ?) pour mieux les accommoder à la sauce de sa lorgnette déformante.

Au fait, à quand la cérémonie de remises des clefs du site à Ludmila ?

Et tout cela pourquoi ? Tout simplement parce que Ludmila s’est conduit(e) avec moi comme une groupie boutonneuse dont j’ai été obligé, il y a quelque temps, de calmer la sollicitude empressée et plus qu’envahissante sur ma messagerie privée. Ne pouvant répondre à toutes ses rafales de mails dont le nombre exponentiel avait même réussi à engorger ma boite de réception jusqu’à la rendre inopérante, et lui arguant à juste titre qu’il m’était impossible de me consacrer qu’à un seul correspondant (lui ou elle), puisque j’essayais autant que faire se pouvait de répondre de façon précise et circonstanciée tous ceux qui m’écrivaient, sa sollicitude à mon sujet s’est brusquement et violement transformée en une haine farouche à mon encontre qui transpire actuellement à chacune de ses apparitions sur le forum…

Ne cherchez donc pas plus loin la cause de sa croisade: il ne s’agit ni plus ni moins que de me faire payer cet affront en démolissant mon travail: la polarisation sur mes thèses est de ce fait indéniable: que ce soit au sujet du tableau de St-Antoine / St-Augustin à ND de Marceille, que ce soit pour le berger Paris dont j’ai remis la « légende » en selle, que ce soit pour le « bénitier au diable » de RLC dont j’ai eu le malheur de parler sur ce forum et pour bien d’autres choses encore comme l’assassinat de l’abbé Gélis dont il a suffit que l’on me parle, tous les moyens pour me dénigrer sont bons : messages orientés, supputations éhontées, démonstrations débiles et en trompe l’œil qui ne mènent à rien…

Comme quoi il faut toujours se méfier des groupies répudiées….

J’écris et je publie, tout le monde le sait, sous mon vrai nom. Cela m’oblige à une rigueur certaine puisque je prends le risque d’être publiquement désavoué, ce qui est loin d’être le cas de Ludmila puisque le fait d’apparaître sous pseudo lui autorise tous les à peu prés. Et il est très facile sous anonymat de mener à bien une entreprise de sape en toute impunité. Dénigrer, toujours dénigrer et de la façon la plus perfide sous couvert de neutralité, il est évident qu’il en restera toujours quelque chose. Voilà comment Ludmila s’emploie à transformer en toute quiétude les forums en la version la plus moderne de la lettre anonyme… Je me refuse quant à moi de me plier à cette règle du jeu, totalement injuste puisqu’elle me prive obligatoirement du plaisir de faire passer Ludmila in fine aux yeux de tous pour un(e) fantaisiste (et je reste poli !), ce dont j’ai plus que largement les moyens !

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de me retirer et surtout de ne pas faire diffuser la bande audio de ma conférence de Paris puisque tous ceux qui y ont assisté (y compris Clovis !) comprennent à présent que nous sommes arrivés à un tournant décisif de cette histoire…

Le temps n’est plus où l’on pouvait donner de la confiture à des cochons.

Mais tout ceci n’est qu’anecdotique, et plus généralement je m’interroge sur le devenir de tels forums. Je peux comprendre que l’on veuille à tout prix se protéger par l’utilisation d’un pseudo, mais c’est ouvrir bien grand (et très imprudemment) la porte au n’importe quoi comme « Ludmila »ou Issac Ben Jac.ob.

Messieurs les Web-Masters, posez-vous la question de savoir pourquoi pratiquement actuellement aucun auteur ne se risque plus sur les forums : les rares qui s’y sont essayés comme Paul Saussez, J-L Robin, Pierre Jarnac, Pierre Silvain, Christian Doumergue (en promo pour son dernier livre) ou bien moi ont déjà ou sont en train de lâcher prise…

La solution à mon sens serait, si l’on veut vraiment conserver le système public des pseudos, que ces intervenants les utilisant soient au préalable obligés de révéler leur véritable identité au WM du site qui ne pourrait alors les accepter sous pseudo dans leurs forums qu’après avoir eu confirmation et vérification de leur réelle identité. Ainsi se sachant quelque part tenus, on peut penser que leur présence serait plus responsable…

J’ai pour ma part définitivement décidé de ne plus jamais répondre à un intervenant sous pseudo.

WM : Sans dévoiler donc le cœur de votre démonstration, nous voudrions revenir aujourd’hui sur un sujet certes périphérique, mais qui a captivé le public : l’affaire Gélis. Vous avez affirmé notamment que la légendaire inscription « Viva Angélina » était en quelque sorte un faux, destiné à égarer les enquêteurs. Pouvez vous reprendre les arguments ?

L’affaire Gélis est un excellent exemple de la façon de procéder de ces soi-disant « chercheurs » qui sont incapables d’avoir (et pour cause) une vision globale de cette affaire. Ils polarisent sur des détails qu’ils tentent pitoyablement d’analyser sous toutes les coutures (cf Ludmila), pour tenter de nous asséner ensuite des vérités définitives à l’emporte-pièce.

Hélas, ce n’est pas ainsi que cela marche ! J’avais déjà eu une brillante démonstration de la faillite intellectuelle de beaucoup quant à la fameuse communication de la SESA de 1906 censée nous « révéler » la dalle mortuaire de la marquise de Blanchefort : tout le monde l’a pris pour argent comptant sans même vérifier toutes les (fausses) assertions qu’elle contenait. Qui a pris la peine d’enquêter et de vérifier qui était vraiment son signataire Elie Tisseyre, quels étaient les horaires de train à l’époque, de voir si le déroulement de la journée était plausible et son trajet était conforme aux lieux décrits, de savoir comment en juin 1905 les excursionnistes de la SESA ont fait pour monter au sommet d’une tour (Magdala) alors que j’ai pu par les factures qui sont la propriété des Corbu-Captier avoir la confirmation que les planchers n’ont été posés qu’en octobre 1906, et comment ils auraient pu, du haut de cette tour si tant est qu’ils auraient réussi, malgré leur grand âge pour certains, à l’escalader, y observer des choses qui sont impossibles à voir puisque occultées par le pignon nord de la villa Béthanie ?

Personne ! Et c’est là la force de la chose imprimée. Les gens l’avalent sans état d’âme et sans se poser la moindre question.

Il en est exactement de même avec l’affaire Gélis. Il est maintenant prouvé, grâce à des documents que nous avons que l’inscription « Viva Angélina » n’a jamais existé. Il s’agit d’un faux dû au juge d’instruction qui semble n’avoir eu pour principal souci que de faire capoter l’enquête. Car là est bien l’extraordinaire de cette affaire: il ne s’agit pas d’un faux créé pour « égarer » les enquêteurs comme vous le suggérez, mais bien d’un faux créé par les enquêteurs eux-mêmes pour égarer l’enquête. C’est donc que ceux qui l’ont créé savaient parfaitement à quoi s’en tenir sur ce crime ! Mais là aussi, pour comprendre, il faut mener les investigations sur le terrain, interroger certains services et fouiller certaines archives publiques ou privées. Ce n’est pas en restant devant ses ordinateurs à faire de beaux dessins en couleurs et en 3D que l’on va comprendre ce qui s’est vraiment passé. Et ce n’est certainement pas ainsi que l’on retrouvera par exemple les carnets de compte de l’abbé Gélis (hé ! hé !)… Il faut d’abord resituer le drame dans son contexte et surtout retrouver les liens occultes qui pouvaient à l’époque relier tous les protagonistes de cette affaire ensemble, qu’ils soient enquêteurs ou chose plus étonnante édiles de la région. Ensuite on peut comprendre et expliquer puisque tout devient limpide !

WM : Vous avez une opinion bien précise sur l’identité du, ou plutôt, des assassins de l’abbé Gélis. Qu’est ce qui vous a conduit à penser qu’il s’agissait des frères Saunière, et au nom de quels mobiles ?

L’affaire Gélis n’est hélas qu’anecdotique dans ce qu’il est communément appelée l’énigme de Rennes. Mais affirmer péremptoirement qu’elle n’y est pas liée est une erreur profonde : elle n’en est juste en fait qu’un accident de parcours. Les frères Saunière y sont bien entendu étroitement liés, et principalement Alfred qui à l’époque, défroqué depuis 2 ans et donc sans ressources officielles, ne pouvait se permettre de perdre un certain revenu d’appoint qui allait très rapidement se révéler extrêmement lucratif. Je me suis ainsi aperçu en faisant des recherches sur lui qu’à la date de sa mort en 1905, il était beaucoup plus riche que son frère Bérenger. La clef de l’énigme Gélis tient à la compréhension de la personnalité d’Alfred: dénué de tout scrupule, homme à femmes, alcoolique au dernier degré et extrêmement violent, il réunissait toutes les « qualités » pour devenir le principal protagoniste d’un sordide fait-divers.

Son ancienne hiérarchie le connaissait bien et l’avait parfaitement jugé, il n’y a pour s’en convaincre que de relire l’interview sur le site de Laurent Octonovo de l’abbé Gilles Semenou, du diocèse de Carcassonne, qui a eu accès à une partie de son dossier à l’évêché : c’est édifiant !

http://www.octonovo.com/RlC/Fr/itw/itwgse.htm

Quant aux motivations, au déroulement et aux conséquences de l’assassinat de l’abbé Gélis, je réserve les conclusions de mon enquête à ceux qui cet été feront le déplacement jusqu’à Rennes-le-Château pour une conférence sur ce sujet qui promet d’être passionnante.

Finalement, je préfère avoir les gens en face plutôt que lâchement cachés derrière un écran…

WM : Merci Franck et la question que se posent évidemment tous vos lecteurs : à quand la suite  de vos travaux ?

Dans un premier temps, abasourdi par la bêtise et l’intolérance de beaucoup sur Internet, j’avais fermement décidé de ne plus rien publier. Et puis le dimanche 30 avril, je me suis rendu à l’abbaye de Lagrasse (11) où se situait un salon du livre et où j’ai pu assister à une conférence sur RLC de Christian Doumergue. J’écoutais bien installé au fond de la salle lorsque l’auteur conférencier eut la gentillesse de signaler ma présence. Ce ne fut ensuite qu’une manifestation ininterrompue de sympathie et de félicitations pour mon livre de la part d’un public extrêmement chaleureux qui ne me connaissait pas physiquement mais qui tenait dans les grandes lignes à me remercier de les avoir réconciliés par mes écrits avec l’histoire de Rennes dont ils étaient pour la plupart dégoûtés depuis des années.

J’ai donc alors compris que ceux qui sévissaient dans le microcosme des forums d’Internet étaient loin d’être représentatifs de l’immense public de passionnés de cette énigme.

Pierre Jarnac était présent puisque exposant parmi les éditeurs de cette manifestation. En dînant ensemble le soir même et en constatant mon manque d’enthousiasme à me replonger dans l’écriture, il m’a proposé de collaborer à un ouvrage qui sous forme de questions-réponses me permettrait d’éclaircir certains passionnants points non abordés jusqu’ici et ainsi d’intégrer les révélations que j’ai faites à Paris, donc en quelque sorte de donner une suite au « Secret Dérobé ».

L’idée est lancée: elle ne me déplait pas, et j’avoue de plus être extrêmement flatté à l’idée de retrouver un jour mon nom associé sur la jaquette d’un livre avec celui dont, bien avant que de le connaître, j’ai toujours admiré la pertinence, la rigueur et l’extraordinaire travail. Nous allons donc très certainement oeuvrer sur ces bases et peut-être que dans quelques mois, nous pourrons en étonner beaucoup et ainsi remettre sans ménagement quelques pendules à l’heure…

Mais rien n’est encore décidé, on verra bien.

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