WM : Bonjour Franck Daffos. Votre
conférence à Paris, le 8 avril dernier, a été aux dires des
participants (dont nous étions), un véritable succès. Vous avez plus
particulièrement, en compagnie de Pierre Jarnac, complété vos
recherches ouvertes par Le Secret Dérobé et apporté de
nombreuses précisions sur la nature et le devenir du « trésor de
Rennes-le-Château ». Pourquoi toute cette polémique ensuite sur les
forums qui vous ont amené à interdire la diffusion de la bande audio
de la conférence ?

Bonjour et tout d’abord merci de
m’ouvrir encore une fois vos colonnes. En ce qui concerne la
conférence de Paris, je ne la juge pas en terme de succès ou non.
Peu m’importe d’ailleurs puisque ce qui est important pour moi c’est
de me retrouver au milieu de passionnés. Les passions, quelles
qu’elles soient, ont toujours rythmé ma vie, et je les ai
successivement ou conjointement toujours pratiquées dans la
recherche de l’excellence. A ce titre je m’aperçois que je suis en
complet décalage avec les pseudos valeurs de la société qui nous
entoure où seuls sont posés comme préceptes le nivellement par la
base et l’extinction des élites dans le seul but de rassurer et donc
de brosser dans le sens du poil l’immense majorité du troupeau des
imbéciles.
Au su de ce constat, il est totalement
aisé de comprendre qu’anesthésiés par des décennies de ce régime,
beaucoup actuellement ont perdu le sens de la réalité de leur propre
valeur et donc de leur véritable place: ils se retrouvent bien
entendu « logiquement », avec des prétentions surréalistes mais
qu’on leur a fait croire légitimes, à se mêler de choses qui les
dépassent et auxquelles bien entendu ils ne comprennent rien.
Pour expliciter ma pensée, sachez qu’une
de mes principales passions, puisque c’était un rêve d’enfant, fut
pour moi la course automobile. Pilote moyen mais intuitif, je me
situais (et mes classements le prouvent) à la fin du premier tiers
du tableau, ce qui m’a quand même permis par exemple, et sans aucune
assistance, d’amener un Range-Rover totalement de série à la
première place privée de ma catégorie sur le plus long Paris-Dakar
jamais organisé puisque jusqu’au Cap en Afrique du Sud.

J’aurais pu me contenter de ces quelques déjà extraordinaires
satisfactions de pilotage, mais par goût, et pour tenter de tutoyer
l’excellence, j’ai aussi choisi de co-piloter de très grands pilotes
dans de grands teams professionnels où nous nous battions pour le
classement scratch. J’ai pu ainsi accrocher à mon palmarès une
victoire au classement général d’une manche de la coupe du monde des
rallyes-raids.

Et s’il y a un chose que j’ai retirée de
mon expérience de compétiteur (amateur) automobile, c’est le sens
des valeurs et de ma vraie place: moi, pauvre pilote de deuxième
ordre, il ne me serait jamais venu à l’idée d’oser critiquer ou même
de commenter le pilotage d’un des « grands » qui m’ont fait
l’honneur de me laisser m’asseoir dans le baquet de droite de leur
voiture. Avec eux j’ai toujours eu conscience que j’avais tout à
apprendre et surtout rien à leur expliquer…
C’est cet état d’esprit que je déplore de ne pas retrouver sur les
forums d’Internet. Quand j’ai commencé à m’intéresser aux mystères
de Rennes, je ne connaissais personne, et j’ai donc du faire mon
apprentissage tout seul. Plus de trois décennies plus tard, après
des dizaines et des dizaines de venues et de séjour dans cette
région que j’ai parcourue dans tous les sens, après avoir questionné
des dizaines de personnes, après l’achat, la lecture, puis la nième
relecture de plus de 500 ouvrages touchant de près ou de loin à
cette affaire, après avoir écrit un livre qui de l’avis de tous
restera (en bien ou en mal) dans les annales de cette énigme, je
décide fort béatement (puisque sans rien attendre en retour) de
venir bénévolement mettre mon expérience et la compréhension que je
pouvais avoir de cette énigme au service de tous sur ce fabuleux
outil qu’est Internet, et je tombe sur qui ???
… Sur des crétins sans noms, on peut le
dire puisqu’ils sévissent bien à l’abri d’un pseudonyme qui semble
parfaitement habiller leur manque de courage, tel l’un qui conteste
(avec l’aide d’un GPS !) l’interprétation que je donne d’un
alignement de mégalithes en partant du livre de Boudet pour une
erreur de quelques millimètres sur une carte d’état-major moderne,
oubliant que l’ouvrage incriminé fut publié il y a juste 120 ans, ou
l’autre polarisant sur l’existence ou non d’un berger Paris ce qui
ne peut, est-il assuré, que ruiner toutes mes découvertes, qui ne
comprend même pas que les lettres de Jean Loret datant de 1661 que
je publie prouvent de façon historique, définitive et incontestable
(sauf si l’on est le dernier des sots) la découverte d’un trésor
dans le Razés au 17ème siècle.

Mais tout cela ne serait qu’enfantillage
sans l’arrivée sur ce site de l’empereur des culottés qui ne doutent
de rien, je veux parler de « Ludmila ». Tous ceux qui se passionnent
pour l’énigme de Rennes, et ils sont nombreux, seront d’accord avec
moi pour reconnaître que devant la complexité de cette affaire, il
faut au minimum un an, et encore en étant assidu, pour pouvoir
affirmer en connaître les rouages principaux et s’y reconnaître un
peu. Et bien en à peine quelques jours, tout au plus 2 ou 3
semaines, Ludmila, venant quasiment du néant puisque émettant à
partir d’un fournisseur d’accès russe, bien caché sous un pseudo
féminin alors qu’il avoue quand même en privé être un homme (c’est
dire si sa démarche est franche et honnête !) se permet de donner
des leçons à tout le monde et, sous couvert d’une neutralité qui
n’est que de façade, d’imposer ses (courtes) vues à tout le monde.
Peu importe s’il n’est jamais venu dans la région (sait-il seulement
où se situe le département de l’Aude ?), peu importe s’il ne connaît
pas les éléments basiques de cette affaire (quand on lui parle de
Christ au lièvre, il ignore que l’on parle du tableau de la Piéta de
RLB, quand on lui présente des photos du carrelage de l’église de
RLC, il les analyse en 3D, croyant que quelques pavements remis dans
l’urgence à l’envers par les premiers chercheurs dans les années 60
sont des pistes laissées par ce pauvre Saunière qui doit bien se
marrer, et enfin, cerise sur le gâteau, quand un intervenant parle
de la fameuse maquette, il (elle) croit que Saunière était
maquettiste . Ce serait à se taper le cul par terre de rire si ce
n’était pas aussi pathétique de la part de quelqu’un qui veut se
poser en grand prêtre du dogme de Rennes-le-Château)... C’est comme
si le conservateur du musée du Louvre en entendant parler de Poussin
pensait uniquement à la basse-cour de ses voisins à la campagne.
Et comme Ludmila, avec l’honnêteté qui le (la) caractérise, a pris
pour habitude de rectifier ou tout simplement d’annuler à posteriori
les messages dans lesquels il (elle) est pris en défaut, j’informe
l’ensemble des lecteurs que j’ai bien pris soin de copier-coller ces
moments d’anthologie de la bêtise que je tiens bien évidement à la
disposition de tous.
Mais peu lui importe en fait les
fondements de l’énigme de Rennes puisque tout cela n’est prétexte
pour lui (elle) qu’à faire tourner une batterie d’ordinateurs en
parallèle, et ainsi à assouvir sa passion monomaniaque de
l’informatique, lui permettant ainsi d’occuper l’espace sur les
forums en répondant à quiconque poste un message : les
moteurs de recherche d’Internet lui fournissent en temps réel les
réponses à tout et c’est tant mieux puisqu’il (elle) ne peut
supporter de ne pas mettre son grain de sel sur tous les topics.
Dans un premier temps, au sujet de Ludmila, je croyais que le Web
Master du site avait engagé une concierge pour dépoussiérer certains
topics, Ludmila passait donc logiquement sa vie dans l’escalier du
forum à guetter tous les locataires du site pour leur inculquer, à
grands coups de démonstrations informatiques aussi alambiquées que
stériles, ses avis sur tout. Mais hélas, ce devait être une
concierge génétiquement modifiée puisque tout laisse à penser
qu’elle se soit bien rapidement mutée en « shérif »… Le résultat est
en effet édifiant: on ne peut plus poster un mot sans que le (la)
shérif Ludmila n’intervienne pour nous indiquer ce qu’il faut penser
et surtout ce qui est juste ou pas…en clamant bien entendu sa plus
sincère neutralité !!! Vous pouvez vérifier, aucun sujet ne lui
échappe.
Car la Loi maintenant sur ce site, c’est
Ludmila ! Il (elle) organise même des référendums sur le berger
Paris ou sur l’assassinat de l’abbé Gélis dont elle commente les
résultats en prenant bien garde de ne pas nous les communiquer
(comment pourrait-elle d’ailleurs les avoir ?) pour mieux les
accommoder à la sauce de sa lorgnette déformante.
Au fait, à quand la cérémonie de remises
des clefs du site à Ludmila ?
Et tout cela pourquoi ? Tout simplement
parce que Ludmila s’est conduit(e) avec moi comme une groupie
boutonneuse dont j’ai été obligé, il y a quelque temps, de calmer la
sollicitude empressée et plus qu’envahissante sur ma messagerie
privée. Ne pouvant répondre à toutes ses rafales de mails dont le
nombre exponentiel avait même réussi à engorger ma boite de
réception jusqu’à la rendre inopérante, et lui arguant à juste titre
qu’il m’était impossible de me consacrer qu’à un seul correspondant
(lui ou elle), puisque j’essayais autant que faire se pouvait de
répondre de façon précise et circonstanciée tous ceux qui
m’écrivaient, sa sollicitude à mon sujet s’est brusquement et
violement transformée en une haine farouche à mon encontre qui
transpire actuellement à chacune de ses apparitions sur le forum…
Ne cherchez donc pas plus loin la cause
de sa croisade: il ne s’agit ni plus ni moins que de me faire payer
cet affront en démolissant mon travail: la polarisation sur mes
thèses est de ce fait indéniable: que ce soit au sujet du tableau de
St-Antoine / St-Augustin à ND de Marceille, que ce soit pour le
berger Paris dont j’ai remis la « légende » en selle, que ce soit
pour le « bénitier au diable » de RLC dont j’ai eu le malheur de
parler sur ce forum et pour bien d’autres choses encore comme
l’assassinat de l’abbé Gélis dont il a suffit que l’on me parle,
tous les moyens pour me dénigrer sont bons : messages orientés,
supputations éhontées, démonstrations débiles et en trompe l’œil qui
ne mènent à rien…
Comme quoi il faut toujours se méfier
des groupies répudiées….
J’écris et je publie, tout le monde le
sait, sous mon vrai nom. Cela m’oblige à une rigueur certaine
puisque je prends le risque d’être publiquement désavoué, ce qui est
loin d’être le cas de Ludmila puisque le fait d’apparaître sous
pseudo lui autorise tous les à peu prés. Et il est très facile sous
anonymat de mener à bien une entreprise de sape en toute impunité.
Dénigrer, toujours dénigrer et de la façon la plus perfide sous
couvert de neutralité, il est évident qu’il en restera toujours
quelque chose. Voilà comment Ludmila s’emploie à transformer en
toute quiétude les forums en la version la plus moderne de la lettre
anonyme… Je me refuse quant à moi de me plier à cette règle du jeu,
totalement injuste puisqu’elle me prive obligatoirement du plaisir
de faire passer Ludmila in fine aux yeux de tous pour un(e)
fantaisiste (et je reste poli !), ce dont j’ai plus que largement
les moyens !
C’est la raison pour laquelle j’ai
décidé de me retirer et surtout de ne pas faire diffuser la bande
audio de ma conférence de Paris puisque tous ceux qui y ont assisté
(y compris Clovis !) comprennent à présent que nous sommes arrivés à
un tournant décisif de cette histoire…
Le temps n’est plus où l’on pouvait
donner de la confiture à des cochons.
Mais tout ceci n’est qu’anecdotique, et
plus généralement je m’interroge sur le devenir de tels forums. Je
peux comprendre que l’on veuille à tout prix se protéger par
l’utilisation d’un pseudo, mais c’est ouvrir bien grand (et très
imprudemment) la porte au n’importe quoi comme « Ludmila »ou Issac
Ben Jac.ob.
Messieurs les Web-Masters, posez-vous
la question de savoir pourquoi pratiquement actuellement aucun
auteur ne se risque plus sur les forums : les rares qui s’y sont
essayés comme Paul Saussez, J-L Robin, Pierre Jarnac, Pierre
Silvain, Christian Doumergue (en promo pour son dernier livre) ou
bien moi ont déjà ou sont en train de lâcher prise…
La solution à mon sens serait, si l’on
veut vraiment conserver le système public des pseudos, que ces
intervenants les utilisant soient au préalable obligés de révéler
leur véritable identité au WM du site qui ne pourrait alors les
accepter sous pseudo dans leurs forums qu’après avoir eu
confirmation et vérification de leur réelle identité. Ainsi se
sachant quelque part tenus, on peut penser que leur présence serait
plus responsable…
J’ai pour ma part définitivement décidé
de ne plus jamais répondre à un intervenant sous pseudo.
WM : Sans dévoiler donc le cœur de
votre démonstration, nous voudrions revenir aujourd’hui sur un sujet
certes périphérique, mais qui a captivé le public : l’affaire Gélis.
Vous avez affirmé notamment que la légendaire inscription « Viva
Angélina » était en quelque sorte un faux, destiné à égarer les
enquêteurs. Pouvez vous reprendre les arguments ?
L’affaire Gélis est un excellent exemple
de la façon de procéder de ces soi-disant « chercheurs » qui sont
incapables d’avoir (et pour cause) une vision globale de cette
affaire. Ils polarisent sur des détails qu’ils tentent pitoyablement
d’analyser sous toutes les coutures (cf Ludmila), pour tenter de
nous asséner ensuite des vérités définitives à l’emporte-pièce.
Hélas, ce n’est pas ainsi que cela
marche ! J’avais déjà eu une brillante démonstration de la faillite
intellectuelle de beaucoup quant à la fameuse communication de la
SESA de 1906 censée nous « révéler » la dalle mortuaire de la
marquise de Blanchefort : tout le monde l’a pris pour argent
comptant sans même vérifier toutes les (fausses) assertions qu’elle
contenait. Qui a pris la peine d’enquêter et de vérifier qui était
vraiment son signataire Elie Tisseyre, quels étaient les horaires de
train à l’époque, de voir si le déroulement de la journée était
plausible et son trajet était conforme aux lieux décrits, de savoir
comment en juin 1905 les excursionnistes de la SESA ont fait pour
monter au sommet d’une tour (Magdala) alors que j’ai pu par les
factures qui sont la propriété des Corbu-Captier avoir la
confirmation que les planchers n’ont été posés qu’en octobre 1906,
et comment ils auraient pu, du haut de cette tour si tant est qu’ils
auraient réussi, malgré leur grand âge pour certains, à l’escalader,
y observer des choses qui sont impossibles à voir puisque occultées
par le pignon nord de la villa Béthanie ?
Personne ! Et c’est là la force de la
chose imprimée. Les gens l’avalent sans état d’âme et sans se poser
la moindre question.
Il en est exactement de même avec
l’affaire Gélis. Il est maintenant prouvé, grâce à des documents que
nous avons que l’inscription « Viva Angélina » n’a jamais existé. Il
s’agit d’un faux dû au juge d’instruction qui semble n’avoir eu pour
principal souci que de faire capoter l’enquête. Car là est bien
l’extraordinaire de cette affaire: il ne s’agit pas d’un faux
créé pour « égarer » les enquêteurs comme vous le suggérez, mais
bien d’un faux créé par les enquêteurs eux-mêmes pour égarer
l’enquête. C’est donc que ceux qui l’ont créé savaient
parfaitement à quoi s’en tenir sur ce crime ! Mais là aussi, pour
comprendre, il faut mener les investigations sur le terrain,
interroger certains services et fouiller certaines archives
publiques ou privées. Ce n’est pas en restant devant ses ordinateurs
à faire de beaux dessins en couleurs et en 3D que l’on va comprendre
ce qui s’est vraiment passé. Et ce n’est certainement pas ainsi que
l’on retrouvera par exemple les carnets de compte de l’abbé Gélis
(hé ! hé !)… Il faut d’abord resituer le drame dans son contexte et
surtout retrouver les liens occultes qui pouvaient à l’époque relier
tous les protagonistes de cette affaire ensemble, qu’ils soient
enquêteurs ou chose plus étonnante édiles de la région. Ensuite on
peut comprendre et expliquer puisque tout devient limpide !
WM : Vous avez une opinion bien
précise sur l’identité du, ou plutôt, des assassins de l’abbé Gélis.
Qu’est ce qui vous a conduit à penser qu’il s’agissait des frères
Saunière, et au nom de quels mobiles ?
L’affaire Gélis n’est hélas
qu’anecdotique dans ce qu’il est communément appelée l’énigme de
Rennes. Mais affirmer péremptoirement qu’elle n’y est pas liée est
une erreur profonde : elle n’en est juste en fait qu’un accident de
parcours. Les frères Saunière y sont bien entendu étroitement liés,
et principalement Alfred qui à l’époque, défroqué depuis 2 ans et
donc sans ressources officielles, ne pouvait se permettre de perdre
un certain revenu d’appoint qui allait très rapidement se révéler
extrêmement lucratif. Je me suis ainsi aperçu en faisant des
recherches sur lui qu’à la date de sa mort en 1905, il était
beaucoup plus riche que son frère Bérenger. La clef de l’énigme
Gélis tient à la compréhension de la personnalité d’Alfred: dénué de
tout scrupule, homme à femmes, alcoolique au dernier degré et
extrêmement violent, il réunissait toutes les « qualités » pour
devenir le principal protagoniste d’un sordide fait-divers.
Son ancienne hiérarchie le connaissait
bien et l’avait parfaitement jugé, il n’y a pour s’en convaincre que
de relire l’interview sur le site de Laurent Octonovo de l’abbé
Gilles Semenou, du diocèse de Carcassonne, qui a eu accès à une
partie de son dossier à l’évêché : c’est édifiant !
http://www.octonovo.com/RlC/Fr/itw/itwgse.htm
Quant aux motivations, au déroulement et
aux conséquences de l’assassinat de l’abbé Gélis, je réserve les
conclusions de mon enquête à ceux qui cet été feront le déplacement
jusqu’à Rennes-le-Château pour une conférence sur ce sujet qui
promet d’être passionnante.
Finalement, je préfère avoir les gens en
face plutôt que lâchement cachés derrière un écran…
WM : Merci Franck et la question que se
posent évidemment tous vos lecteurs : à quand la suite de vos
travaux ?
Dans un premier temps, abasourdi par la
bêtise et l’intolérance de beaucoup sur Internet, j’avais fermement
décidé de ne plus rien publier. Et puis le dimanche 30 avril, je me
suis rendu à l’abbaye de Lagrasse (11) où se situait un salon du
livre et où j’ai pu assister à une conférence sur RLC de Christian
Doumergue. J’écoutais bien installé au fond de la salle lorsque
l’auteur conférencier eut la gentillesse de signaler ma présence. Ce
ne fut ensuite qu’une manifestation ininterrompue de sympathie et de
félicitations pour mon livre de la part d’un public extrêmement
chaleureux qui ne me connaissait pas physiquement mais qui tenait
dans les grandes lignes à me remercier de les avoir réconciliés par
mes écrits avec l’histoire de Rennes dont ils étaient pour la
plupart dégoûtés depuis des années.
J’ai donc alors compris que ceux qui
sévissaient dans le microcosme des forums d’Internet étaient loin
d’être représentatifs de l’immense public de passionnés de cette
énigme.
Pierre Jarnac était présent puisque
exposant parmi les éditeurs de cette manifestation. En dînant
ensemble le soir même et en constatant mon manque d’enthousiasme à
me replonger dans l’écriture, il m’a proposé de collaborer à un
ouvrage qui sous forme de questions-réponses me permettrait
d’éclaircir certains passionnants points non abordés jusqu’ici et
ainsi d’intégrer les révélations que j’ai faites à Paris, donc en
quelque sorte de donner une suite au « Secret Dérobé ».

L’idée est lancée: elle ne me déplait
pas, et j’avoue de plus être extrêmement flatté à l’idée de
retrouver un jour mon nom associé sur la jaquette d’un livre avec
celui dont, bien avant que de le connaître, j’ai toujours admiré la
pertinence, la rigueur et l’extraordinaire travail. Nous allons donc
très certainement oeuvrer sur ces bases et peut-être que dans
quelques mois, nous pourrons en étonner beaucoup et ainsi remettre
sans ménagement quelques pendules à l’heure…
Mais rien n’est encore décidé, on verra
bien.