|

Sondages
et Fouilles à Rennes-le-Château.
La revue de presse
- le 26 avril 2001
|
RENNES-LE-CHATEAU
(11) : Importante découverte archéologique enfouie dans le sous-sol
Une sépulture
antérieure au Ve siècle ?
La commune est en
ébullition. Non, ce n'est pas encore l'abbé Saunière qui fait
des siennes. Mais, une découverte archéologique de la première
importance aurait été faite sur le territoire du village.
D'après nos sources, il y a peu, une équipe d'Américains
seraient venue en repérage sur la commune. Ce serait celle qui a
découvert les sarcophages de la pyramide de Khéops, en Egypte.
Pour arriver à un tel résultat, elle avait utilisé de nouveaux
moyens qui permettent de faire passer une sorte d'échographie à
la matière. On arrive ainsi à découvrir des objets enfouis dans
le sol ou dissimulés derrière un mur. Cette équipe aurait
utilisé le même procédé sur le site de Rennes-le- Château.
Elle aurait ainsi découvert une sépulture antérieure au Ve
siècle de notre ère. Toujours d'après nos sources, cette
découverte devrait être rendue public dans quinze jours.
NOMBREUSES INTERROGATIONS Si la datation de cette découverte est
exacte, il s'agit de l'antiquité tardive. Ce serait donc la
première trouvaille concernant cette période sur ce site.
Cependant on sait qu'à partir des années 400, Rennes-le-Château
était un point avancé des Wisigohts dans la région. Une ville
très importante. Certains avancent le chiffre de 30.000
personnes.
Des fouilles faites au siècle dernier corroborent cette
présence. Les archéologues ont retrouvé dans l'église un
autel, un socle de croix et des dalles datant de cette époque.
Ces vestiges sont actuellement exposés au musée du village.
Cependant, cette information pose un certain nombre de problèmes.
Pour dater cette découverte, il y a dû avoir des fouilles.
D'après la direction régionale des affaires culturelles (DRAC),
une datation est impossible sans objet. Dans ce cas, une demande
d'autorisation est obligatoire. Or, la Direction régionale des
affaires culturelles n'a rien enregistré de tel. Dès lors, la
datation est- elle sûre?
Second point: interrogés sur le sujet, la plupart des
spécialistes du site ont été très étonnés. Certains ont
estimé que cela était peu vraisemblable. D'autres nous ont
affirmé que ce n'était pas impossible.
Car le problème avec Rennes-le-Château est que ce site est
l'objet d'un véritable mythe. Il a déjà fait l'objet de
découvertes plus délirantes les unes que les autres. Quand est-il cette fois? Réponse dans quinze jours.
E. D. |
- le 13 juin 2001
|
RENNES-LE-CHATEAU
(11) : Elles permettront de mettre à jour la crypte découverte
Des fouilles
bientôt entreprises
Va-t-on enfin
connaître la véritable histoire de Rennes-le-Château. Des
fouilles archéologiques seront entreprises dans les prochaines
semaines (elles pourraient débuter au mieux à la fin de
l'été).
Ainsi en a décidé le conseil
municipal mercredi dernier. Elles se feront en liaison avec
l'architecte des bâtiments de France et la Direction régionale
des affaires culturelles (DRAC).
Ces fouilles permettront de mettre à jour la crypte découverte
sous le sol de l'église, il y quelque semaines par la fondation
J. Méril de Californie, dirigée par le docteur Eisenman, de
l'université de Long Beach. Cette dernière est représentée
dans l'affaire par une société italienne Robada SAS, qui
appartient au Vatican.
Pour découvrir cette crypte, les chercheurs avaient pratiqué une
sorte d'échographie du sol. Deux tombeaux auraient ainsi été
trouvés. A partir de l'échographie, ils ont pu les dater. Ceci
grâce aux nombres de couches de sédiments qui les recouvrent.
Ainsi, d'après-eux, la crypte serait antérieure au Ve siècle de
notre ère. Les fouilles archéologiques confirmeront ou non cette
datation.
Elles peuvent être effectuées de deux manières. Soit par
l'extérieur, par le jardin. Soit en creusant le sous-sol de
l'église.
UN COFFRE ENTERRE SOUS LA TOUR Autre découverte d'importance qui
avait été jusqu'ici soigneusement cachée, un objet (selon toute
vraisemblance un coffre) est enterré sous la tour Magdala.
« Nous n'avons jamais eu l'intention d'avancer masqués. Mais
nous nous sommes donnés le temps qu'il fallait pour permettre à
la commune d'avoir les retombées économiques qui pourraient
découler de cette découverte », assure le maire, Jean-François
Lhuillier.
Ce coffre mesure 90 cm de haut sur 1 mètre de large. Rappelons
que cette tour a été construite par l'abbé Saunière.
Les chercheurs espèrent trouver dans celui-ci des parchemins ou
des documents qui permettraient d'éclairer les débuts de
l'histoire de notre civilisation.
Suite à ces événements, des mesures de sécurité très
importantes ont été prises pour éviter que Rennes- le-Château
soit à nouveau le centre des chercheurs de trésors.
Car, depuis la révélation par la Dépêche du Midi de cette
découverte, les explications vont bon train. « Depuis que
l'annonce de cette découverte navigue sur Internet, on assiste à
un déchaînement de théories fumeuses », commente le maire.
Aujourd'hui, ce dernier espère bien que la technologie va
permettre d'aborder le problème archéologique du site sous un
jour scientifique.
Ce qui pourrait mettre fin à tout un tas de délires plus
excentriques les uns que les autres. Et enfin faire place à
l'histoire avec un grand H.
E. D. |
- le 18 juin 2001
|
Rennes-le-Château :
des fouilles sous l'église
Une crypte se
cache-t-elle sous l'église de Rennes-le-Château ?
C'est bien ce que
des fouilles archéologiques vont vérifier dans les prochains
mois. Elles consisteront à mettre à jour les deux tombeaux
enfouis sous le sol de l'église, comme l'annonçait la Dépêche
du Midi début mai.
Cette découverte a été faite
voici un mois par des chercheurs américains, sous la direction du
docteur Eisenman de l'université de Long Beach, en Californie. Le
procédé? Une sorte d'appareil qui radiographie le sol. Et les
clichés ont révélé la présence de deux tombeaux.
A partir de l'échographie réalisée, ils ont pu compter le
nombre de strates de sédiments qui surmontent la crypte et la
dater. Conclusion: les deux tombeaux seraient antérieurs au Ve
siècle de notre ère.
Mais seules les fouilles permettront de les dater avec exactitude.
Autre trouvaille d'importance, qui avait été soigneusement
cachée: un coffre est enterré sous la tour Magdala.
Curieusement, pendant toutes ces années, les chercheurs de
trésors ne l'ont jamais trouvé.
Cette tour ayant été construite par l'abbé Saunière, c'est
vraisemblablement lui qui a enterré le coffre à cet endroit.
Dans celui-ci, les chercheurs espèrent trouver des parchemins sur
la vie des chrétiens au début de notre ère. Des documents que
l'abbé aurait découverts dans l'église.
Bien évidemment, la municipalité a pris des mesures de
sécurité draconiennes. Les deux sites sont très surveillés.
Elle ne tient pas à revivre le temps où l'on fouillait tous
azimuts les rues de la commune avec des détecteurs à métaux.
E. D. |
LE
FIGARO magazine
- le 7 juillet 2001
|
Rennes-le-Château
vrai ou faux ?
Le Trésor du Curé
Des
scientifiques canadiens et américains ont
débarqué dans ce
village de l'Aude
à la recherche du mystérieux trésor qui attire chaque année
100 000 curieux.
Par
Léopold Sanchez
L’histoire commence comme un film
d'aventures dont le scénario aurait été imaginé par Jacques
Tati. Voilà un peu plus d'un an, Jean-François Lhuilier, maire
de Rennes-le-Château, un petit village de l'Aude où l'on
recherche depuis un siècle le trésor qui aurait permis à son
pauvre curé de vivre sur un grand pied, reçoit une lettre d'un
certain Jean-Louis Genibrel, citoyen américain résidant à Long
Beach en Californie : « Je sais
qu'au début de la construction (le la tour Magdala, à Rennes-le-Château ( ... ) le
grand-père de mon oncle, qui était
le chef de chantier, a aidé l'abbé Bérenger Saunière à
enterrer au moins une boîte et d'autres objets sous la fondation
de la tour, exactement sous la pierre de coin. »
Canular ou mystification ? Le maire est habitué à ce genre
de courrier.
-
Je reçois une dizaine (le
lettres par an de personnes affirmant savoir où est enterré le
trésor (le l'abbé Saunière !
déclare t il en brandissant la fameuse lettre.
Des
spécialistes pratiquent une échographie du terrain
Seulement, le mystificateur en question a de
la suite dans les idées. Quelque temps plus tard, il téléphone
à monsieur le maire qui s'empresse de lui signifier que les
fouilles sont strictement interdites sur le périmètre de Rennes-le-Château. Et pour cause, ce modeste village attire
chaque année quelque 100 000 curieux à la recherche d'un trésor,
au sujet duquel on a écrit plus de quatre cents livres, traduits
dans toutes les langues, tourné des dizaines de films (dont le
dernier, produit par Comes Communication, sera diffusé à la
rentrée), sans compter les sites sur Internet, les conférences
dans le monde entier...
A la différence de ses prédécesseurs, le
mystérieux interlocuteur américain ne propose pas de fouiller,
mais de venir avec une équipe de spécialistes pour pratiquer une
échographie du terrain. La cause est entendue. Le 17 avril, les
habitants de Rennes-le-Château voient débarquer sur la place du
village une équipe de trois spécialistes canadiens (les mêmes
qui ont supervisé les recherches échographiques dans la pyramide
de Kheops) et de quatre archéologues de la John Merril Foundation
(une fondation privée de San Francisco finançant divers travaux
de fouilles dans le monde). Le groupe est supervisé par le
professeur Robert Eisenmann, un des plus grands spécialistes
d'archéologie chrétienne. chargé de l'étude des rouleaux de la
mer Morte à l'université de Long Beach. En y ajoutant les trois
Italiens dépêchés par le Vatican et dirigés par une pulpeuse
théologienne, le docteur Serena Tajé, on comprend mieux la
surprise du maire en voyant, en ce mercredi matin, sa petite
mairie envahie par une armée d'étrangers.
- Surtout, précise-t-il, qu'ils
sont arrivés avec des camions, du matériel de recherches très
sophistiqué dans trois malles blindées... Il devait y en avoir
au moins pour 500 000 francs !
Quelques instants plus tard, les scientifiques sont au
travail, sondant, avec un échographe, la base de la tour Magdala
et ses abords. Ils n'iront pas plus loin. Le grand-père de mister
Genibrel n'a pas menti ! Sur l'écran de l'ordinateur, on voit se
dessiner un objet quadrangulaire: apparemment un coffre de 90
centimètres sur 103 centimètres, localisé à 4 mètres de
profondeur. L'équipe est euphorique. Mais ce n'est pas tout ! Répétée
dans l'église, la recherche échographique signale également une
crypte murée à 2,50 mètres sous le niveau de la nef.
Très excité par ces découvertes, le maire se dépêche de prévenir
l'évêque de Carcassonne, le préfet, le directeur de la Drac
(Direction régionale des affaires culturelles), Arnault de la
Briffe et I*architecte des Bâtiments de France. Devant l'intérêt
unanime des autorités, on décide d'entamer une procédure de
recherche scientifique et archéologique pour laquelle la
fondation John Merril avance déjà un premier investissement de
100 000 dollars.
Afin de préparer les fouilles qui débuteront en septembre
prochain, tous les protagonistes se réunis à Rennes-le-Château,
le 14 juin, sous la direction scientifique du professeur. Andrea
Barattolo, éminent spécialiste en archéologie ancienne.
Les premières observations de cet archéologue, qui a notamment
participé aux travail de recherches sur le forum romain et sur
d'autres lieux antiques du pourtour méditerranéen, sont étonnantes
:
-
Nous sommes à la veille de découvrir
l'acropole de la civilisation gauloise !
déclare enthousiaste le professeur Barattolo.
Il ajoute :
- Mon impression est
confirmée par la présence de fragments de céramiques antiques
dans la collection du musée archéologique. Il ne s'agit pas de
pièces telles qu'on les fabriquait en Sicile l'exportation, mais
d'objets de luxe importés directement d'Athènes vers le V siècle
avant notre ère !
Un coffre aurait été enterré sous les
fondations de la tour Magd
Ce qui laisse supposer l'existence d'un site
gaulois beaucoup plus important que Bibracte ou Alésia. Le musée
possède également une riche collection de céramiques antiques,
armes et outils gaulois, monnaies celtiques et romaines, dont une
pièce datant d'Auguste ornée d'un crocodile, ou d'autres avec
des têtes de taureau...
-
J'espère, poursuit
le professeur Barttolo que
nous allons trouver, sous la nef, les fondations d'un temple
romain et, plus en dessous les restes d'un sanctuaire celtique
attestant de l'importance
de Rennes-le-Château dans la Gaule pré romaine. Ce qui serait
tout à fait normmal, vu la position clef de ce site sur la route
reliant l'Ibérie à la province narbonnaise.
Quant au coffre '? Les rayons gamma ont
signalé qu'il ne contient pas de métal. Que peut-il donc révéler
? Des documents ? On sait depuis longtemps (et c'est là le plus
extraordinaire. car le surnaturel est chose courante à Rennes-le-Château !), non par des témoignages de personnes ayant
connu l'abbé Saunière mais par le truchement de rêves
divinatoires inspirés à un chercheur dont nous tairons le nom,
qu'un coffre aurait été enterré sous les fondations de la tour
Magdala au moment où elle a été construite, entre 1887 et 1890.
La lettre de l'Américain et la récente découverte de l’équipe
de chercheurs de la fondation John Merri viennent donc confirmer
cette piste.
Mais qui était donc ce petit
curé de campagne, Bérenger Saunière ?
Mais vers quoi peut-elle mener ? Les opinions
divergent suivant les hommes qui les représentent. Pour l'archéologue
italien envoyé par le Vatican :
-
Il pourrait s'agir d'un document qui viendrait remettre en cause
l'histoire de I'Eglise catholique !
Une confirmation de la rupture de la hiérarchie
pontificale après Benoît XIII.
La volcanique théologienne, directrice de la mission vaticane,
intervient :
-
A
moins que ce ne soit un signe tangible de la présence en ce lieu
(présence attestée par les textes sacrés) du juge de Jésus, de
ce même Hérode Antipas qui s'arrêta ici, à Rennes-le-Château,
sur le chemin de l'exil, en compagnie d'une certaine Marie la
Magdaléenne.
Elle ajoute :
-
Nous allons peut-être découvrir des éléments concernant le
mythe fondateur de l'Eglise.
Ce qui expliquerait le nom de « tour Magdala
» donné à l'endroit où l'abbé Saunière cacha son trésor.
Le point de vue du maire est beaucoup plus patriotique :
-
Pour moi, c'est la
preuve formelle que Rennes-le-Château est la véritable métropole gauloise dont on
recherche la trace quelque part sur les bords de la Saône.
Ce qui anéantirait les efforts de l’Etat
et tous les investissements depuis cent cinquante ans en faveur de
Bibracte. La perspective fait jubiler le premier de la commune qui
ne cache pas ses opinions monarchistes.
Quant à la tendance légitimiste, elle est représentée par Jean-Luc Robin. propriétaire d'un restaurant dans la bourgade
voisine d'Espéraza. Venu s'installer à Rennes en 1957, ce
dernier pense:
-
Cette découverte va permettre d'éclaircir les relations mystérieuses
de l'abbé Saunière avec l'aristocratie européenne. En
particulier, ses rapports avec la comtesse (le Chambord, qui mit
à sa disposition 3 000 francs or, ou avec les Habsbourg. Comme le
prouvent les billets de train à destination de Vienne, Paris ou
Madrid dont on a trouvé la trace dans les affaires personnelles
du petit curé de campagne. Qui était l'abbé Saunière, poour
avoir attiré un si grand nombre de personnalités à Rennes-le-Château,
de l'impératrice Zita de Habsbourg à François Mitterrand,
en
passant par Debussy et bien d'autres ?
Parti pauvre comme Job de son Montazels
natal, à 4 kilomètres plein sud à vol d'oiseau. Bérenger Saunière
prend possession de sa cure en 1885. Il a 33 ans et rien, en dépit
d'un physique avantageux et d'une ambition cadrant mal avec des
fonctions de curé de campagne, ne semble le destiner à quelque
projet fastueux. Et pourtant, il dépense bientôt une fortune
pour transformer sa petite église paroissiale en un monument
sulpicien qui n'aurait pas déparé une coquette sous-préfecture,
ou pour reconstruire le modeste presbytère, qui était en ruines.
et en faire la superbe Villa Bethania avec ses plafonds à
fresques. son tableau de Mucha offert par l'artiste qui était un
familier du prêtre. Sans oublier les jardins avec serres et
bassins. l'élégante terrasse dominant le paysage. le kiosque à
musique et la tour-bibliothèque dans laquelle l'abbé fut retrouvé
mort, un jour, par sa bonne, Marie Dénamaud, avec qui il vivait
maritalement au su de tout le monde. Ce qui ne l'empêchait pas de
chercher ailleurs des petites satisfactions auxquelles la prêtrise
commande de renoncer...
-
Pour se lancer dans ces
travaux, il a bien fallu que notre petit curé trouve quelque
chose, poursuit
le restaurateur d'Espéraza. Ce n'est pas avec ses émoluments
qu'il aurait pu construire tout cela. Pourquoi la veuve de l'héritier
du trône de France lui remet-elle une somme aussi importante ?
D'autant plus qu'elle est apparentée à cette famille des
Habsbourg qui est, à I’époque, détentrice des pouvoirs
politique. financier, économique et religieux en Europe.
L'empereur d'Autriche a un droit de veto sur l'élection du pape.
Pourquoi quelqu'un d'aussi important s'intéresse‑t‑il
au sort d'un petit curé 9
L’Eglise
veut détruire tout document compromettant
L'abbé Saunière aurait-il mis par hasard le
nez sur un secret dont il aurait su monnayer le silence en échange
d'une existence confortable et de la discrétion de l'Eglise face
à sa vie privée, peu conforme avec des principes religieux ?
Ce qui expliquerait cette confidence de l'envoyée du Vatican. la
théologiquement sexy Serena Tajé, au maire de Rennes-le-Château
qui nous l'a répétée : « Je suis
missionnée par l'Eglise pour détruire tout document
compromettant que nous pourrions trouver ! »
Comme le précise Jean-Luc Robin :
‑ Pour embrouiller
un peu plus l'histoire de l'abbé, je vous signale que le précepteur
du comte de Chambord s'appelait d'Hautpoul de BIanchefort et qu'il
était apparenté à la famille qui régnait sur Rennes-le-Château.
Il a peut-être raconté à son élève, le futur roi de France,
ce qui s'était passé dans le village ait moment de la Révolution
française, soixante ans auparavant. En 1793, son ancêtre la
comtesse de Blanchefort avait confié au prêtre réfractaire de
Rennes, l'abbé Bigou, les archives de sa famille qui comptait un
grand maître de l'ordre du Temple. Que contenaient ces papiers ?
Elle lui remettrait également la fortune de la famille, en numéraire
et en bijoux, afin de la soustraire à la tourmente révolutionnaire.
Est-ce cette fortune que l'abbé Saunière a découverte dans sa
cure ? D'autant plus que la comtesse ne fut pas la seule à
confier tous ses biens à l'abbé Bigou. Les plus grandes,
familles du Languedoc firent de lui le dépositaire de leurs
valeurs, en attendant des jours meilleurs.
Comme l'explique le maire :
-
Une personne d'autorité a dû
donner l'ordre à l'abbé Saunière d'arrêter ses recherches. Il
a donc refermé la porte sur son secret, mais, en contrepartie, il
a vécu librement, comme il l'entendait.
D'où
venait l'argent qu'il a dépensé'? Qui avait intérêt à ce
qu'il garde le silence ? Ce sont là des questions que ]*on
croyait à jamais sans réponse. jusqu*à ce que la lettre d'un
mystérieux Américain ne vienne faire rebondir cette incroyable
histoire qui est peut-être à la veille de son dénouement. |
- le 18 juillet 2001
|
LIMOUX (11) :
Mystère de Rennes-le-Chateau
Le Vatican
mobilisé
Ecoutez plutôt
ce que pensent certaines personnes qui ont souvent le nez plongé
dans les études et les textes à propos du trésor de Rennes-le
Château, et qui régulièrement frappent à notre porte pour nous
entretenir de leur théorie:
Selon eux, des documents de
première importance se trouvent dans un coffret, enfoui sous les
fondations de la tour Magdala, à Rennes le Château. Ces
documents remettraient en cause les fondements de la doctrine
chrétienne, en particulier, l'authenticité de certains
événements constitutifs de celle-ci.
Il y a quelques semaines a eu lieu la mise au jour d'un coffre,
qui se trouve effectivement sous la fameuse tour, par une équipe
de chercheurs américains. Ils en ont repéré l'existence grâce
à l'échographie. Cette « révélation » n'a pas fini de faire
couler de l'encre et de la salive.
D'autant que le Vatican a dépêché, il y a quelques jours, une
jeune femme, du genre « canon » (pas celui de l'église
justement). Elle aurait déclaré au maire de la commune, Jean-François Lhuillet, propos rapportés par notre confrère «
le Figaro Magazine »: « Je suis missionnée par l'église pour
détruire tout document compromettant que nous pourrions trouver.
»
Il n'en fallait pas davantage (mais cela n'est-il pas suffisant
lorsque l'église revient au Moyen âge, ou juste après) pour
rallumer les bûchers d'une mémoire ardente quand resurgit le mot
hérésie. Des bûchers qui ont trouvé dans ce lieu d'histoire et
de légendes, balayé par tous les vents contraires, les bons et
les mauvais, de quoi nourrir leur flamme.
QUELLE HISTOIRE! Pour y voir clair, rappelons les derniers faits.
Le descendant américain d'un homme qui a aidé l'abbé Saunière
à enterrer une boite dans les fondations de la tour Magdala,
dépêche des chercheurs de trésors de la John Merril Foundation,
celle-là même qui a effectué des recherches dans la pyramide de
Khéops. Cela s'est passé en mai dernier.
Le coffret est repéré, ainsi que l'existence d'une crypte
murée. Les premières observations enthousiasment les chercheurs.
Le professeur Barattollo estime que « nous sommes à la veille de
découvrir l'acropole de la civilisation gauloise. »
Sous la nef, ce dernier espère trouver les fondations d'un temple
romain, et plus en dessous les restes d'un sanctuaire celtique.
Voila pour ce qui concerne l'aspect concret de cette découverte,
qui s'annonce capitale sur le plan de l'histoire de la
civilisation.
Pour le reste, évidemment, les pronostics sont plus flous. Ce qui
ne veut pas dire qu'ils soient moins intéressants.
Cette découverte archéologique qui sera peut-être élucidée au
mois de septembre, renvoie au personnage de l'abbé Saunière.
Personnage central, incontournable et auréolé de mystère.
Par exemple, le petit curé de campagne entretenait des relations
avec l'aristocratie européenne de l'époque: les familles de
Chambord, les Habsbourg. Les dépenses somptuaires consenties par
le prélât pour bâtir le domaine que l'on connaît aujourd'hui
demeurent tout aussi mystérieuses.
Alors, parmi les théories échafaudées, une en particulier
revient à la surface, celle-là même qui prétend remettre en
cause le mythe fondateur du christianisme: l'abbé aurait arrêté
ses recherches, contre la bienveillance de l'église, quant à sa
manière de vivre en totale liberté et fastueusement.
Dans sa manche de curé de l'arrière pays audois, l'abbé avait
même un empereur. Une personne dans le secteur détient une
lettre échangée entre ecclésiastiques, attribuant la cause de
la mort de l'archiduc François Ferdinand assassiné à Sarajevo
et qui fut à l'origine de la première guerre mondiale, aux
informations qui pourraient être contenues dans le coffre de la
tour Magdala. |
- le 29 juillet 2001
|
Fouilles à Rennes :
le maire dédouane le Vatican
Un trésor à
Rennes-le-Château
? Un envoyé spécial du Pape veille au grain ? Selon Jean-François
Lhuilier, le maire de la commune, l'implication de l'Eglise est
due à un quiproquo. Explication.
"Je suis missionnée par l'Eglise
pour détruire tout document compromettant que nous pourrions
trouver !"
Cette petite phrase,
prononcée par Serena Tajé, docteur en théologie, a fait l'effet
d'une bombe à Rennes-le-Château et aux alentours.
Selon Léopold Sanchez, qui a
rapporté ces propos dans le Figaro Magazine du 7 juillet, Serena
Tajé est aussi l'envoyée spéciale du Vatican !
Maire de la commune, Jean-François
Lhuilet, n'a guère apprécié. "J'ai reçu de nombreux
coups de téléphone et un courrier abondant. L'artide du Figaro
était très bien, mais cette phrase a un peu tout gâché".
Le maire tient donc à recentrer un peu le débat. "D'abord,
Serena Tajé n'est pas l'envoyée du Vatican, mais docteur en théologie.
Ensuite, la société Robadoba, qu'elle représente, a pour
objectif de mettre en relation des intellectuels européens dans
tous les domaines. Elle travaille avec tout le monde, dont le
Vatican !".
Une boutade. Le maire regrette surtout que la phrase
prêtée à Serena Tajé ait été sortie de son contexte. "C'était
lors d'un repas "Aux deux musées". Serena Tàjé a dit
cela sur le ton de la boutade. Les huit autres personnes qui
étaient là peuvent témoigner !".
Le mythe de "la pulpeuse théologienne", selon
les termes du Figaro Magazine, en prend un coup. Le parfum de
scandale lié à un éventuel passage en force de l'Eglise
aussi...
L'intérêt pour le trésor supposé de l'abbé Saunière a été
relancé il y a un an par un stupéfiant courrier envoyé au maire
de Rennes-le-Château par un Californien.
"Au début de la construction de la tour Magdala, à
Rennes-le-Château [ ... ] le grandpère de mon oncle, qui était
le chef de chantier, a aidé l'abbé Saunière à enterrer au
moins une boîte et d'autres objets sous la fondation de la tour,
exactement sous la pierre de coin."
Le 17 avril dernier, une
équipe d'archéologues et de scientifiques nord-américains
débarque à Rennes-le-Château, avec 500 000 $ de matériel !
L'équipe est supervisée par Robert Eisenmann, un des plus grands
spécialistes d'archéologie chrétienne. Docteur en théologie,
Serena Tajé est présente.
Des fouilles en septembre ?
Grâce à un échographe, les scientifiques découvrent sous
la tour un objet en bois, qui pourrait être un coffre, à 4 m de
profondeur. Un peu plus loin, dans l'église, la même recherche
échographique détermine la présence d'une crypte murée !
Selon Serena Tajé, "le coffre pourrait contenir des
documents susceptibles d'apporter des éclaircissements sur le
mythe fondateur de l'église"
Cela expliquera peut-être
pourqoi l'abbé Saunière, petit curé de campagne, fréquentait
le gratin de l'aristocratie européenne à la fin du XIX, siècle.
Possédait-il un trésor?
Quant à la crypte sous l'église, "elle pourrait
correspondre aux restes d'un sanctuaire celtique attestant de
l'importance de Rennes-le-Château dans la Gaule préromaine
", explique le professeur darchéologie ancienne, Andrea
Barattolo.
Une hypothèse renforcée par les recherches archéologiques
menées sur le domaine de l'abbé Saunière. Des objets importés
d'Athènes au V, siècle av. J-C y ont été retrouvés.
Si la John Merril Foundation confirme son investissement de 100
000 $, les fouilles pourraient commencer en septembre. "Tout
sera fait en accord avec les autorités concernées ",
précise Jean-François Lhuilier.
G. R |
- le 07 août 2001
|
Rennes-le-Château
: le mystère s'épaissit
(Midi Libre)
L'année
dernière à la même époque, nous annonçions que le trésor de
Rennes-le-Château n'était plus à Rennes mais dans une île de
la Baltique où, jadis, l'avaient emporté les Templiers sentant
leur mort prochaine.
Que non ! Le village audois a reçu la visite d'une délégation
de scientifiques de haut niveau : trois Canadiens qui ont à leur
actif d'avoir sondé la pyramide de Khéops, quatre archéologues
de la John Merril Foundation qui, depuis San Francisco, finance
des fouilles un peu partout dans le monde et notamment à
Alexandrie, enfin le Pr Robert Eisenmann, un des plus grands spécialistes
d'archéologie chrétienne chargé de l'étude des manuscrits de
la Mer Morte.
Le maire de Rennes-le-Château, Jean-François Lhuilier, a confirmé
l'existence de cette délégation scientifique d'irréfutable
tenue. S'y étaient même ajoutés deux théologiens dépêchés
par le Vatican et une théologienne, le Dr Serena Tajé. Des
savants, des envoyés du Vatican, des archéologues : cette fois
pas de doute, le Trésor était bien de retour.
En trois coups de sondeur échographe, sous la tour Magdala, cette
espèce de donjon que l'abbé Saunière, arrivé à Rennes pauvre
curé de campagne, mort richissime et ami des puissants, s'était
fait construire, l'équipe découvrait donc une cache. Une cache
à l'endroit exact que leur avait indiqué un citoyen américain,
Jean-Louis Genibrel, Français d'origine dont le grand-père, maçon
à la tour Magdala, lui avait révélé l'existence. A l'intérieur,
disent les sondeurs, un coffre de 90 cm sur 103. Et dans le coffre
? Pas de métal, disent les machines.
Mais quoi alors ? Des papiers, des documents ? Ce secret que l'abbé
Saunière aurait richement monnayé ? « Il pourrait s'agir de
documents remettant en cause l'histoire de l'Eglise », a dit un
archéologue. Serena Tajé, selon le mot de notre confrère, a
ajouté que ce pourrait être « un signe tangible de la présence
en ce lieu du juge de Jésus, Hérode Antipas, qui s'arrêta en
compagnie d'une certaine Marie la Magdaléenne ». Avant de lâcher
un assez ébouriffant : « Je suis missionnée par l'Eglise pour détruire
tout document compromettant que nous pourrions trouver ». Propos
que confirme le maire.
On attendra donc septembre. Sans illusion. Si coffre et crypte
sont vides, le Trésor n'en continuera pas moins sa vie vagabonde.
Oui, mais si le coffre est plein ? Diable, si on ose dire, voilà
que la sauniérite nous. |
- le 08 août 2001
|
Une
réunion en septembre
Le village nage en plein délire
« C'est
de la folie », assure une habitante. Depuis la révélation de découvertes
archéologiques par « La Dépêche du Midi », le village de
Rennes-le-Château vit au rythme des rumeurs les plus folles.
Certaines personnes ont d'ailleurs repris les fouilles sauvages
comme à l'époque des chercheurs de trésors.
En effet, les interprétations les plus délirantes naissent à
propos des tombeaux découverts sous l'église et surtout de
l'objet (qui pourrait être un coffre) sous la tour Magdala. Que
n'a-t-on pas entendu ? Une « james bond girl » serait même venu
du Vatican pour détruire on ne sait quels documents secrets.
Aujourd'hui tout ce que l'on peut sérieusement affirmer c'est
qu'une équipe de chercheurs américains de la fondation J. Méril
de Long Beach (Californie) a découvert deux tombeaux sous le sol
de l'église. Et un objet, qui a la forme d'un coffre, sous la
tour Magdala.
FOUILLES
ARCHÉOLOGIQUES
Depuis, le conseil
municipal a décidé d'entreprendre des fouilles archéologiques
sous l'égide de la Direction régionale des affaires culturelles
(DRAC). Une réunion aura lieu en ce sens entre les différentes
autorités concernées et les chercheurs américains à la mi-septembre.
Jusqu'à
présent ceux-ci étaient représentés dans l'affaire par
l'entreprise italienne Robada SAS, qui appartient au Vatican.
Cette société devait faciliter les relations entre la fondation
J. Méril et les autorités françaises concernées. Aujourd'hui
vu l'intérêt que suscitent les différentes anomalies découvertes
sur le site, le professeur Eisenman représentant
la fondation est le seul correspondant de la commune et des
autorités concernées. Exit donc le Vatican.
Car, de l'avis de plusieurs habitants, il serait temps de cesser
de raconter des histoires et de mettre en oeuvre le plus
rapidement possible les moyens scientifiques nécessaires à faire
parler l'Histoire.
D'ailleurs, si les élucubrations de certains continuaient le
maire de Rennes-le-Château assure qu'il n'hésitera pas à
prendre les mesures qui s'imposent.
E.
D.
Fureur
médiatique
Rennes-le-Château était déjà célèbre dans le monde entier.
Il deviendra encore plus célèbre. Depuis quelques semaines, le
site a fait l'objet de nombreux reportages des médias nationaux
et étrangers. Ainsi, après être passé à 13 heures sur France
2, le site accueille actuellement une équipe de l'émission ~,
Des Racines et des ailes », et celle d'"Envoyé spécial"
devrait suivre prochainement. Côté étranger, les télévisions
italienne et anglaise sont attendues. Ces reportages ont‑ils
un effet sur le tourisme ? D'après la municipalité, le nombre de
visiteurs du domaine aurait augmenté de près de 30 % par rapport
à l'année dernière.
|

- le 10 août 2001
|
Un
prêtre limouxin parle de Rennes-le-Château
L'abbé
Séménou rappelle avec beaucoup d'humour qu'il ne faut pas mélanger
la réalité et l'imaginaire. L’histoire n'est pas un conte à
dormir debout...
En
réponse à certains articles concernant les derniers événements
de Rennes-le-Château l'abbé Gilles Séménou, délégué du
service Pastorale et Nouvelles Croyances du Diocèse, s'exprime
avec beaucoup d'humour sur ce dossier qui, régulièrement, défraie
la chronique.
« Une tour, des documents cachés. On croirait à un remake -couleur locale- du roman "Le Nom de la Rose" ' Pour la circonstance les
personnages ont subi un sérieux lifting.
Une société d'archéologues californiens à la place de l’enquêteur
Guillaume de Baskerville. Le maire bien embarrassé du trouble semé
dans sa paisible communauté, tel autrefois l'abbé. Enfin,
"celle par qui le scandale arrive", préposée à la
garde du terrible secret, une espionne du Vatican, aux atours plus
avantageux que le vieux Jorge perclus d'arthrose. Il fallait bien
un zeste de "théologiquement sexy " pour respirer
encore un peu, au pays du vainqueur, le parfum du Loft. »
« Au dire des récentes
interventions, tant dans la presse qu'au cours de conférences
diverses », ajoute
l'abbé Séménou, "une bombe devrait bientôt exploser, remettant en cause les
origines mêmes du christianisme. A la bonne heure ! Il serait
temps, depuis que certains l'annoncent, que l’Ère du Poisson -celle des chrétiens
- fasse place à l’Age Nouveau « peace and love » du
Verseau. Et si c'était à Rennes-du-Razès, haut lieu, s'il en est, des forces telluriques, que le processus
de cette alchimie cosmique devait débuter.. Quelle aubaine !
Patience. Encore un peu, très peu de temps. En septembre nous
assure-t-on, le mystère devrait être éclairci. On comprend que l’Eglise
panique. "
Concernant la révélation, le prêtre limouxin
explique que « certains
avant même l'exhumation du coffre, la connaissent déjà, non par
des témoignages mais par le truchement de rêves divinatoires »
; rapporte avec assurance un journaliste autorisé. On ne peut
qu'admirer l’ojectivité de l'investigation. D'autres, sans
faire appel aux songes, proposent des hypothèses, inspirées d'autres hypothèses, elles-mêmes élaborées à partir d'hypothétiques documents, ou lorsque le
document existe sans appliquer à celui-ci les règles élémentaires de la critique des sources, chose
qu'apprend un étudiant de fac en première année de Deug. Dans
cette affaire la méthode historique en prend un sacré coup !
"
Des
interprétations diverses.
Mais qu'importe "pour
s'imposer comme LE découvreur du grand secret de Rheda, tous les
chemins sont possibles : numérologie,
parapsychologie et autres "sciences" nouvelles. Chacun
revendique le scoop : trésor de Salomon, trésor des Cathares trésor
des Templiers. Et s'il n'est point de trésor, une nouvelle encore
plus fracassante: le vrai tombeau de jésus en galante compagnie.
On comprend aisément que l'audience accordée à ces découvertes
par rapport aux études plus austères et moins pétillantes des
hommes de science soit proportionnelle à l'audimat dont bénéficie
"X‑Files" ou "Charmed"sur M6 comparés
aux "Mercredis de l'Histoire" d’Arte. Et si quelque
grain de sable vient dérégler le parfait mécanisme assemblé au
prix de combien d'heures voire d'années de réflexion par les
"spécialistes" du site, l'argument de choc consistera
à dire que des preuves ont été occultés, de faux indices
fabriqués, par ces hommes passés depuis des siècles maîtres en
l'art de la manipulation, les curés. "
Gilles Séménou explique que dans cette affaire, c'est
l'Histoire qui est menacée et non pas l'Église : "Il serait
bon toutefois qu'on se demande qui est vraiment menacé dans le
bouillonnement des passions que le mot de Rennes suffit à attiser
'Outre nos chercheurs locaux, Il suffit de consulter la quarantaine de
sites sur Rennes hébergés par Internet. Il est à craindre qu'au
lieu de l’Eglise ce soit plutôt l'Histoire qui en fasse
malheureusement les frais." Et il espère que "les
possibles découvertes confiées à la surveillance du Docteur
Serena Taje qui a le bonheur de marier la rigueur du scientifique
à la grâce de la féminité -la
beauté n'étant pas encore un péché
- puissent apporter
davantage de lumière sur le passé récent ou plus lointain de
Rennes. "
Selon lui, "il
serait dommageable que les fables d'aujourd'hui occultent
l'extraordinaire richesse du site dont l'implantation humaine
remonte aux époques les plus reculées de notre culture européenne.
Quant à l'abbé Saunière, il attend lui aussi ses biographes,
quoiqu'elles puissent nous apprendre d upersonnage. Impliqué dans
un réseau de restauration monarchiste, dans une franc-maçonnerie
ecclésiastique? Et alors, l’Eglise en a vu d'autres !
D'ailleurs il ne faudrait pas non plus oublier le pasteur qu'il
fut, dévoué aux habitants de Rennes, comme en témoigne l'exubérante
catéchèse de son église, lorsqu'on est capable de la lire sans
a priori ésotérique."
Quant aux conteurs, puisqu'ils possèdent "ce talent", "qu'ils continuent à conter ! Le
merveilleux a toujours habité la culture des hommes. L'important
est de ne pas mélanger les genres littéraires et de ne pas présenter
comme histoire ce qui' est du roman. Encore faut-il savoir entre les deux faire la différence".
Nul doute que cette mise au point d'un représentant de l'Église
inspirera à quelques uns à faire preuve de davantage de prudence
en matière de recherche historique.
Chez
l'homme, le besoin de merveilleux est une chose. A condition
qu’il ne devienne pas un piège.
|
|