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Fouilles : un
dossier est en cours de constitution
Bonne nouvelle pour les
inconditionnels du site, les fouilles avancent. Un dossier est en
cours de constitution. Une fois terminé, il sera envoyé à la
Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) qui décidera
si des fouilles peuvent être entreprises sous l'église.
Rappelons brièvement l'affaire. En avril 2001, plusieurs
représentants de la fondation J. Mereel, de l'université de Long
Beach en Californie, effectuent des sortes d'échographie du sol de
la tour Magdala et de l'église. Sous la tour, ils découvrent une
anomalie de la taille d'un coffre. Et sous l'église une autre qui
pourrait être une crypte.
UNE INFLUENCE GRECO- ROMAINE SUR LE SITE?
Forts de cette découverte, ils retournent en Amérique. Avant de
revenir début mars avec du matériel plus performant. Ceci afin
d'optimiser et d'affiner leur recherche. L'échographie des deux
sols confirme les premières découvertes. Lors de cette seconde
visite, ils rencontrent également la DRAC pour commencer à parler
de fouilles.
La fondation J. Mereel étudie les mouvements des peuples dans la
Méditerranée. C'est dans ce cadre qu'elle veut entreprendre des
fouilles à Rennes-le-Château. Son but est « de trouver des
éléments de preuves d'une influence gréco- romaine sur le site ».
Dernièrement donc, la DRAC, qui semble intéressée par des
fouilles, a envoyé un dossier à remplir au maire de
Rennes-le-Château, Jean- François Lhuillier.
Sur celui-ci, le maire doit y faire figurer le CV du professeur
italien Baratollo, spécialiste de la haute antiquité et membre de
la fondation. Ce dernier est « particulièrement intéressé par
l'examen des restes cérémoniaux post-chrétiens qui signifierait
une précoce culture religieuse méditerranéenne sur le site ».
« IL N'Y A PAS URGENCE »
Il doit également faire parvenir quelle sera la hauteur de
l'engagement financier de la fondation J. Mereel dans ces
recherches archéologiques.
Enfin, il doit y faire figurer les résultats détaillés du dernier
sondage que les « Américains » ont effectué. D'après nos sources,
il est également fort possible qu'une autorisation de fouilles
archéologiques ouvertes à l'intérieur du parc soit demandée. En
effet, c'est à cet endroit que l'on trouve le plus de vestiges des
anciennes civilisations qui ont habité le site.
Quant à la tour Magdala, le maire indique « qu'une décision
communale sera prise en temps utile ».
C e dernier tient également à souligner que « toutes ces démarches
sont faites dans la stricte réglementation. Il n'y a pas urgence
».
Et Jean-François Lhuillier de conclure: « Ces vestiges sont là
depuis plus de 2.000 ans. Ils ne sont pas à trois mois près ».
E. D. |