Le nouveau site de la Librairie Atelier Empreinte

   A la une de Rennes le Chateau

Cédérom
Le cédérom (cdrom) consacré à l'affaire de Rennes le Chateau
CD-ROM

Eté 2007 Village  News !!! (=>Forums <=) Voyage à RLC Cartes postales  Atelier Empreinte

La Librairie de Rennes le Château
Le livre du mois, sélectionné par la librairie Atelier Empreinte à Rennes le Chateau
Livredumois
B.Saunière Alentours Documents Interviews Plan du Site Fonds d'écran
Personnages Parchemins Recherches  Liens Web Haute Vallée Economiseur
L'histoire Hypothèses Reportages Revue presse G.P.S Livre d'Or
Eglise Procès Web TV P.Annonces Crédits site Webcam
Bâtiments Bibliographie Fouilles ? =>Newsletter <= Mises à jour


Recherche Rennes le Chateau

Le tourisme dans la région de Rennes le ChateauTourisme dans la région de Rennes le Chateau
Les meilleures adresses
: Hotels, Restaurants, Chambres d'Hotes, Campings,  Santé, Relaxation, Locations de voitures, Equitation

Rennes le Chateau, Alfred Saunière

Voyage Souterrain à  PÉRILLOS


En conclusion de notre précédente étude " Le mystère de l’Evangile de Jésus ", nous vous annoncions un dossier à paraître sur les grottes de périllos. Les cavités de ce secteur étant nombreuses, riches et variées, nous fractionneront ce travail en plusieurs volets. Le premier, que nous vous présentons aujourd’hui, porte sur deux cavités dignes d’intérêt, car certains éléments laissent supposer que le seigneur de Périllos les connaissait et s’y était rendu, notamment par une étrange légende qui a perduré.

Quelques précisions sur la grotte de la Caune de Périllos
 

Nous ne reprendrons pas l’étude de la grotte de la Caune, puisque cela a déjà été fait par M. Douzet, toutefois nous apporterons quelques précisions supplémentaires.

Cette grotte est indiquée sur la carte IGN au 1 / 25 000 de Durban-Corbières sous le nom de "Trou de la caune grotte", mais elle porte également deux autres noms moins connus qui sont "Caune des trois arbres" ou "grande grotte de Périllos".
Au niveau géologique nous trouvons des calcaires en gros bancs rouges de l’Aptien moyen. C’est une grande salle de 60 m X 40 m et de 10 m de hauteur, dans laquelle on peut pénétrer par un plan incliné s’ouvrant au nord-est ou par un puits ouvert au plafond de la salle.
A l’intérieur se trouvent, outre des croix gavées sur la roche, de gros massifs stalagmitiques fossiles.

Le seigneur de Périllos a effectivement dû se rendre dans cette grotte, tant elle est proche de Périllos et tant son accès est facile.

Mais nous avons retrouvé deux autres cavités où ce dernier est susceptible d’être passé. Pour la première nous émettons cependant des réserves, car il ne s’agit pas cette fois-ci d’une grotte, mais d’un aven… Nous rappelons à titre informatif qu’un aven est un gouffre ou puits appelé aussi « barrenc » dans la toponymie locale.

Le Barrenc Bouzigue


Cet aven se trouve à 750 m environ de la grotte de la Caune près du Cortal  "La Bouzigue". Il s’agit d’un puits vertical de 75 m de profondeur bouché par des éboulis. Au niveau géologique il s’agit de calcaire en gros bancs Barrémo Aptien.
On remarque que cette cavité est assez proche du vieux village de Périllos, à 750 m environ. On peut donc supposer que le seigneur de Périllos en ait eu connaissance à son époque. Un élément intéressant tend à confirmer cette hypothèse. Nous avons découvert une fabuleuse légende concernant cette cavité. Celle-ci recèlerait une inscription du seigneur de Périllos dans son antre !!!

A notre demande, deux spéléologues chevronnés sont descendus dernièrement vérifier le bien fondé de cette légende. Ils ont examiné minutieusement les parois au fonds du puits et n’ont trouvé aucune trace de cette inscription. Ce qui ne veut pas forcément dire que cette légende ne soit pas fondée. Toutes les légendes n’ont-elles pas une part de vérité ?

Si nous admettons que cette légende est vraie, alors pourquoi n’avons-nous rien trouvé de tangible ? Nous pouvons émettre au moins deux hypothèses :

- le fonds du barrenc étant bouché par des éboulis, cette inscription pourrait se trouver cachée dessous.

- ou alors il y a pu avoir confusion sur l’emplacement de cette inscription qui pourrait se trouver dans une autre cavité peu éloignée de celle-ci… C’est ce que nous pensons pour la simple et bonne raison qu’il était plus facile pour Ramon de Perellos de laisser un message dans une grotte plutôt que dans un gouffre de 75 m de profondeur sans le matériel dont nous disposons à notre époque. En effet nous vous rappelons le danger que représente une telle descente dans ce puits sans matériel et sans pratique préalable de spéléologie verticale.

La grotte aux symboles


Nous avons retrouvé une autre grotte, non répertoriée sur la carte IGN qui, selon nous, fut incontestablement connue par le seigneur de Périllos. Nous tairons volontairement son nom et son emplacement afin de protéger ce site exceptionnel encore intact. Nous préciserons juste qu’elle se situe sur la commune de Périllos.

Cette grotte comporte trois salles distinctes, l’accès d’une salle à l’autre se fait chaque fois par un passage étroit, qui est symboliquement "Le Passage" à l’initiation ! Ces trois salles mesurent environ chacune 5 m X 5 m et leur hauteur est d’environ 3 m. Plus nous avançons dans la pénombre, plus le spectacle est magnifique et lourd de sens.

Dans la première salle se trouvent simplement des éboulis et une énorme concrétion appelée "méduse".

Dans la deuxième salle sur les parois et le plafond, des centaines de fossiles sont incrustés dans la roche.

Autrefois à cet endroit se trouvait la mer ! On remarque d’ailleurs dans cette salle une sorte de plaque ou pallier qui indique l’ancien niveau de la mer. C’est par ce pallier que nous accédons à la troisième salle, qui est on ne peut plus initiatique !

Dans cette dernière partie de la grotte se trouvent de splendides concrétions couleur ocre, stalactites et stalagmites d’une incroyable beauté ! Mais le plus intéressant se trouve au fonds de cette salle : il s’agit de plusieurs représentations ésotériques en argile disposées en des endroits précis. Nous pouvons affirmer sans crainte que cette grotte fut un lieu de croyance et une grotte initiatique en des temps plus ou moins reculés. Comme pour toute initiation nous notons que ces représentations ne se situent pas à l’entrée de la cavité, qui fait référence au Naos des égyptiens, mais au fonds de celle-ci, dans la partie la plus profonde et la plus obscure, qui fait référence au Naos des égytiens.  Celles-ci sont admirablement conservées du fait que cette grotte a été protégée du passage de l’homme. Nous ne pouvons dater avec certitude ces symboles, c’est pourquoi nous nous en abstiendrons. Selon nous le plus important est le symbolisme de chacune de ces représentations et le fait qu’il y ait cette fois-ci en ce lieu … une inscription !!!

La troisième salle

Etude de quelques-uns de ces symboles

La Salamandre

Selon les Anciens, la salamandre était supposée capable de vivre dans le feu sans y être consumée. Elle fut identifiée au feu, dont elle était une manifestation vivante, et en était le gardien.

A l’inverse, on lui attribuait aussi le pouvoir d’éteindre le feu, par son exceptionnelle froideur.

Dans l’iconographie médiévale, elle représente le Juste qui ne perd point la paix de son âme et la confiance en Dieu au milieu des tribulations. Ferait-elle alors allusion à Ramon de Perellos lors de ses épreuves avec les démons du purgatoire?

Dans les campagnes françaises, elle faisait l’objet de superstitions et avait un rôle tout à fait néfaste. Ces croyances étaient toujours vivaces au siècle dernier. La salamandre était aussi appelée "mouron" ou "source-chaude", ou tout simplement "sourde", puisqu’elle passait pour ne pas avoir d’ouïe. Elle était censée pouvoir tuer par son seul regard, ou estropier à distance. Si elle frappait sur le cœur d’un homme endormi, celui-ci ne se réveillait pas. L’eau des sources auxquelles elle buvait était empoisonnée pour longtemps.

Pour les alchimistes elle est le symbole de la pierre fixée au rouge… ils ont donné son nom à leur soufre incombustible.

Etoile à 7 branches

L’étoile est une source de lumière. Les étoiles représentées sur la voûte d’un temple ou d’une église en précisent la signification céleste. Leur caractère céleste en fait aussi des symboles de l’esprit et en particulier du conflit entre les forces spirituelles, ou de lumière et les forces matérielles, ou des ténèbres. Là aussi faut-il voir une allusion au combat de Ramon de Perellos contre les démons par l’invocation de Jésus Christ ?

Les étoiles percent l’obscurité, elles sont aussi des phares projetés sur la nuit de l’inconscient. L’étoile évoque aussi les mystères du sommeil et de la nuit.

Dans de nombreuses mythologies, on les considère comme les âmes des morts admis au ciel.

L’étoile à sept branches participera du symbolisme du nombre sept unissant le carré et le triangle. Elle figure la lyre cosmique, la musique des sphères, l’harmonie du monde, l’arc-en-ciel aux sept couleurs, les sept zones planétaires, l’être humain dans sa totalité, etc.…

L’ancre ou croix de Marseille

Dès l’Antiquité l’ancre est considérée comme un symbole des dieux de la mer. L’ancre assurait stabilité et sécurité, et c’est ainsi qu’elle devint l’image de la confiance. Elle était dessinée sur les tombes de l’époque pré-chrétienne pour indiquer le métier du défunt et distinguer les tombeaux des navigateurs. Aux débuts de l’ère chrétienne, elle devint en raison de sa forme en croix un symbole secret de la délivrance (crux dissimulata).

L’homme debout inscrit dans le pentagramme

L’homme dans de nombreuses traditions est décrit comme une synthèse du monde, un modèle réduit de l’univers, un microcosme. Il est le centre du monde des symboles.

L’homme est ici inscrit dans un pentagramme Le pentagramme est une figure géométrique qui peut présenter deux formes, pentagonale (cinq angles), ou étoilée (dix angles). Dans le cas présent l’homme est inscrit dans un pentagone. La symbolique est multiple. Elle est fondée sur le nombre cinq, qui exprime l’union des inégaux. Les cinq branches du pentagramme accordent en une union féconde le 3, qui signifie le principe mâle, et le 2, qui correspond au principe féminin. Il symbolise alors l’androgynat. Il sert de signe de reconnaissance aux membres d’une même société ; par exemple dans l’Antiquité, entre pythagoriciens : il intègre au groupe. Il est une des clefs de la Haute-Science. Il ouvre la voie du secret.

Le pentagramme signifie encore le mariage, le bonheur, l’accomplissement. Les anciens le considéraient comme un symbole de l’idée de parfait. Selon Paracelse, le pentagramme est l’un des signes les plus puissants.

Le pentagramme pythagoricien –devenu en Europe celui de l’Hermès gnostique- apparaît non plus seulement comme un symbole de connaissance, mais comme un moyen de conjuration et d’acquisition de la puissance. Des figures de pentagrammes étaient utilisées par les magiciens pour exercer leur pouvoir : il y avait des pentagrammes d’amour, de mauvais sort, etc…

Le pentagramme exprime une puissance, faite de la synthèse de forces complémentaires.

La patte d’oie ou pé d’auque


La pé d’auque est une figure géométrique ésotérique ressemblant à l’empreinte d’une patte d’oie que portaient la confrérie des Compagnons Constructeurs ou cagots au Moyen-Age, d’où leur nom de Pédauques : Pedauca. Les cagots vivaient à l’extérieur des villes et villages, en communautés, et bien sûr se mariaient entre eux. Ils étaient tailleurs de pierre, charpentiers, guérisseurs, leurs femmes tisserandes. Ils portaient cousu à l’épaule gauche cette fameuse patte d’oie, la pé d’auque, qui était leur signe de reconnaissance.

L’empreinte de la patte d’oie dans la terre représente la capacité opérative de l’esprit sur la matière.

Les deux étymologies latines du mot "oie" sont anser et avis qui aurait donné auca et oca en espagnol, auco en langue d’oc, et oie en français moderne.


Symbole de Vénus

Cette représentation est le symbole de la planète Vénus. Vénus, l’Aphrodite des Grecs, est également appelée, en Occident, Phosphoros ou Lucifer (la "porteuse de lumière") .Le cycle diurne de Vénus, apparaissant alternativement à l’Est et à l’Ouest (étoile du matin et étoile du soir), en fait un symbole essentiel de la mort et de la renaissance. Son surnom d’"Anadyomène" signifie "celle qui sort de l’eau". L’origine du culte rendu à cette déesse de l’Amour est antérieure à l’époque grecque ; selon Platon, on distinguait une Vénus populaire (Aphrodite Pandemia) et une Vénus céleste (Aphrodite Urania).Elle était également la gardienne de la fécondité.

Déjà pour les Sumériens, Vénus était celle qui montre la route aux étoiles. Déesse du soir, elle favorisait l’amour et la volupté ; déesse du matin elle présidait aux œuvres de guerre et de carnage. Elle était fille de la lune et sœur du soleil. Se montrant à l’aube et au crépuscule, il était naturel qu’elle apparaisse comme une sorte de lien entre les divinités du jour et de la nuit. C’est la raison pour laquelle, tout en ayant le soleil pour frère, elle avait pour sœur la déesse des Enfers. Son mythe comporte une descente aux enfers, ce qui explique le sens initiatique du symbolisme vénusien. L’association de Vénus et du Soleil fait parfois de cet astre divinisé un messager du soleil, un intercesseur entre ce dernier et les hommes. Dès les âges primitifs, Vénus était l’étoile des douces confidences.

En astrologie, Vénus est une planète incontestablement féminine qui a son domicile dans les signes de la Balance et du Taureau. Ses caractéristiques sont la douceur, la sensualité, la maternité. Elle est encline à la joie et à la musique, elle aime l’harmonie et l’altruisme. Le Moyen-Age l’a surnommée "le petit bénéfique".

Dans la littérature ancienne consacrée à l’art préhistorique, on désignait aussi du nom de Vénus les sculptures (statuettes et reliefs rupestres) du paléolithique, dans la mesure où toutes les représentations connues de cette sorte renvoient à des déesses-mères, ou, selon les interprétations, à des mères ancestrales du clan dont les formes plantureuses n’étaient que l’hypertrophie symbolique des organes de reproduction et d’allaitement : elles exaltaient les notions d’abondance et de fertilité.

Une étrange statuette


Il nous fut permis de découvrir dans un recoin surélevé de la grotte une étrange petite statuette en argile rouge d’environ 4 centimètres de haut. De facture grossière, le visage est seulement pourvu de petites cavités représentant les yeux. Sur le corps des excroissances forment les bras et les jambes. Il pourrait s’agir d’un objet votif ou de culte. Elle ne porte aucun attribut particulier qui pourrait nous permettre de lui donner un nom de divinité.

L’inscription

Voici donc la fameuse inscription retrouvée au fonds de la cavité. Celle-ci est malheureusement trop effacée pour pouvoir la déchiffrer. S’agirait-il de la légendaire inscription laissée par Ramon de Perellos ? Si rien ne nous autorise à l’affirmer formellement, aucun élément à l’heure actuelle ne nous permet de prouver le contraire. Une étude plus minutieuse de cette inscription lèvera peut-être un jour le voile sur ce mystère !


Prochainement nous aurons le plaisir de mettre en ligne la suite de cette étude qui sera consacrée à d’autres cavités méconnues du secteur de Périllos.

Un dossier sera également consacré à l’étude du voyage de Ramon de Perellos en Irlande où nous verrons que le récit de ce seigneur serait en fait une adaptation personnalisée d’un texte datant de la fin du 12ème siècle, écrit par un moine cistercien, Henri de Saltrey. Ce texte en latin fut par la suite traduit en français, puis en catalan en 1320.Puis le seigneur de Perellos en aurait fait une adaptation et l’aurait accompagné d’une mise en scène remarquable pour lui donner une allure autobiographique. S’il parait indéniable qu’il a bien accompli le voyage en Irlande et rentra dans la fameuse caverne, a-t’il réellement visité le purgatoire et vu les tourments des condamnés ?

La suite de nos recherches sera mise régulièrement en ligne sur le site de renneslechateau.com

Nous tenons également à remercier tous les messages de sympathie et d’encouragement dont nous avons eu écho.

L’Ordre de Galaad
 

Sources :

- Dictionnaire des Symboles, Jean Chevalier et Alain Gheerbrant

- Encyclopédie des symboles, la Pochothèque

- Les Etoiles de Compostelle, Henri Vincenot.

Recevez les mises à jour du site, inscrivez-vous sur notre Newsletter

inscriptiondésinscription

© 1997-2007 - Tous droits réservés.