|
L’Analyse
Infographique de la Tentation de St Antoine de Notre Dame de Marceille. |
Il y a plusieurs mois que j'ai fait la
découverte de cette signature apposée sur le rocher dans le coin
inférieur gauche du tableau qui est l'objet de la présente étude.
Toutefois par respect des conventions de la parution, j'en laisse
bien volontiers la paternité à monsieur Jean-Pierre Garcia qui
l'expose sur son site.
http://www.rennes-le-chateau-archive.com
Le tableau est célèbre et s’offre à notre vue ainsi :

Le chanoine Henri
Gasc eut pu être meilleur en la transmission de ce tableau
impressionnant, et dans ce que le Révérend Père Migault appelle avec
une indulgence inacceptable sur l'intervention personnelle de ce
chanoine Gasc, une « mode ». Laissons cet historien du sanctuaire
s’expliquer, sa tâche est ici très délicate :
« En 1858, l’abbé
Gasc propose la restauration générale de l’église : trois ans de
travaux », écrit ce supérieur de Notre Dame de Marceille dans
son opuscule de 1962. L’ampleur de la réalisation est en effet
impressionnante. « Pour les peintures, il se fait aider par le
curé de Pieusse. »
Ce seul point mérite
attention, puisque le chanoine Gasc offrit un tableau original du
XVII à ce curé et qui fut récemment restauré. En lieu et place de la
signature du peintre, Gasc a carrément repeint dessus : « Ex dono
Gasc... » !

Pour quelle raison un
tel irrespect ? L’œuvre n’est certes pas défigurée, simplement
rendue à un anonymat suspect. Nous verrons quel était ce peintre,
janséniste, c’est édifiant de censure.
« On peut discuter
certains aspects de cette restauration, poursuit le Révérend Père
Gabriel Migault. Au XIX siècle, on n’aimait pas l’art des XVII et
XVIII siècle. » Inquiétant quand on sait que cette affirmation
de fantaisie ne repose sur aucune réalité historique. La structure
de cette dernière phrase sonne le besoin de justifier au plus simple
: « Le Moyen Age était à la mode… »
Ainsi se termine très
laconiquement la superbe description des travaux qui rendirent le
sanctuaire en tout point méconnaissable. Quoiqu’il note avec
mansuétude plutôt qu’à se porter dans une vive inquiétude : « Où
sont partis les retables de la chapelle St Michel, de la chapelle de
la Croix et l’ancienne couronne d’argent ? Vendus à qui ? » Nous
y répondrons ultérieurement dans les faits.
Seul problème,
comment le supérieur sait-il qu’ils ont été vendus puisqu’il le
constate ?
Mansuétude assurément
puisque son texte se poursuit ainsi à la plus grande surprise dans
l'éloge de son prédécesseur : « Mais admirons son œuvre ! »
Est-ce bien
nécessaire ? Inventaire par Henri Gasc d’un tableau d’Antoine
Frédeau qui n’exista jamais, fabrication d’un faux signé étrangement
Mathieu Frédeau. Disparition du puits historique d’intérieur,
destruction d’une œuvre géniale de David Teniers le Jeune, une
Tentation de St Antoine jeune, portant une jeune femme blonde
crucifiée et à demi nue, devant un diable au coquillage effrayant
qui bondit sur lui et, à ses pieds, le Cardinal de Richelieu tenant
flûte et à tête de porc. Teniers le Jeune était janséniste. Né à
Anvers en 1610 et décédé à Bruxelles en 1690, ce peintre flamand fut
ainsi surnommé Le Jeune vis à vis de son père au prénom identique
David, et qu'on nomma dès lors clairement Teniers le vieux.
A côté, « la
Nonciation » inscrite tel quel par le marguillier dans son
registre, était une toile hérétique janséniste, désormais perdue. Il
lui a été repeint une copie de l’Annonciation par Philippe de
Champaigne, d’après une gravure, c’est à dire au modèle inversé de
l’original. Le style du copiste est maladroit et ne porte plus aucun
message religieux. L’original montrait la Vierge Marie devant l’ange
Gabriel, tenant déjà son enfant Jésus, ce qui est très surprenant
puisque l’ange vient lui annoncer une naissance miraculeuse
prochaine ! Ange tout aussi curieux portant, accroché à son bras
droit, un enfant à la peau brunâtre… Marie présente l’enfant Jésus à
l’ange qui salue. Mode que cela, de détruire durant trois ans sous
la République, des chef d’œuvres jansénistes nationaux ? Œuvre
admirable que de réviser par suite la brochure descriptive des biens
artistiques du sanctuaire en y incluant des descriptions fausses
d’un âge révolu ? N’est-ce pas là un révisionnisme sans le moindre
état d’âme ? En somme, effacer toute trace d’hérésie peut participer
en effet d’une mode, mais parfaitement condamnable.
Dès lors, peut-on
seulement se fier aux dates et à l’historique du Révérend Père
Migault, ou procède-t-il à son tour à une modification de l’histoire
pour arranger ce qui ne pouvait que nuire à l’évêché ?
De Gasc à Migault,
histoire révisée.
Nous possédons encore
les deux brochures que le chanoine Henri Gasc fit éditer sur
l’inventaire de Notre Dame de Marceille. Elles datent respectivement
de 1859 chez l’imprimeur Labau à Carcassonne et 1864, sous
l’intitulé commun : « Notice sur le pèlerinage de Notre Dame de
Marceille près Limoux ». Deux autres encore portant toujours
titre identique furent éditées après la mort de Gasc, en 1876 et
1886. Cinq petites années seulement d’intervalle entre les deux
premières brochures, dix ans à peine entre les deux dernières.
Pourquoi une telle intensité de diffusions… contradictoires dans les
descriptions ?
En 1859, nous
lisons : « Tout autour de l’église, on voit de grands tableaux
représentant aussi les circonstances de la vie de la Sainte Vierge.
Il en est un qui ne doit pas être passé sous silence : il représente
l’ermite Saint-Antoine dans une grotte éclairée par une lampe et par
un rayon de la lune ; il est d’un effet saisissant. La hardiesse du
coloris et la fermeté du dessin, décèlent un grand maître. ». Il
s’agit du tableau de Teniers le Jeune. Il n’existe plus dans la
notice de 1864 dont on retrouvera copié le paragraphe à l’identique
dans celle de 1876, ce qui annule toute dégradation possible sous la
Révolution Française censée avoir apporté le chaos et le pillage des
églises.
Cela revient à
constater que la véritable Tentation de St Antoine de
Teniers, recueillie en 1644 au sanctuaire, ne put disparaître
qu’entre 1859 et 1864. C’est à dire exactement encore en parfaite
coïncidence avec la période des trois années de travaux sur les
peintures, de 1859 à 1861. Cette seconde certitude renforce le
constat.
La notice de 1864
signale : « Et ce tableau, écrit le chanoine Gasc, du frère
Ambroise Frédeau, représentant un moine de l’ordre de St Antoine de
Viennois, qui, au milieu de la nuit, paraît écouter un concert
céleste : tableau appendu dans l’église en 1684, probablement un
ex-voto de ce religieux ou de sa communauté qui possédait un fief
dans le territoire de Limoux. ». Descriptiion qui sera recopi à
l'identique dans les notices de 1876 et 1886 à venir.
Nous y voilà, deux
cents ans exactement après, l’invention d’une toile du moine de
l’ordre de St Augustin à Toulouse, est justifiée par un montage de
notice et une repeinte du tableau, sous la responsabilité principale
de Gasc, en poste au sanctuaire de 1838 à 1872. Les graves
modifications sont intervenues entre 1858 et 1861 sous sa seule
autorité voulue et imposée. Et c’est à partir de 1864, qu’apparaît
pour la première fois la description, en lieu et place du David
Teniers qu’il ne s’est jamais risqué à citer de nom propre, une
impossible toile du frère toulousain Ambroise Frédeau, peintre local
très catholiquement correct.
Comment Gasc s’y
prit-il pour nettoyer ces chef d’œuvres, voici notre nouvel
objectif.
Nous savons qu’il
aimait à repeindre sur la signature quand une toile était en partie
conservée, ainsi celle de la Crucifixion offerte en l'église
paroissiale de Pieusse.
Nous pouvons espérer
qu’il aura fait pareil avec la Tentation. Sans oublier ce qui
est fatal à un faussaire : l’erreur humaine, ce grain de sable qui
le perd. Espérer pour se consoler, certainement !
Pourquoi signer
Frédeau dès lors? Pour juxtaposer un bicentenaire légitimant cette
toile ayant existé. Pourquoi Ambroise plutôt que son frère Mathieu ?
La question est pertinente puisque les Monuments Historiques ont
officiellement attribué cette toile, appelée sans raison historique
« Moine en Méditation», à Ambroise Frédeau le 2 mars 1962.
Une erreur, une négligence, une complicité, une faute ? Le constat
est fait : c’est un faux Ambroise Frédeau.
Le Conservateur du
muséum des Augustin à Toulouse, le muséum par excellence dédié à
Ambroise Frédeau, n’a jamais reconnu bien évidemment le style de ce
peintre dans cette Tentation en Notre Dame de Marceille et
nous ne pouvons que nous demander comment une telle erreur des
Monuments Historiques put être faite, aussi grossière.
Au bas du tableau à
gauche apparaît une signature nettement visible (1) :
Autre problème,
Ambroise Frédeau, né à Paris vers 1589 et mort à Toulouse en 1673,
n'eut jamais la moindre œuvre personnelle de lui signalée en ce
sanctuaire. Plus gênant, la dite toile porte une signature sans
équivoque : Mathieu Frédeau.


Pour autant, la signature d’Ambroise Frédeau nous est connue.

Tout autant son style
particulier et sa vie, contre le sens falsifié qu’en rend Gasc ;
mais encore pourquoi Gasc cite-t-il un peintre local nominativement
et ignora-t-il toujours d’omettre le génial David Teniers, ce
« grand maître » dont la brochure de 1859 en signale clairement
l’existence alors que la très rare de 1864 a fait disparaître ce
tableau ? N’est-ce point qu’à l’origine de la première brochure, en
1859, il avait décidé de frapper d’interdit cette œuvre dont on ne
devait surtout pas ébruiter le célèbre nom ?
Mathieu plutôt
qu’Ambroise.
Nous avons la chance
de connaître l’écriture originale de ce maître de dessin qui
enseigna au collège Saint Victor à Limoux. Elle se retrouve par
grande insouciance dans la Crucifixion de l’église
paroissiale de Pieusse, original d'un peintre janséniste dont nous
dévoilerons prochaînement l'identité. En l'état actuel, cette toile
fut encore classée par les Monuments Historiques le 4 avril 1996 et
datée à jute titre du XVII siècle à juste titre. L'auteur y est
hélas anonyme.

Pour en masquer la
signature déjà le chanoine Gasc a l’étrange manière de revisiter le
tableau selon un singulier procédé. Il masque la signature d’origine
du maître artiste par son écriture et signe d’une autre personne !
Dans la
Crucifixion de Pieusse, une plaque commémorative vient signaler
ce don de sa part en 1866, au recteur Jean-Marie Catuffe en poste en
cette église.

Le tableau fut
suspendu sur le mur de gauche face à un retable destiné à cacher des
peintures très anciennes sur plâtre de Saint Blaise, évêque et
martyr d’origine arménienne, IV siècle.
Il sera rénové en
2004 et son restaurateur de Castelnaudary insistera pour laisser
désormais la toile le plus possible en bon état de conservation dans
l’obscurité, c’est à dire désormais non plus face à l’entrée mais
proche de celle-ci à sa droite en entrant. L’original ayant perdu sa
partie droite basse par dégradations, il fut procédé à une
reconstitution qui nous laisse dans l’absence du décors réel de
cette partie, fort important pour une raison que nous développerons
en présentant longuement l’œuvre exceptionnelle de ce peintre
janséniste dont nous gardons pour l'instant l'identité exacte.

Possédant l’écriture
graphologique à la plume et au pinceau dans la peinture à huile,
nous sommes décidés à vérifier si Henri Gasc n’a point réitéré cette
censure qui ne peut honorer totalement sa mémoire.
La toile de la
Tentation est signée d’un impossible Mathieu Frédeau inexistant
dans les registres des marguilliers disponibles à Sépie, petit
village traversé par la route départementale qui relie Limoux et
Carcassonne. Mathieu Frédeau ne fut jamais une entrée d' œuvre d'art
dans ce sanctuaire marial, tout autant qu'un certain Ambroise
Frédeau. Etrange. Le décompte des tableaux est pourtant méticuleux
et nous en apprenons bien plus que nous ne pourrions l’imaginer.
Seule la patience des mauvaises écritures et des fautes fréquentes
de français lassent la lecture.
Admettons pourtant
que ce tableau échappa à la bienveillance du registre des
marguilliers. Aucun des ces deux peintres ne possédait la signature
que nous lisons sur la pierre cubique de cette Tentation de Saint
Antoine. S’agit-il seulement d’un Saint Antoine ?
Là encore, nous
découvrons qu’il s’agit d’un thème principal de Jusepe de Ribera,
dit l’Espagnolet. Voici une gravure tant de fois copiée au
XVII :

Il s’agit de Saint
Jérôme écoutant un concert céleste. Un Saint Jérôme, non un
Saint Antoine, point important. Ses attributs iconographiques sont
mis en évidence et la tendresse de son écoute est en rapport avec
l’histoire de ce saint catholique... D'autres documents de la main
de Jusepe de Ribera en notre possession attestent qu'il fut le
créateur de ce genre pictural.
Nous constatons que
ce Ribera est bien l’actuelle Tentation qu’on n’a pu renommer
sans risquer de signaler sa disparition puisque cette Tentation
de St Antoine était déjà inscrite et recensée en inventaire en
plusieurs documents independants. Elle apparaît hélas même
disponible pour le grand public dans la notice de 1859 qui décrit
bien ce tableau sans pour autant prendre le risque de citer ce
« grand maître ». Un comble quand cinq années plus tard, les grands
travaux sur les peintures en Notre Dame de Marceille étant terminés,
une nouvelle notice cite l’auteur de ce tableau, devenu le peintre
local Ambroise Frédeau sans aucune comparaison d’envergure avec le
génial précurseur du fantastique au XX siècle, David Teniers dit le
Jeune. Par contre, la nouvelle description est devenue celle du
Saint Jérôme de Ribera. Amusant.
Un autre problème
vient malgré nous, nous opposer la déclaration officielle d’un
Ambroise Frédeau dès 1864 alors que la peinture est signée Mathieu
Frédeau ! En se demandant la raison ultime à ce paradoxe, nous
accédons à la compréhension picturale de ces modifications.
Il fallait assurément
cacher la signature du grand maître condamné d’avance par le
chanoine Gasc sans détruire absolument ce chef d’œuvre du patrimoine
national français.
Cependant Frédeau ne
peut masquer la signature de David Teniers. Elle est connue et en
voici un exemplaire.

Il était nécessaire
de conserver la beauté de cette pierre dans la Tentation
originale et sur laquelle un étrange animal fantastique repose.
Seule possibilité restante dans le maquillage à venir, insérer un
prénom à Frédeau qui masque quasiment toutes les lettres de la
signature en bloc de Teniers. D. Teniers disparaît, Frédeau apparaît
affublé d'un montage pour masquer le tout, et l'affaire était
entendue.
Observons comment
signe ce maître génial. Quand il peint un intérieur fermé, Davis
Teniers le Jeune signe en bas à droite de sa toile et lorsqu’il
s’agit d’un intérieur en entrée ouverte, quasiment toujours venant
de la gauche, il assigne un objet en nature morte en bas à gauche,
un bris de fagots, une pierre, et signe dans l’entremise de cette
composition. Ne cherchez pas à comprendre la logique d’un génie
universel, elle est, point final.
La grotte avec
l’intérieur où est assis le saint renvoie bien à l’adjonction d’une
pierre sur laquelle est peinte sa signature dépouillée.
D Teniers : on a deux
majuscules, D et T. A la limite, on peut masquer le T en t
minuscule, mais il reste une majuscule principale, et la première :
le D.
Or Ambroise est un
peintre religieusement correct en accord avec la volonté de
nettoyage radical et révisionniste du chanoine Gasc. L'artiste
vivait non loin de là à Toulouse, au monastère des frères de l’ordre
de Saint Augustin. Il était conciliable que ce frère eut vu une de
ses nombreuses toiles portée au sanctuaire de Notre Dame de
Marceille, sans nécessairement son enregistrement. Un cadeau reporté
suffisait à justifier sa présence indépendante du registre impératif
des marguilliers qui avaient de gros défauts, sauf celui de la
parcimonie à l’enregistrement.
« Dans le
monastère des Augustins, nous précise le paléographe Pierre Salies
dans sa revue Archistra de septembre 1993, le frère Ambroise Frédeau
est devenu infirme depuis la peste de 1652 et ne fait plus guère que
quelques dessins de retables. Mais il avait réalisé un œuvre
considérable, de 1640 à 1652. On a pu repérer une cinquantaine de
ses œuvres, conservées ou perdues, mais suffisamment datées. »
Voisin et quelque peu ami, nous avions créé ensemble une première
série originale d’émissions radiophoniques que je produisis sous ses
conseils avisés et toujours avec la précision d’un orfèvre pour qui
la mémoire du temps à reconstruire se portait à l’attention d’un
travail incessant. Le style d’Ambroise est parfaitement inexistant
dans cette Tentation et le Conservateur du Muséum des
Augustins de Toulouse, le muséum national dédié au frère Ambroise
Frédeau en quelque sorte, ne reconnut jamais la moindre trace
pouvant laisser seulement supposer la moindre participation du
peintre à ce tableau confus. Tout autant Mathieu Frédeau, pour avoir
bien existé, est absent de cette Tentation. Alors ?
Le nom de Frédeau est
historiquement possible, voilà l’attribut retenu par son impassible
destructeur. La personne agit avec une méthode froide, il n’a pas
d’âme au respect dès lors qu’une œuvre est religieusement condamnée.
David Teniers le Jeune était janséniste et Notre Dame de Marceille
regorgeait d’attributs désormais hérétiques. La résistance forte et
l’hospitalité que la terre audoise rendit à la communauté de Port
Royal à la venue de sa destruction sous l’ordre de Louis XIV, avait
eu aussi son temps. Il ne restait aucune résistance possible à sa
disparition complète en ce lieu imposant dès lors à partir de 1859.
Si Frédeau est
religieusement correct, historiquement possible, Ambroise restait un
impossible prénom. Le A ne peut jamais cacher la première majuscule
en tête, le D de la signature de David Teniers. De plus, le t
minuscule ou majuscule n’y est pas.
Comment Ambroise
devint Mathieu.
Par contre, la
famille Frédeau comptait un frère à Ambroise, peintre mineur qui, du
reste, hérita à sa mort de quelques biens. Mathieu contient la
lettre t et la rondeur manuscrite du M cache très bien la rondeur du
D. Mieux encore, « D Teniers » permettrait de mettre une lettre
minuscule à la place de l’espace entre les deux majuscules
successives D et T. Un t minuscule vient aisément cacher un T
majuscule de la même forme et, par chance, elle est en troisième
lettre comme le t dans Mathieu.
Constatons au final
le très grand avantage du prénom Mathieu :
D Teniers = Mat h ieu
L’équivalence est
facile. Le M rond absorbera la rondeur simple du D, le a minuscule
vient combler le vide entre les deux majuscules D et T. Le t
minuscule confond le T majuscule très simple que signait Teniers. Le
groupe « en » de Teniers est confondant avec la minuscule h. Enfin,
le i et le e sont en même ordre et même place ! Teniers ne craignait
aucun faussaire tant son style fantastique et délirant était unique,
c’était là sa véritable identité. Il signait d’un s final aplati. Le
groupe « rs » final du nom Teniers se confond avec la lettre u
minuscule manuscrite arrangée. Une tâche de peinture aidera à
finaliser cette possible substitution.

Un nouveau type d'erreur s'insère : le
faussaire n'écrit pas vraiment à l'identique de la main véritable du
vrai David Teniers le Jeune. La lettre a, faussement insérée entre
les deux majuscules successives D et T, est la même dans le nom
inventé de Frédeau que le faussaire reproduit. La tache venue
masquer la lettre s finale est dans le ton du tableau et reste
incompréhensible, étant bien postérieure à la toile d'origine. Le e
minuscule de la vraie signature de Teniers ne se retrouve pas
vraiment dans le nom Frédeau, bien que copiée. Nous constaterons
bien mieux ci-après.



Cet inexistant
Ambroise Frédeau des notices à partir de 1864.
Nous découvrons sans
plus aucune hésitation que la signature « Mathieu Frédeau in
fecit » cache l’authentique signature exceptionnelle du grand
maître « D Teniers » et que ce frère toulousain Ambroise
Frédeau ne fut jamais présent en Notre Dame de Marceille pour
quelque raison ou opportunité que ce fut. Pas plus Mathieu Frédeau.
Qui s’est rendu
responsable sous l’autorité épiscopale officielle de détruire un tel
chef d’œuvre, partie inestimable du patrimoine national ?
Le commanditaire nous
est connu, il se confirme dans la notice de 1864 en révisant le
« grand maître » en un « Ambroise Frédeau ». Il s’agit du
superviseur de l’accablante notice aujourd’hui introuvable –
hasard ? – de 1864 : le chanoine Henri Gasc.
Relisons une dernière
fois la maîtrise de la modification de la toile jusqu’à sa nouvelle
description :
- Et ce tableau du frère
Ambroise Frédeau » : premier mensonge sur la signature constatée
de Mathieu.
- Représentant un moine de
l’ordre de St Antoine de Viennois » : la continuation du St
Antoine, jadis en Tentation, se voit justifiée avec imagination dans
un ordre viennois.
- Qui, au milieu de la nuit » : Quelle nuit dans
l’original dont nous avons par merveille redécouvert l’original de
David Teniers ? Le saint Antoine, encore jeune d’une quarantaine
d’années à la brune chevelure garnie - et non le traditionnel
vieillard chauve - tenait entre ses mains une jeune femme blonde à
demi vêtue, crucifiée. Un diable effrayant au-dessus de son épaule
gauche, c’est à dire à droite en haut du tableau, bondissait toutes
griffes et cornu comme un bélier, d’un coquillage bénitier. Le saint
est à l’entrée d’une grotte qui porte son ouverture sur la partie
gauche du tableau, sous une nuit éclairée d’une belle Lune. Une
lampe à huile éclaire le saint, en suspension au bout d’une
cordelette. La redécouverte et la restauration, ou une copie
identique à l’original de ce chef d’œuvre national viendra ci-après.
Des Tentations de Saint Antoine, cette toile apparissant dans les
documents de l'église en 1644, en est la
plus forte, la plus belle, la plus violente et d’un érotisme moderne
que Jérôme Bosch aurait confondu dans son œuvre antérieure dont il
fut le maître hollandais précurseur ! Le saint n’était donc point au
milieu de la nuit d’origine. Bosch peignit vers 1500 le triptyque
allégorique des « Tentations de Saint Antoine ». Chez ces
deux grands maîtres, le monde de Saint Antoine est dominé par des
démons et autres monstruosités. Mais chez Bosch, ce n'est pas le
monde qui est mauvais mais les humains qui générent cette folie dans
leurs instincts animaux. Cela n'aurait rien eu de coupable pour
Henri Gasc. Par contre chez David Teniers le Jeune, son adhésion
spirituelle au jansénisme renvoie à une toute autre compréhension
des monstruosités dans ses multiples Tentations de St Antoine
qui étaient, dans l'esprit, devenus hérétiques sous la bulle papale
. L'hérésie de la constitution civile française était frappé
également d'hérésie sous complot... janséniste. L'affaire des
tableaux perdus devient nettement plus claire.
-- Paraît écouter un concert
céleste » : ce concert est une invitation non peinte à la copie
d’un modèle célèbre de Ribera ainsi que nous l’avons pu constater.
- Tableau appendu dans
l’église en 1684 » : absolument pas puisque cette toile fut
entrée à Notre Dame de Marceille en 1644, soit quarante années
exactement avant. 1684 correspond exactement à la première nouvelle
notice des nouveaux tableaux imaginaires détournés par Gasc, deux
cents ans plus tard en 1884.
- Probablement un ex-voto de
ce religieux ou de sa communauté qui possédait un fief dans le
territoire de Limoux ». Un ex-voto d’un tel chef d’œuvre
véritablement pervers et offensant pour le Cardinal de Richelieu ne
se peut être conçu. On ne blasphème pas dans l’offrande d’un
ex-voto.
L’Eglise est prudente
quand il s’agit d’officialiser un miracle. Elle l’est plus encore à
avouer en demi ton une catastrophe en son sein. Cet exemple n’étant
pas isolé, nous reviendrons sur ce brûlant sujet historique dans le
Razès et au cœur de la véritable affaire Bérenger Saunière encore
quasiment inconnue en son fondement.
Entre deux notices
sous la responsabilité du chanoine Gasc en poste principal à Notre
Dame de Marceille, disparaîtra durant les grands travaux de 1859 à
1861, toute trace de jansénisme, c’est à dire au drame de la
destruction de son patrimoine artistique unique et exceptionnel en
France. La présence de l’évêque charismatique et saint homme Nicolas
Pavillon fut pour beaucoup dans l’offrande janséniste reconnaissante
à cette terre d’accueil, puis d’exil.
Pour la notice
Migault de 1962, constatons le fait : « En 1858, l’abbé Gasc
propose la restauration générale de l’église : trois ans de
travaux. »
Tout concorde
parfaitement : la destruction eut lieu dans ce court laps de temps
au regard de l’Histoire des peuples. Très inquiétant est la suite :
« Pour les peintures, il se fait aider par le curé de Pieusse. »
Qu’est-ce à dire ? Que peut-on faire à des peintures sinon les
encadrer, les déplacer, les épousseter avec grande prudence ? Le
Révérend Père Migault n’arrête pas de dérouter dans son laconique
commentaire : « On peut discuter certains aspects de cette
restauration. » Gasc fut-il peintre parce qu’il enseigna le
dessin ? Nulle toile de lui n’est restée à l’évêché ni ne fut jamais
même signalée. Restauration ? Ces toiles en si grand nombre
nécessitaient-elles une telle injonction complète ? La notice
Migault achève nos doutes froidement et en point final : « Au XIX
siècle, on n’aimait pas les arts des XVII et XVIII siècles. »
Tenez-vous le pour dit ! L’inventaire des destructions volontaire
est impressionnantes. Elles avaient toute un seul point commun : le
tord d’avoir été jansénistes. L’assertion finale du Révérend Père
pour commémorer le centenaire du couronnement de la Vierge noire de
Marceille, n’a aucun sens ni ne reflète la moindre émotion.
Chercherait-on un regret qu’on y perdra l’éternité d’avance. Chaque
siècle de peinture est un siècle marquant de l’histoire de l’art
parfaitement inscrit dans l’évolution et la marque des écoles de
peintures nationales. Les œuvres de Jérôme Bosch ou de Salvador Dali
ne sont point issues de la génération spontanée.
Qui pouvait signer
une telle offense révisionniste sauvage ?
Toute ma question est
là. Non à discuter sur les modes ou le sexe des anges, mais à
comprendre en quoi le curé de Pieusse pouvait aider Gasc. Or nous
serons amenés à découvrir l’ancienne église paroissiale d’origine
avant la Révolution Française et d’énormes surprises sont là !
Comprenons également qu’une toile de David Teniers le Jeune ne vint
en ce lieu par hasard. Par grand miracle, Henri Gasc n’eut que des
pouvoirs restreints et ne put engager d’autres destructions
dramatiques. Destructions ? Le propos n’est-il pas offensant ?
La Crucifixion
en l'église de Pieusse par ce peintre janséniste mystique, a perdu
naïvement sa signature sous le pinceau de Gasc en personne qui
offrit cette toile rendue à l’interdit de la moindre identification
officielle, justement à cet abbé de Pieusse, Jean-Marie Célestin
Catuffe, qui l’aida tant pour l’affaire des tableaux jansénistes à
détruire en Notre Dame de Marceille. Recteur, à traduire au sens
strict la dédicade de son ami Henri Gasc, de la très ancienne
chapelle de Pieusse de 1830 à 1842, il mourut cinq ans avant lui, en
1877, à l’âge de 76 ans.
Il est dramatique de
constater que l’écriture de la fausse signature du Frédeau est
parfaitement identique à la dédicace sur cette Crucifixion du XVII
siècle.
Voici la signature
actuelle du St Antoine :
Et voici la même signature avec les lettres reprises de la dédicace
signée de Gasc sur la Crucifixion.

Nous n’observons
aucun changement dans l’écriture ! La même main est commune aux deux
originaux. Trop de zèle aura perdu Henri Gasc au regard de
l'histoire locale.
Les fantômes de
Notre Dame de Marceille.
En l’état, la
Tentation de St Antoine laisse apparaître de médiocres raccords
sur la base d’un modèle officiel de Jusepe de Ribera.

Un dernier personnage
que nous avons déjà cité, le diable au coquillage, sera l’objet
d’une prochaine étude à part tant elle présente un lien direct avec
l’Affaire Bérenger Saunière. Nous verrons comment nous sommes en
présence dans ce tableau de l’original du diable au bénitier de
l’église Sainte Marie Madeleine de Rennes-le-Château.

Nous constatons dans
l’abondance des descriptifs sous Gasc, une chronologie méthodique
d’un inventaire, nullement établi pour rompre une oisiveté possible,
mais bien, étape après étape, pour détruire tout le patrimoine
hérétique en ce lieu. Monstruosité ou irresponsabilité viendraient
mieux à décrire cette savante révision. Par Gasc, révisionniste dans
les actes qu’il signe de sa main et en témoigne par ses brochures, a
lieu avec concorde et assentiment de l’évêché de Carcassonne, la
complète destruction d’un patrimoine artistique exceptionnel. Il
faut trembler à l’idée que de tels personnages auraient
certainement voulu détruire bien plus, et si les responsabilités et
le pouvoir lui avaient été élargi, que n’aurions-nous point perdu en
France par les intentionnelles révisions picturales et nominatives
d'Henri Gasc. Un grand malheur dont nous assurons la résurrection
partielle par un travail acharné. Lazare maudit sortira vivant, et
s’il sent encore le cadavre, le miracle n’en sera que plus
méritoire. Toute l’approche de cet artcile, ici en extrait de
présentation, s’est vouée à la restauration du patrimoine local et à
l’honneur des anciens. Il est triste parfois que l’histoire nous
heurte si fortement mais, à la différence du roman qu’on peut jeter
s’il ne plaît pas, l’histoire, elle, devra se supporter tant que
l’être humain agira en conscience et en toute neutralité. Pensez-y :
nous sommes des Sysiphe condamnés à revivre l’histoire dans toute
ses horreurs tant que nous l’oublierons. Tant que, au merveilleux
ouvrage de Léonid Pliouchtch, nous resterons « Dans le carnaval
de l’histoire ».
Les autres
témoignages écrits.
Gasc fut un temps
enseignant le dessin à la pension Saint Victor de Limoux, durant les
années 1840, en parallèle de son ministère paroissial. Son rôle
exact dans l'attribution de copies et d'originaux, tout autant que
des ventes, seront prochainement inventoriés au domain restitué de
l'Histoire locale authentique, devenue par le biais de l'affaire
Bérenger Saunière, désormais partie intégrante du patrimoine
historique national français dans sa pleine et entière
territorialité.
Cibler la perte des
tableaux et le montage des opuscules se reprenant à intervalles
réguliers dans des contradictions de dates et d’inventaire de
tableaux décrits, impose une vérification approfondie.
En 1838 paraît dans
la Mosaïque du Midi, cette note fondamentale concernant le
sanctuaire de Notre Dame de Marceille :
« … et la nef,
surmontée de voûtes hardies et légères, renferme une chaire
habilement sculptée et de précieux tableaux parmi lesquels on ne se
lasse point d’admirer La Tentation de saint Antoine. ».
Le titre du vrai
tableau est donné : La tentation de St Antoine. Un point
précieux.
En 1892 dans le
livret remarquable « Histoire du Pèlerinage de Notre Dame de
Marceille » de l'abbé Joseph Théodore Lasserre :
« Le plus estimé
représente un moine de l’ordre de Saint-Antoine qui, au milieu de la
nuit, paraît écouter dans l’extase de la contemplation un concert
céleste. »
Il est fait
description en l’état de la copie selon la volonté de Gasc d’après
gravure reproduite d’une étude de Jusepe de Ribera, dit
L’Espagnolet, base d’étude classique à la peinture du XVII siècle.
Il semble possible que Gasc détenait dans ses cours une base de
données constituée de gravures pour ses élèves. Rien que de très
courant pour un enseignant au demeurant. Il en fut de même avec une
gravure, donc inversée, d'une Annonciation de Philippe de
Champaigne, pour perdre une toile d'étude remarquable d'un de ses
élèves janséniste, la « Nonciation » selon la faute
d'orthographe naïve du marguillier qui l'inscrivit en entrée, notant
qu'il s'agissait d'un « anonyme ». Nous dévoilerons à terme
son auteur au temps de son étude singulière.
Notons l’erreur
descriptive de n’avoir point vu la lampe à huile suspendue toujours
présente, et nettement plus visible à cette époque, le nouveau
tableau n’ayant en réalité que trente ans depuis sa modification, la
jeunesse en somme pour une toile, et Lasserre ne songe à vérifier
s’il ne repose pas sur une toile ancienne repeinte. Cela aurait pu
être, ne serait-ce que par économie sur une aussi grande toile,
divisée en réalité en trois pans. Cela, il ne peut le constater car
le tableau n’est pas encore tombé pour briser la base du cadre et
fragiliser les supports arrières qui se sont hélas collés avec le
temps au revers de la toile. Un autre détail qui n’aurait jamais du
échapper à l’analyse sur une peinture désormais tragiquement si
récente.
En 1893 Jacques
Escargueil écrit :
« La nef est
surmontée d’une voûte hardie et légère. Elle renferme une chaire
habilement sculptée et de précieux tableaux. Nous signalerons : 1°
celui où est représenté la tentation de saint Antoine ; 2° le
tableau d’Ambroise Frédeau. On y voit un moine qui, dans le silence
de la nuit, écoute des mélodies célestes. ».
Cette fois, la part
inventive est inquiétante. D’un seul et même tableau, Escargueil
compose son descriptif sur la base de notices anciennes qu’il
croise. Forcément, il manque à l’appel un tableau. S’il y a le
Teniers, où est le Frédeau ? S’il y a le Frédeau, où est le
Teniers ? Escargueil se décide pour citer les deux séparément. Il
remplace « concert céleste » par « mélodies célestes »,
ou comment faire du neuf avec de l’ancien. S’il le faut, cet abbé ne
prit pas la peine de consacrer un peu de son temps à observer
attentivement ce tableau.
La brochure
commémorative du centenaire de 1962 par le R.P. Gabriel Migault sur
laquelle nous revenons au final :
« En 1684, on
suspendait un tableau d’Ambroise Frédeau, peintre et sculpteur, né à
Paris en 1589, et moine de l’Ordre de St-Antoine de Vienne, mort à
Toulouse en 1673. Ex-voto de son Ordre qui possédait un fief dans le
territoire de Limoux ; le tableau représente un moine, en
méditation, au milieu de la nuit, et paraissant écouter un concert
céleste. »
On a dit combien
Migault est partisan et léger dans sa notice. L’important était de
marquer le centenaire du couronnement de la Vierge noire en 1882. Il
offre un travail superficiel, comportant de nombreuses erreurs car,
dans une recherche louable de documents anciens, il ne fait
qu’empiler des extraits d’études et de rapport sans participer
personnellement. Seuls quelques avis par ci par là, viennent
agrémenter les désaccords profonds qu’il ne prend pas peine à
résoudre. Pour la seule phrase descriptive recopiée mot à mot, il
ajoute simplement un extrait de vie d’Ambroise Frédeau.
En 1973 Robert Debant
développe indépendamment après ses propres recherches :
« Il est une
réunion de peintures qui furent exécutées, ou qui semblent tout au
moins avoir été inspirées et offertes à Marceille par les Augustins
de Toulouse, qui possédaient un bien dans le terroir de Limoux et
vouaient un culte ardent à la Vierge locale. On doit à Ambroise
Frédeau (vers 1620-1673), artiste parisien qui suivit peut-être
l’enseignement de Simon Vouet et mourut au couvent des Ermites sous
l’habit de frère lai, un Moine en méditation nocturne, un genou en
terre, les yeux tournés vers le ciel. L’église possédait aussi,
depuis 1644 au moins, un Saint Antoine et elle avait d’ailleurs
passé commande, en 1655, à un artiste narbonnais, Lavernye, d’un «
saint Pol ermite dans le désert avec l’image de la Vierge ».
Travail sérieux, la
description est minutieuse, ses sources sont originales. Il ne
reconnaît pas un saint, et préfère de fait parler anonymement d’un
moine pour éviter la confusion. Le genou en terre sonne curieux.
Genou à terre convient moins mal, quand on peut constater qu’il est
assis. Le trouble lui vient de ce que ce tableau fut hélas dessous
un très grand reposoir de cierges. Les fumées le salirent grandement
et dans les années 1960, il était devenu noirâtre, illisible en
certaines parties. Il propose l’inventaire du Frédeau au respect des
notices sous la responsabilité du chanoine Gasc, tout en constatant
que le Saint Antoine existait bien indépendamment. En quelque sorte,
il a raison.
La recherche fut
sérieuse de sa part, tout à son honneur. 1644 est bien la date de
référence de réception de cette exceptionnelle Tentation de Saint
Antoine de David Teniers le Jeune.
©
Julien Gertal (dit Ludmila sur le site
http://www.renneslechateau.com/ )
Extrait de l’étude
complète des tableaux dans l’affaire Bérenger Saunière, comportant
en réalité de très nombreux lieux distincts.
(1) Il y a plusieurs
mois que j'ai fait la découverte de cette signature apposée sur le
rocher dans le coin inférieur gauche du tableau qui est l'objet de
la présente étude. Toutefois par respect des conventions de la
parution, j'en laisse bien volontiers la paternité à monsieur
Jean-Pierre Garcia qui l'expose sur son site.
http://www.rennes-le-chateau-archive.com