En voici quelques
extraits du chapitre V :
Aude,
Pyrénées-Orientales, Catalogne. Les trajets sont détaillés en
partant de Paris et en proposant des « routes » numérotées. (La
route 66 est dans la première partie).
Route 115 : De
Carcassonne à Quillan... Dans les environs d'Alet, se trouvent
quelques menhirs. Intéressant mais je sens que vous êtes pressés.
Route 116 : De
Carcassonne à Rennes-les-Bains par Couiza (route 115)... On passe au
pied de Coustaussa, 156 hab., dominé par les ruines d'un château des
XIIe, XIIe, XVIe et XVIIe s. Un peu plus loin, on voit sur la droite
Rennes-le-Château (V. ci-dessous).
Rennes-les-Bains (319
m), 478 hab. Il existe dans les environs cinq sources minérales qui
diffèrent ; trois de ces sources sont ferrugineuses thermales, les
deux autres sont salines froides. Les débris d'anciennes
constructions, les urnes, les médailles trouvées près des bains
témoignent qu'ils ont été fréquentés par les Romains. Les bains de
rennes sont désignés dans un acte de 1307 sous le nom de Bains de
Montferrand mais dès le XVIIe s., ils étaient appelés Bains de
Rennes et Catel les cite en première ligne parmi les stations
thermales du Languedoc.
Actuellement, les
établissements sont au nombre de trois : Le Bain fort, le Bain de la
Reine et le Bain doux ils contiennent ensemble 80 baignoires et 12
cabinets de douches. En outre, le village possède trois buvettes
ferrugineuses froides, le Cercle, le Pont et la Madeleine. Les
maladies pour lesquelles les eaux de Rennes sont recommandées sont
les rhumatismes... la syphilis. Les Collines qui entourent les Bains
de Rennes, à l'O. et au S., sont couronnées par des bancs de grès
brisés aux formes bizarres et fantastiques, qui impriment au pays un
aspect particulier. Sources du Cercle et de la Madeleine (1 h.
aller-retour). En se dirigeant au sud, par la route qui remonte la
rive droite du Sals ou de la Sals, on atteint bientôt la Fontaine
ferrugineuse du Cercle, près du hameau du même nom (dans le mur,
fragments antiques).
Laval-Dieu et Rennes
le Château. (3 h. 30 min aller et retour). Du hameau du Cercle, on
prend un sentier qui se dirige à l'E.-S.-O. et monte sur un plateau.
Après avoir dépassé la Roche Tremblante, énorme bloc de grès
d'environ 3 m de hauteur, sur 2 m de diamètre, posé en équilibre sur
un affleurement de roche et assez facile à branler avec la main, on
se dirige au S., et on atteint le hameau de Laval-Dieu , d'où l'on
monte au N.-O. à Rennes-le-Château , 298 hab. (alt. 435 m). Ce
pauvre village, dominé par les ruines d'un château et une église en
partie romane, a été, jusqu'en 1218, la capitale du comté de Razès,
qui s'étendait jusqu'au Capsir et qui depuis forma le diocèse d'Alet.
Du côté S. du plateau, on embrasse un magnifique horizon. On
distingue le pic de Bugarach ; à sa droite, sur le dernier plan,
l'extrémité de la forêt de Fanges et la crête méridionale du bassin
de Quillan ; à l'E., N.-E., le pic de Cardon.
On peut descendre
directement à Couiza ou revenir aux Bains par la même voie qu'à la
montée, ou par le chemin indiqué ci-dessous.
Rocher de Blanchefort
(2 h. 30 min à 3 h., aller et retour). - En sortant des Bains, on
prend un chemin qui monte à l'O.-N.-O. et qui conduit à Rennes -le-Château;
on traverse le plateau des Escalades, et, en 40 min, on atteint la
métairie de Fabiès ; on laisse alors à g. le chemin principal pour
suivre un sentier à peine indiqué qui mène à la crête du rocher de
Blanchefort. (Belle vue sur les vallées du Sals et du Réalsès). Sur
ce plateau, dont le point culminant atteint 544 m d'alt., se
trouvent les ruines du château de Blanchefort.
Château d'Arques (3h.
aller et retour). 35 min des Bains au ham. Des Clapiers, par la
route de Couiza. On laisse cette route à l'O., et l'on remonte la
rive droite du Réalsès à l'O., par la route de Lagrasse (R. 121 G).
45 min, Serres, 139 hab. Au N., ville de Peyrolles (mégalithes). A
droite, vallon de Bézis (carrière de marbre). 1 h 30 min, Arques,
520 hab., sur la rive dr. du Réalsès, à l'issue d'un vallon
(gisements de manganèse). Le donjon du château est assez bien
conservé, date du commencement du XIVe s; Près des ruines du
château, à peu de distance de la route, se trouve un menhir appelé
Peyro Dreto ou Peyro Lebado.
Pic de Cardon. 1 h.
15 min à la montée, 50 min à la descente). 20 min des Bains au
hameau de Montferrand, à l'extrémité duquel, presque en face d'une
fontaine, on s'engage à gauche dans un étroit sentier, qui mène à la
crête de la montagne, dont on suit le contour jusqu'au pied du pic.
On gravit alors une pente très inclinée. I h. 15 min Sommet (796 m)
- Au S. se montre le pic de Bugarach et le chaînon de
Saint-Antoine-de-Galamus, au- dessus duquel s'étend la forêt de
Fanges ; à l'O., la vallée de l'Aude ; au loin les montagnes qui
séparent les départements de l'Aude et de l'Ariège ; au N., au-delà
de la vallée du Réalsès et des collines, la plaine du Languedoc.
Montagne des Cornes
et lac de Barenc (2 h., aller et retour). On remonte la rive droite
du Sals ; à la Tuilerie, on prend un chemin qui monte à l'E., et
conduit à la crête (nombreux fossiles). Vers le haut du plateau qui
forme le point culminant de la montagne (759 m), on se dirige au N.,
et, on voit le lac de Barrenc, peu étendu, mais très profond, dit-on
; il n'a pas d'écoulement apparent. Pic de Bugarach (3 h. 15 min à
la montée, 2 h. 10 min à la descente ; le chemin par la route du
village de Bugarach est moins intéressant ) ascension très
recommandée.
On remonte la rive
droite du Sals. 45 min Sougraigne, 268 hab. (riches gisements
fossilifères). - On entre dans un cirque de pâturages. On traverse
le ruisseau, et après avoir suivi un chemin sinueux sur le versant
de la montagne, on arrive (1 h. 45 min) au bord des sources salées
qui jaillissent à 800 m d'altitude, au pied du Roc Balesou (913 m),
et forment le torrent de Sals. Non loin des sources s'élève un
ancien corps de garde construit pour empêcher les paysans d'utiliser
l'eau des sources. Dans les environs sont exploitées des carrières
de grès à aiguiser;
Au-delà d'un petit
défilé, on arrive (3 h.) sur un plateau nu, à l'extrémité N.-E.
duquel se dresse la tour de Bugarach, que l'on atteint par une
facile escalade. 3 h. 15 min Sommet (1,231 m), un des principaux
points géodésiques de la grande triangulation de la France. Une
pierre, scellée dans la roche lors de ces opérations, porte le
millésime de 1824. La ligne méridienne de l'Observatoire de Paris
passe à peu de distance à l'O. de ce point. Du sommet, lorsque le
ciel est pur, l’œil embrasse un magnifique panorama, qui n'a pas
moins de 160 kil. de rayon. On peut revenir en 2 h. 30 aux Bains de
Rennes, ou descendre en 3 h. à Caudiès-de -Saint-Paul, par le
village de Bugarach, (600 hab., situé à l'O. du pic). On pourrait
aussi descendre au S. par la métairie de Lauzadel, et de là par
Prugnanes à Saint-Paul- de- Fenouillet (3 h.). MCL On gravit les
pentes du col Balesou jusqu'au col de Capela, au-delà duquel on voit
se dresser au S. le pic de Bugarach, dont on atteint la base en
traversant un terrain accidenté ; puis on contourne le rocher au
N.-O.
Au-delà d'un petit
défilé, on arrive (3 h.) sur un plateau nu, à l'extrémité N.-E.
duquel se dresse la tour de Bugarach, que l'on atteint par une
facile escalade. 3 h. 15 min Sommet (1,231 m), un des principaux
points géodésiques de la grande triangulation de la France. Une
pierre, scellée dans la roche lors de ces opérations, porte le
millésime de 1824. La ligne méridienne de l'Observatoire de Paris
passe à peu de distance à l'O. de ce point.
Du sommet, lorsque le
ciel est pur, l’œil embrasse un magnifique panorama, qui n'a pas
moins de 160 kil. de rayon. On peut revenir en 2 h. 30 aux Bains de
Rennes, ou descendre en 3 h. à Caudiès-de -Saint-Paul, par le
village de Bugarach, (600 hab., situé à l'O. du pic). On pourrait
aussi descendre au S. par la métairie de Lauzadel, et de là par
Prugnanes à Saint-Paul- de- Fenouillet (3 h.).
1) REGION D'ORIGINE
DE BOUDET DANS LAQUELLE SAUNIERE A ETE EN POSTE JUSTE AVANT RLC
Route 117. De Quillan
à Montlouis.
A. Par la vallée de
l'Aude. (D'après les coups de crayon, mon grand-père y est passé).
68 kil. - Route de
voitures. Service public jusqu'aux Bains d'Escouloubre : 5 F;
voiture particulière à deux chevaux, 50 F (soit que l'on quitte la
voit. à Montlouis, soit que l'on revienne à Quillan). – Magnifique
excursion, très recommandée et qui mérite d'être faite entièrement à
pied. - Durée du trajet en voiture, non compris l'arrêt aux Bains de
Carcanières : 9 h. 30 de Quillan à Montlouis, 6 h. 30 de Montlouis à
Quillan.
En sortant de
Quillan, on longe la gare, et, remontant la vallée de l'Aude, en
suivant la rive g., on dépasse bientôt une forge importante.
4 kil., Belvianes
(321 m).
On laisse à g. un
pont et l'on s'engage dans l'étroit et magnifique défilé de
Pierre-Lys.
Sur une longueur de 2
kil. 1/2, la route est resserrée entre la rivière et des rochers
perpendiculaires de plusieurs centaines de m de hauteur ; elle
franchit un premier tunnel, puis, par un second et un troisième
souterrain, la galerie appelée le Trou du Curé, en souvenir de
l'abbé Armand, qui la fit percer. Au-delà, on laisse g. les ruines
d'un couvent, puis, sur la rive droite de l'Aude...
... 12 kil. Axat,
ch.-l. de c. de 450 hab. (prunes renommées, grand commerce de bois
et de charbon, usines). Au S.-E., sur la montagne s'étend la forêt
de Male.
La route franchit
l'Aude et longe sa rive droite, et, au-delà d'un long bassin entouré
d'escarpements, pénètre dans le magnifique défilé de Saint-Georges,
où la roche a dû être taillée en encorbellement pour faire place au
chemin. Au-delà de cette cluse, l'une des plus grandioses des
Pyrénées, la vallée s'élargit un peu.
16 kil. En aval du
confluent de l'Aude et de l'Aiguette ou Eguette, qui arrive du S.,
on laisse à g. le chemin qui monte à Sainte-Colombe, et, après avoir
franchi l'Aude qui arrive O.-E. on suit presque à niveau, à l'O., la
rive g. de l'Aude. Sur les deux versants de la vallée, qui n'est ici
qu'un étroit et sinueux défilé, s'étendent d'immenses forêts ; au N.
se dressent de beaux rochers.
21 kil., Gesse, ham.
de Bessède-de-Sault 440 hab., 941 m d'altitude) ; très belle source
captée et qui retombe en cascade. - La route, très ombragée,
continue de suivre en remblai la rive g. de la rivière au milieu de
recoins charmants ; puis elle laisse à droite, au-delà de bois et de
rochers, la large conque de Fontanès (invisible de la route), dont
le pittoresque village (198 hab.) est complètement caché. On
traverse au S. un magnifique défilé qui, avant l'ouverture de la
section de la route, était à peu près inconnu ; çà et là, le défilé
est coupé par de touts petits bassins ; à droite et à g., s'élèvent,
au milieu des fouillis de verdure, des pylônes, des parois à pic. -
Le défilé s'élargit un peu ; à g. sur la rive droite, s'ouvrent
d'étroits ravins boisés, couronnés à la crête de pyramides de
rochers ou de parois à pic. - La route monte un peu. A g., l'Aude,
jusqu'alors très calme, se précipite en rapides.
30 kil 5. Bassin avec
trois maisons. Vue, en amont du château d'Usson, dont le piton a
pour cadre deux grandes crêtes de rochers en forme de V. Au-delà
d'un nouveau défilé, se dressent sur un monticule les belles ruines
du château du Son ou d'Usson, démoli en partie en 1792 ; puis on
pénètre dans un étroit défilé. C'est là qu'est le petit
établissement des Bains d'Usson, plaqué contre le rocher. Cinq
sources sont exploitées dans cet établissement, fréquenté seulement
par les habitants du département de l'Aude.
Un pont conduit sur
la rive droite, et la vallée tourne au S.-E. et s'élargit un peu ;
les pentes des deux versants, déboisées et couvertes seulement de
broussailles, cistes, etc. ou dénudées, sont laides et sans
caractère. A g., à une altitude de 879 m, se montre le petit
établissement thermal de la Garrigue ou de las Caoudas, en ce moment
(1890) abandonné.
36 kil, Bains d'Escouloubre
et de Carcanières où sont maintenant de bons hôtels et où l'on fera
bien de déjeuner.
...Au-delà des Bains,
la vallée se resserre, les deux versants s'élèvent, boisés et
rocheux sur la rive g., couverts de cistes à fleurs blanches sur la
rive droite et dominés par un grand hémicycle de hautes montagnes.
Des Bains jusqu'au
moment où l'on franchit l'Aude en arrivant sur le plateau du Capsir
on rencontre 18 ponts, sans compter les ponceaux.
41 kil. Sur un
mamelon gazonné à g., se montre la maison des Cantonniers, bâtiment
carré avec deux fenêtres sur chaque façade.
... 48 kil. env.
Maison isolée et Pont sur l'Aude. Aussitôt que l'on a franchi la
rivière (1.385 m), on entre dans la grande conque du Capcir.
Le Capcir ou Capsir,
qui, au IXe s., dépendait du comté de Razès, fut, on ne sait à
quelle époque, rattaché au comté de Cerdagne ; aujourd'hui il forme
la partie N. du canton de Montlouis, et compte 6 communes avec une
population totale de 2,735 hab. (1886), parlant un dialecte
languedocien.
Les villages bâtis
sur les mamelons, sauf Réal, sont à près de 1,500 m d'alt., et le
Capcir, où l'hiver dure de septembre à mai, est un des pays habités
les plus froids de la France. "nous avons huit mois d'hiver et
quatre mois de mauvais temps" disent les gens du pays.
La nouvelle route
(1887) amènera sans doute de nombreux visiteurs dans ce pays qui
n'avait auparavant d'autre voie de communication que le chemin du
Col des Hares ou Ares.
2 ) QUELQUES
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES EXTRAITS DE L'INDEX ALPHABÉTIQUE
Permettent peut-être
de compléter une estimation des dépenses de BS lorsqu'il se
déplaçait ou encore d'avoir un repère pour savoir ce que
représentait économiquement le montant d'un honoraire de messe.
Limoux : Omnibus de
la gare aux hôtels, 30 c., autant par colis ; - Hôt. : Bades ou du
Cheval noir ; Azaïs.
Alet : Omnibus de la
gare à l'hôtel ou a domicile : 25 c. par personne, autant par colis.
hôtel à l'établissement (depuis 8 F par j. ; télégraphe ;
hydrothérapie ; cuisines à la disposition des ménages. - Abonnement
à la buvette, 8 F par personne. - Bain : avec linge, 1 fr. 25 ; sans
linge, 1 F.. Douches : avec linge, 1 fr. 50 ; sans linge, 1 F 25.
Maisons ou chambres à louer dans le bourg.
Couiza : hôtel Siau.
Rennes-les-Bains :
hôtel : Grand-Hôtel (7 F par jour ; pension, 6 F ; casino, cercle et
café dans le parc du Grand-Hôtel) ; de la Reine. - voiture publ.
pour la station de Couiza-Montazels (1 F 50).
Esperaza, Campagne,
Montazels, rien.
Quillan : Omnibus de
la gare aux hôtels. - hôtel : des Pyrénées (7 fr.50 fr. par j.;
bains ; voit.) ; Verdier (7 F par jour, voit.). Voiture publ. pour
Ginoles, Axat, Belcaire, Belesta, les Bains de Carcanières (par la
vallée de l'Aude). - Voit. part. à 2 chevaux pour Ax, 50 F ;
Montlouis, 50 F

Marie Christine Lignon