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Rennes le Chateau, Alfred Saunière

Les Terribles Lieux - Partie 2

Domenico Migliaccio

Sur la Clé d'Arc de l'église de Rennes est gravée la phrase fatidique : "Terribilis Est Locus Iste", dont la suite est "... Vere, Non Est Hic Aliud Nisi Domus Dei Et Porta Caeli" (Genèse 28,17).

En suivant le conseil de Rebecca (qui avait deviné le mécontentement d'Esaù) Isaac invite son fils Jacob à aller au Haran, en Mésopotamie, près de la maison du grand-père (le père de sa mère) et épouser une fille de son oncle Laban, sa cousine Lia. Finalement il épousera Rachele. Le voyage est loin, et Isaac lui dit de ne pas se faire corrompre par les femmes de Canaan, descendants d'Ismael. Bon père, Isaac bénit Jacob et sa souche future, puis il le laisse aller. Cette même nuit le Seigneur bénira celui qui deviendra Israël, en utilisant environ les mêmes mots que son père.

Jacob part pour Haran de Betsabea. Après avoir parcouru une quarantaine de kilomètres, il se sent fatigué. Il s'arrête, il utilise une pierre comme coussin et il s'endort. Il fait un rêve hallucinant d'un escalier trafiqué par des Anges et il subit un long monologue du Seigneur qui lui assure protection et puissance. Impressionné et tremblant il se réveille et il prononce la phrase fatidique: "Ceci est un Lieu Terrible! En vérité ici autre n'est pas si non la Maison de Dieu et la Porte du Ciel ". Il enduit la pierre qui lui avait servie d'oreiller et il l'utilise pour en faire une autel en souvenir de la vision. Adroitement, il change nom à l'endroit, de Luz au Betel et il promet qu'en contrepartie de la divine bienveillance, cet autel deviendra la Maison de Dieu: Beth-El, justement.

Après avoir longtemps réfléchi, j'en suis arrivé à la conclusion la plus élémentaire : cette phrase veut indiquer simplement ce que nous dit le récit biblique: l'église, le sanctuaire, la chapelle, le jardin qui apporte cette phrase se lève à la protection d'une pierre, une borne, un autel, une dalle que, pour un certain motif, doit être considérée "transcendant", "digne d'être vénérée". Et cette pierre n'est pas le sacré Autel, parce que chaque église a le sien et elles ne sont pas tous «terribles». Comme un escalier praticable en deux directions, parfois le bâtiment se lève à protection comme un bouclier, parce que tel "porte" ne soit pas violée par l'extérieur; autres fois il sert de sceau, de "poids", parce qu'il ne se libère pas "celui-là" qui derrière d'elle se cache, il se niche. Le Temple sert, en chaque cas, a régler ou empêcher l'afflux des gens au point «Zéro».

Jacob ne voit pas un "Aleph" de Borges, un point en "suspension" où Tout le Monde est recueilli dans une minuscule place (comme dans la vingt et unième Arcane des Tarots) mais un endroit "vertical", animé, où le Haut et le Bas sont en communication, et ils peuvent tous les deux être atteints. Ce "coeur" de l'endroit sert de passage, d'"escalier", pour différentes dimensions de la connaissance, mais il n'est pas pour tous. Connaître le déplacement d’un «lieu terrible» est important mais il n'est pas suffisant: il faudra regarder cet endroit avec un «Oeil» différent. Rappelons-nous que Jacob ne s'aperçoit pas des qualités de Luz (Guenon dédiera le septième chapitre du Roi du Monde pour nous les expliquer) quand, fatigué, il arrive sur l'endroit. Il percevra la "sainteté" de cet lieu en rêve seulement, dans une condition «altérée» de conscience.

Mais nous revenons à l'inscription.

Gravée sur le façade ou à l'intérieur de quelque église, dans sa totalité ou limité aux premiers quatre mots ou raccourcie de quelque terme ou encore abrégée avec l'usage de ponctuations ou altérée en quelque chose ou, finalement, redoute au deux ou trois éléments du verset même, cette phrase est moins rare de ce que nous pensons.

Je m'excuse pour les lecteurs français, mais en Italie nous la trouvons pratiquement en toutes les régions: dans le Sanctuaire de la Sainte Vierge de Loreto (AN), dans le Sanctuaire de S. Michele au Gargano (FG), sur l'abbaye de Saint Esprit Majella au Roccamorice (PE), à S. Maria de la Pitié au Bibbona (ILS), à S. Lucia du Rusta à Cinto Euganeo (PD), dans l'Église de S. Michel Archange au Patù (LE), dans l'Église Vecchia de Pozzilli (IS), dans le Sanctuaire de la Sainte Vierge du Civita à l'Itri (LT), en S. Maria du Secours au Prato, en S. Bartolomeo Monte Oliveto (IL), aux SS. Margherita et Stefano au Baccano (SP), en S. Dominique à Gravina di Puglia (Ba), en S. Giovanni de Fossola au Carrara (MS), en S. Andrea de Mioglia (SV), en S. Martino Évêque au Graffignano (VT), en S.Angelo au Nile (NA) et, peut-être, en beaucoup d'autres églises ouvertes aux fidèles et chapelles privées.

Je prendrai par exemple les premier trois endroits sacrés que j'ai énuméré.

Selon la tradition, la Maison Sainte de Loreto fut transportée sur la grande colline pour "ministère angélique" en 1294. La construction de l'actuel Sanctuaire de la Sainte Vierge Noire de Loreto commença dans la moitié du XV siècle mais trois ou quatre mille ans avant, cet endroit était dédié à la Déesse Mère. Le voile du temps et la main des hommes ont effacé tout mais ils ont épargné (comme il succède souvent et comme l'Abbè Boudet nous a enseignés) le nom de l'endroit… et maintenant nous comprenons parce qu'une des premières actions du sage et malin Jacob, après le rêve terrible, c’est vraiment celle de changer nom à la place.

Le décanté bosquet de lauriers que tous les guides mentionnent pour justifier la toponymie de la zone ne le concerne pas.... LORETO - Ala Ea Reta - l'Ailée Déesse Mère des Rhedes.

Ironie de la fatalité... aujourd'hui le Virgo Lauretana est une Vierge Noire arrivée en vol des Balkans et c'est le Protectrice des Aviateurs! Mais Ea était une autre Sainte Vierge: elle était le Céleste Déesse Mère.

Un autre exemple est la grotte de Monte Sant'Angelo sur le Gargano, l'éperon de la Botte, sur lequel se dresse le Sanctuaire aujourd'hui dédié à S. Michel. Une plaque marmoréenne, accolée à celle qui reporte le verset fatidique, nous avertit: "Il n'est pas nécessaire que vous dédiiez cette Basilique que j'ai édifié, car je même que j'en ai mis les fondations, je l'ai aussi consacrée".

Tout le complexe accable, en effets, sur le hypogée où était vénéré Jupiter Ammon, exemple de syncrétisme Egyptien-romain,: le culte d'Amon, de Thèbes, il se répandue en toute l'Egypte et puis, avec différentes variantes, en vastes zones du Méditerranée. C'était un dieu initialement lié à l'Air, puis il acquit caractères généralement solaires. De toute façon aussi Lui, dans cette grotte, avait à son tour tenté d'"enterrer" l'autel sous-jacent dédié au dieu Mitre.

Enfin, nous considérons le Sanctuaire de S. Esprit au Majella près de Roccamorice. L'endroit est vraiment splendide et vivement suggestif : on y pratiquait anciennement le Culte Lunaire et autres rites "plutoniens". Successivement, ce fut l'ermitage de Celestino V et là on y vénère la Magdalena encore aujourd'hui.

Sur l'architrave du portail il y est écrit seulement: PORTA CELI, avec le petit point sur la "i", qu'il reprend la partie finale du verset cité. Je répète: PORTA CELI.

En latin, "du ciel" décline "caeli" ou "coeli" mais pas «CELI». En outre le verbe CELARE (cacher) en aucune personne d'aucun temps verbal il conjugue en "celi". La place ne manquait pas. Le rangement du complexe actuel remonte, en reprises différentes, du XIII au XVI siècle; l'hypothèse d'une inscription en langue vulgaire est pérégrine, étant donné qu'aussi en italien "Porta Celi" est incorrect. Une dernière, inutile question avant de conclure ce dernier, inutile chapitre: selon vous il n'est pas permis de théoriser quelque chose de "plus intéressant" que l'hypothèse d'un tailleur de pierres ignorant ou ivre?

Au fait... et à Rome? Où nous la trouvons cette phrase? Bah, par exemple elle peut être observé sur une des colonnes de la nef centrale dans la Basilique des SS. Ambrogio e Carlo al Corso, l'Église des Lombards.

Le plafond du Temple est décoré de la « Chute d'Anges Rebelles » mais, au-delà de le presque imperceptible crépiter d'un ruisseau souterrain, chose se cache dans les fondations de ce bâtiment je ne peux pas dire, pour le simple motif que je ne le sais pas. Mais je sais que cette église se trouve à moins de cent mètres de S. Lorenzo in Lucina, où il est le Tombeau de Poussin du chapitre premier. Et nous revenons ainsi au point de départ. Nous avons permis à notre cher serpent Ouroborus de les mordre enfin la queue, mais pas à la forme de «Zéro» (comme ce de Synesios que tous nous connaissons) mais à la forme de «Huit» (comme celui-là dessiné par Moebius-Giraud dans son "Garage Ermetique").

Je suis arrivé à la fin de cette promenade, de ces Sept chapitres (devenu Neuf pour la longueur du premier et du dernier) et une pensée va à Torkain, qui a commencé à les publier, et à Nicolas, qui a continué à le faire. Une autre pensée va à mes amis du Forum des Italiens, indispensables pour mes recherches, et surtout à Pinuccia, qu'il m'a très aidé. Enfin, je désire remercier toutes ceux qui m'ont jusqu'ici suivi. À ces lecteurs, ainsi patients, je voudrais dédier la trente-huitième poésie (le titre est «La vie est découverte») que Palazzeschi inséra dans son récolte "Rue des Cent Étoiles". Je tenterai de la traduire mais je sais que ce sera une fatigue inutile... la Vraie Poésie n'a pas besoin de traduction.

Quand un cache quelque chose / il fait naître dans un autre / irrésistible / le désir de la découvrir / étant que l'existence humaine / s'alimente / essentiellement de découverte. / Et qui tout cache / sert comme personne la félicité de la vie / cent fois de plus / de celui qui tout montre.

- Roma - 2004 – Solstizio d’Estate - DMaMdA -

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