A PROPOS DE LA MAQUETTE
DITE "DE l'ABBE SAUNIERE"

La
maquette, présentation générale
D.R. Collection privée
Ayant acquis une connaissance approfondie des carnets de
correspondance de l’abbé SAUNIERE, de nombreuses personnes me
demandent régulièrement s’il existe dans ces documents des éléments
qui confirmeraient ou infirmeraient la thèse de la maquette dite «
de l’abbé SAUNIERE » sur laquelle reposent en grande partie les
recherches de M. DOUZET concernant l’affaire de Rennes le château
(1).

Le
cartouche de la maquette
D.R. Collection privée
RAPPEL DES FAITS
Lors de la conférence qu’il donna au domaine de
l’abbé à Rennes le château en août 1995, M. DOUZET a présenté cette
maquette et ses premiers travaux. Il déclara avoir trouvé l’objet
chez un fondeur accompagné de différents courriers dont un rédigé de
la main même de l’abbé Saunière. Bien que celle ci représente
manifestement les lieux Saints tels qu'ils se présentaient au début
de notre ère, il présentait cette maquette peu ou prou comme une «
carte au trésor de Rennes le château» qu’aurait laissé l’abbé sur la
fin de sa vie.
De nombreux intervenants dont MM. BOUMENDIL, TAPPA et
FERAL déclenchèrent alors un véritable scandale en accusant l’auteur
d’être un faussaire et en le sommant de produire des éléments
probants pour étayer ses dires. Il fût convenu d’un rendez-vous pour
la présentation de certaines pièces mais M. DOUZET ne se présenta
finalement pas à ce rendez vous et ne jugea pas opportun d’en fixer
un nouveau par la suite pour se disculper des accusations graves
portées contre lui (2).
L’affaire semblait donc entendue pour les
amateurs de Rennes le château, d’autant plus que Patrick MENSIOR
réussit à prouver que ladite maquette, si elle datait bien des
années 1900 n’avait rien à voir avec l’affaire de Rennes le château
et qu’elle n’avait en aucun cas pu être commandée par l’abbé
SAUNIERE (voir à ce sujet une partie de ses conclusions dans son
article publié par les amis de l’Insolite). Pour cela il s’appuyait,
entre autre, sur des éléments de correspondance connus à l’époque :
Les carnets de correspondance 1915-1917, publiés par Pierre JARNAC
(3).
Parallèlement, par une interprétation toute personnelle, M. DOUZET reconnut dans le relief inversé d’un moulage de ladite
maquette une région plus proche de son domicile et continua ses
travaux dans la région de Périllos (66 - Pyrénées Orientales). Il a
récemment créé une association de loi 1901 pour faire la promotion
de ces recherches parmi d’autres.
A ce jour, il demeure que M. DOUZET n’a jamais produit les documents demandés capables de lever
le doute sérieux qui plane sur la sincérité de ses recherches.

La
maquette vue de dessus
D.R. Collection privée
LES
CARNETS DE L’ABBE SAUNIERE
Lors de l’annonce de la
redécouverte des carnets de correspondance et de comptabilité de
l’abbé SAUNIERE, de nombreuses personnes se sont demandé s’il
était fait mention des fameux courriers censés avoir été
échangés entre l’abbé SAUNIERE et le concepteur de la maquette.
Dans un premier temps, M. DOUZET
a objecté qu’il préférait ne pas communiquer ces lettres parce
qu’elles contenaient des informations qu’il souhaitait se
réserver ; Je lui ai donc proposé de m’indiquer les dates de ces
courriers pour voir si ils étaient enregistrés dans les carnets
de l’abbé.
Cette solution ne présentait à
priori que des avantages pour lui car elle ne nécessitait pas la
présentation des dits documents, juste la communication de leurs
dates, et si l’information était confirmée, il ne serait plus en
butte aux accusations qui le poursuivent depuis maintenant 10
ans.
Or, avec des méthodes qui m’ont
personnellement semblées être des manoeuvres dilatoires (en
particulier par sa propension à répondre par des libellés
incroyablement développés à des questions simples qui ne
nécessitaient normalement qu’un oui ou qu’un non,), et malgré la
promesse formelle qu’il m’en avait faite en public, M. DOUZET
n’a finalement pas souhaité me communiquer ces dates.
Depuis, j’ai personnellement
terminé mon étude des carnets de l’abbé SAUNIERE et je peux
affirmer que je n’ai trouvé trace d’aucun élément capable de
confirmer les dires de M. DOUZET.
-
Concernant les carnets de
comptabilité :
-
· Il n’existe aucune
facture afférente à la dite maquette.
-
· Il n’existe aucune
facture pour des instruments de mesure ou d’optique
tels que ceux décrits par M. DOUZET et dont aurait
eu besoin l’abbé SAUNIERE pour la réalisation d'une
maquette topographique.
-
· Il n’existe aucune
facture de location de calèche ou de location
immobilière à Lyon, tout particulièrement rue de
Macchabées.
-
· Il n’existe aucune
trace de facture de voyage à Lyon, Durban des
Corbières ou Périllos
D'autre part, je n'ai pas trouvé non
plus de lien entre Bérenger SAUNIERE et les véritables
commenditaires de cette maquette qui avait à l'origine une
vocation éducative et qui a été réalisée en réalité à plusieurs
dizaines d'exemplaires à l'époque.
A l’objection prévisible que ces
affaires étant secrètes, l’abbé SAUNIERE n’en aurait pas fait
mention dans ses carnets, je réponds que lors de son procès,
l’abbé SAUNIERE nie avoir tenu de tels carnets et que cela a
participé à sa condamnation. Qu’en conséquence ce que l’abbé
voulait cacher aux enquêteurs de l’époque est plus que
probablement noté dans ces carnets.

Un
des autres exemplaire de la maquette
tel qu'exposé à Jérusalem dans son rôle didactique.
D.R. Collection privée