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L'histoire du presbytère
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Le Musée |
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Le Musée |
15 juillet 1725
A Alet, en l'étude de Maître Fromilhague, notaire, les
consuls de Rennes, Pierre Artozoul et Barthélemy Tisseyre,
confient la réparation du presbytère à Jean
Rougé, maréchal-ferrand, et à Jean Gabignaud,
maçon, tous deux à Rennes. Les évaluations et
devis ont été faits par Jean Belon, charpentier à
Couiza, et Jean Saunières, maçon à Montazels, le 4
septembre 1723. Ces réparations doivent être faites en 6
mois, sur moindre offre, au prix de 430 livres payables : 200 dans un
mois, 115 à moitié travaux, 115 à la fin
après vérification.
15 avril 1726
Autorisés par une ordonnance de l'intendant de la province à Montpellier à
contracter un emprunt pour subvenir aux frais de la réparation du presbytère, les
consuls empruntent, par acte dressé par maître Èromilhague, à Claude Bertrand,
marchand de bois à Quillan 226 livres 19 sols 2 deniers, que la communauté de Rennes
devra rembourser dans un an et que les consuls feront imposer cette année capital et
intérêts compris.
1727
La réparation du presbytère est achevée.
26 novembre 1738
Les consuls de Rennes comparaissent devant maître Siau, notaire à Espéraza,
lieutenant de juge de la justice de Rennes, pour le fait suivant. Au début de septembre
1737, Forcenille, représentant M. Jean Hébert, directeur des domaines de la province de
Languedoc, a adressé à la communauté un commandement, la sommant de payer 390 livres 13
sols pour droit de franc-fief et amortissement « à cause de la maison presbytérale que
la communauté à
ce qu'on a dit, a fait construire au dit lieu depuis dix années
environ, estimée 2 000 livres ». Ne pouvant payer cette
somme, la communauté a mandaté ses consuls pour supplier
l'intendant de décharger la commune de ce payement puisqu'elle
n'a rien fait construire, mais seulement fait réparer. Le
presbytère de Rennes, construit de temps immémorial, a
été réparé à la demande de
l'abbé Bemard, curé de Rennes qui adressa une
requête à l'intendant en 1724, la bâtisse croulant
chaque jour un peu plus et devenant inhabitable.
18 août 1796
Le 1er fructidor an IV (18 août 1796), la maison presbytérale et deux ferratjals à
Rennes, appartenant au curé, sont vendus à Raymond Bosc, de Puylaurens, pour 1 410
livres (tableau des ventes de domaines nationaux de première et de seconde origine
effectués dans le département en exécution de la loi du 28 ventose an IV, n° 549,
archives de l'Aude série Q, dossier486).
4 février 1798
En l'étude de Me Guilhaumat, notaire à Espéraza, le 16 pluviose an VI (4 février
1798), Raymond Bosc, meunier à Puylaurens, vend :
1. A Michel Captier, de Rennes, le presbytère et la moitié de la cour joignant,
confrontant auta l'église, cers ferratjal et hierre, midi le vendeur par le reste de la
cour, aquiIon le cimetière, plus un sol et ferratjal de 2 quarterées (16 arcs, 32 cent.
) joignant la maison, confrontant auta la maison et la cour, midi le chemin cers et
aquolon la roche, le tout acquis, de la République le 2 fructidor an IV (8 août 1796),
pour 234 livres (ou 234 francs).
2. A Jean Gabignaud, cultivateur à Rennes, un paillier confrontant la partie vendue,
contenance 3 cannes, et partie de
la cour, auta le vendeur, midi chemin cers et acquilon Michel Captier et un petit
ferratjal même lieu, 4 coups, auta Jean Rougé, midi Laurent Rougé, cers roche,
d'aquilon chemin pour 240 livres.
3. A Anne Lauzière, épouse de jean-Pierre Font, partie de paillier à prendre, 8 cannes,
confrontant déjà vendu, aquilon Michel Captier, pour 200 livres
4. A François Désamaud, habitant au Carla, reste du pallier 6 cannes, pour 150 livres.
25 germinal an XI (15 avril
1803)
Par arrêté du préfet, la commune est
tenue de procurer un logement au ministre du culte qui va être
nommé à Rennes en venu du Concordat. Le presbytère
ayant été vendu et aucun immeuble n'étant à
vendre, la commune vote un crédit de 100 F pour louer un local
destiné au futur curé, aussi proche que possible de
l'église.
15 pluviose an XII (5 février
1804)
Le maire, Louis Rougé, justifie les sommes inscrites au budget communal par « l'état de
dégradation où se trouvent le bâtiment destiné au culte, le cimetière, la fontaine
publique, les chemins et autres... »
20 pluviose an XIII (9 février
1805)
Le conseil municipal décide d'employer la somme
nécessaire et qui sera fixée par les gens de
métier, à une réparation indispensable au clocher
qui est délabré à un point tel qu'il menace ruine
et est en danger de crouler si on ne le répare le plus tôt
possible. Le conseil vote 50 F.
16 février 1805
Louis Rougé, maire, dit à ses collègues : « Le conseil voudra bien jeter les yeux
sur le couvert de l'église, le clocher et le presbytère qui, depuis le temps que la
commune n'a pu y faire de réparations, menacent ruine. Le cimetière doit retenir notre
attention ; nous y voyons joumellement dépaitre des bestiaux, par rapport à un mur qui
s'est écroulé et n'ayant point de porte... »
28 mai 1807
Louis Rougé demande une augmentation des dépenses extraordinaires pour la
réparation du clocher dont une partie a croulé et qui risque de tomber tout entier sur
le toit de l'église, pour la réparation du toit de l'église où il manque des tuiles et
de celui du presbytère. Un devis de 638 F a été dressé le 26 octobre 1806.
15 mai 1809
Antoine Artozoul, maire, J.-B. Rousset, adjoint. On a du faire un escalier au
presbytère parce que l'acquéreur de la seconde partie de l'immeuble n'a pas voulu donner
passage au curé dans sa portion, comme il faisait auparavant.
10 janvier 1813
Antoine Tisseyre, maire. L'évêque a envoyé une circulaire aux curés desservants, le 5
juin 1812, relative au logement des prêtres par les communes. Le maire dit au conseil :
« la partie du presbytère possédée par Louis Rougé, maréchal-ferrand de Rennes
étant jugée nécessaire au logement du desservant puisque c'est dans cette partie que se
trouvent la cuisine et le four, et une ancienne dépense, que la partie qui est occupée
par le desservant se trouve insuffisante pour son logement, puisqu'il n'y a qu'un seul.
appartement et qu'il ne peut garder un lit pour un service ni pour en tenir une.
Qu'attendu que l'achat de cette partie du presbytère est reconnue plus que nécessaire et
qu'il peut être fait en deux ans au moyen des fonds qui se trouvent disponibles dans la
caisse du receveur municipal, que le sieur Louis Rougé, propriétaire de cette seconde
partie du presbytère ayant été consulté pour savoir s'il voulait la vendre, y aurait
consenti moyennant une somme de 600 F en argent et un vieux paru ou terrain communal qui
n'est
d'aucune utilité pour la commune... » Cette proposition est acceptée.
8 septembre 1818
François Captier, maire, demande à l'évêque de nommer un prêtre à Rennes.
L'évêque répond que le logement au presbytère est insuffisant pour qu'un prêtre
puisse s'y loger d'une manière décente. Si la commune se procurait un logement décent
et plus vaste, la demande recevrait satisfaction. On juge que le propriétaire de la
moitié du presbytère cèderait sa partie moyennant indemnité raisonnable. Le maire est
délégué par le conseil pour traiter l'affaire.
4 février 1819
Le maire est entré en relation avec le
propriétaire M. Debosque, d'Espéraza, qui a
décidé de s'en remettre à l'estimation de deux
experts. Cette évaluation a été fixé
à 1 000 F. Debosque, entendu par le conseil accepte de vendre
pour 800 F payables en deux annuités. Proposition
acceptée.
17 juin 1832
Approbation du devis de réparation du presbytère.
10 août 1834
Michel Rougé, adjoint dit que « le logement du prêtre desservant est insuffisant,
qu'il y manque une écurie, qu'il s'agit d'acheter un local convenable qui se trouve
vis-à-vis de la maison presbytérale et que le propriétaire vendrait après expertise
». Ce local appartient à François Amaud. Le prix sera par la suite fixé à 200 F, et
le local sera acquis en 1834.
10 septembre 1838
Réuni en venu de la lettre du sous-préfet de Limoux du 5, le conseil entend le maire
exposer que « le presbytère et l'église nécessitent beaucoup de réparations ; que la
commune ne peut les faire toutes ; qu'un devis a été dressé pour les plus urgentes ;
qu'il atteint 2 000 F ». Pour se procurer les fonds, le conseil décide de vendre aux
enchères un certain nombre de parcelles des terrains communaux.
15 août 1849
Jean Rougé, maire expose : par acte du 24 juillet
1842, la commune acheta à Marc Constant, de
Saint-Paul-de-Fenouillet, un petit bâtiment pour l'agrandissement
du presbytère, moyennant la somme de 200 F payable en deux arts
avec l'intérêt légal. Ce payement n'a pas
été effectué à l'échéance.
Par exploit de Rivais, jeune huissier, à la date du 17 janvier
1848, le sieur Constant fit assigner le maire son
prédécesseur (Michel Captier) pour lui payer les 200 F
majorés de 80 F d'intérêt pour huit années
de jouissance. « A l'avénement de la République, je
fus nommé maire de la commune ; j'entrai en fonction le 5 mars
et mon prédécesseur ne m'ayant point donné
connaissance de cette assignation, je n'ai pu faire aucune
démarche soit pour achever le payement de ce qui était
dû, soit pour parer au jugement rendu par défaut le 21
mars 1849, qui condamne la commune à payer les 200 F et les 80 F
pour huit années de fermage et dépens. ».
16 septembre 1849 .
La commune est grevée d'une imposition extraordinaire de 283,77 F pour avoir agrandi
le presbytère (achat maison).
19 octobre 1853
Inventaire municipal des biens communaux : réparation de l'église et du
clocher 1817 et 1827. Nouvelle réparation, 1853. Construction d'un mur de clôture au
cimetière, 1831. Réparation du presbytère, 1832. Nouvelle réparation, 1851.
Agrandissement du presbytère envisagé. Lacune dans les délibérations du conseil
municipal.
12 octobre 1878
Le maire Jean Tisseyre propose le devis des réparations à faire au presbytère,
montant à la somme de 787,16 F. Vu le peu de ressources, le conseil décide d'ajoumer la
réparation et refuse le devis.
29 décembre 1878
Le maire Tisseyre expose qu'on n'a pas fait depuis
longtemps au presbytère la moindre réparation ; il est en
très mauvais état ; les murs doivent être
crépis en plâtre ; le sol de la salle à manger et
du corridor doit être carrelé ; les murs latéraux
du corridor doivent aussi être plâtrés. La grande
chambre du 1er étage, où se trouvent deux lits, doit
aussi être séparée en deux par une cloison et la
cheminée réparée, ainsi que celle de la salle
à manger où on ne peut faire du feu à cause de la
fumée. Le devis de Blaise Vidal, de Rennes,
s'élève à 288,81 F. Il est approuvé ; mais
on demandera 188 F au sous-préfet, la commune ne pouvant payer
que 100 F.
16 mars 1879
Le maire Tisseyre propose un devis des réparations projetées au presbytère et à
l'église où il faut construire une sacristie : presbytère, 2 046,66 F. Eglise, 2 797,97
F. Sacristie, 3 345,98 F. Total : 8 190,61F. La commune foumira en terrain, joumées et
matériaux pour la sacristie 4 427,50 F. Pour le reste, on sollicitera le ministère des
Cultes.
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