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Chevalier du Christ -
Les
ordres religieux-militaires au Moyen Âge -
Alain Demurger Comment
christianiser la guerre? Comment s'assurer un corps de
Chevaliers du Christ soldats disposé à remplir fidèlement et de manière
permanente la défense de la chrétienté et sa mission de lutte contre
«l'Infidèle»?
À ces deux questions,
la chrétienté médiévale a répondu en créant, non sans quelques
résistances, des institutions originales : les ordres
religieux-militaires. Des hybrides, des «monstres» selon l'expression
d'Isaac de l'Étoile, vivant comme des moines selon une règle, celle de
saint Benoît ou celle de saint Augustin, sans pourtant en être tout à
fait, agissant comme des chevaliers, non pas à l'image de ceux de cette
caste aristocratique toujours prête à en découdre, ces chevaliers du
siècle vilipendés par saint Bernard, mais des chevaliers du Christ,
«revêtus de l'armure de fer et de l'armure de la foi». La Reconquista,
les croisades ont favorisé l'expansion de ces ordres en Terre sainte,
en Espagne et sur les rives de la Baltique. Avec l'affirmation des
monarchies face au pouvoir pontifical, la méfiance grandissante des
monarques à l'égard de ces puissances militaires devenues parfois de
véritables États, la substitution progressive du thème de la mission à
celui de la guerre, les ordres religieux-militaires perdent peu à peu
de leur vitalité et sont acculés à la reconversion caritative. Alors
naissent les légendes et les rumeurs auxquelles l'historien aujourd'hui
fait un sort en rendant justice, dans une belle synthèse, à ces témoins
éclatants de l'imagination institutionnelle des gens du Moyen Âge.
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 21,95 € |
Jacques De Molay - Le crépuscules des templiers
Alain Demurger Chacun
connaît la fin tragique de cet ordre religieux militaire fondé au XIIe
siècle, l'un des plus puissants d'Occident, dont le procès, intenté en
1307 par Philippe le Bel, a alimenté depuis lors bien des controverses
et des légendes. Mais on retient moins peut-être le nom du dernier
grand maître du Temple, Jacques de Molay (v. 1244-1314), qui devait
périr dans les flammes du bûcher pour avoir refusé de renier son ordre.
A dire vrai, l'homme, originaire de la Comté de Bourgogne, ne
fait guère parler de lui tout au long d'une carrière discrète en
Orient. Son élection à la tête du Temple en 1292 le confronte à la
perte des États latins après la prise d'Acre par les Mamelouks. Replié
sur l'île de Chypre, il ne cessera dès lors de vouloir reconquérir
Jérusalem. Le grand rêve prendra fin avec l'échec de l'alliance
mongole. Convoqué en France par le pape Clément V pour y discuter de la
croisade et de la fusion entre Temple et Hôpital, Molay se retrouvera
pris au piège d'une machination ourdie par le roi de France qui le
dépasse et qui portera à son ordre un coup fatal. Luttant
contre un manque cruel de documents, Alain Demurger a su redonner vie
au parcours de cet homme mystérieux, mais non sans caractère et
ambition, souvent mal jugé par la postérité. Modifiant au passage
quelques dates et données considérées jusqu'alors comme établies, il
évalue aussi dans une enquête passionnante sa part de responsabilité
dans la condamnation du Temple et les véritables motifs de celle-ci.
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Réalisation
- (c) Atelier Empreinte 2003-2005 |